Ukraine: les cours à la hausse des céréales vont peser sur un contexte déjà inflationniste

La guerre en Ukraine fait flamber les prix de certaines matières premières. Le gaz a atteint un nouveau record historique ce vendredi en Europe, le pétrole s'est envolé aussi. Et l'alimentaire n'est pas en reste. Le blé est proche des 400 euros la tonne alors qu'elle était à 280 euros avant le début du conflit armé.



À court terme, les cours devraient encore grimper. C'est du moins ce qu'anticipait Jean-François Loiseau, le président d'Intercéréales. La raison est simple : l'Ukraine et la Russie assurent 30% du commerce mondial de blé.
 
Il y aura donc une forte demande dans certains pays clients, en particulier, au Maghreb, au Proche et Moyen-Orient. Leurs réserves sont plus ou moins importantes : neuf mois en Egypte selon le gouvernement, un mois et demi au Liban selon les importateurs.
 
Alors, la peur de manquer pousse certains clients à anticiper les achats et fait grimper les prix.
 
Cette inflation elle-même, n'est pas sans poser de problèmes. Le Programme alimentaire mondial craint que cela n'érode la sécurité alimentaire de millions de personnes. Cela pourrait par exemple aggraver la crise alimentaire au Yémen. L'inflation va aussi rogner le budget du PAM. L'agence de l'ONU prévoit un surcoût de 60 à 75 millions de dollars par mois pour ses dépenses opérationnelles.

RFI

Dimanche 6 Mars 2022 11:01


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