La sono à plein volume cache mal la réalité du terrain. Très peu de personnes se sont déplacées avenue Bourguiba pour commémorer les onze ans de la révolution. Aux abords du théâtre municipal, quelques grappes de partisans du président Kaïs Saïed agitent des drapeaux et des pancartes : « Le 17 décembre 2010 est une date qui restera dans les annales. Le monde entier a entendu parler de notre révolution à ce moment-là. Mais le 17 décembre 2010 a été volé par des groupes qui avaient intérêt à le faire. »
La révolution tunisienne aurait été prise en otage pendant ces onze années et Kaïs Saïed se chargerait de rétablir cette injustice. C’est le discours traditionnel des partisans du président tunisien.
Sit-in des opposants
À l’autre bout de l’avenue, à bonne distance du premier groupe, une deuxième manifestation. Celle des détracteurs du président qui crient à la dictature et au coup d’État. À la tribune, Samira Chaouachi, la vice-présidente du parlement tunisien, désormais suspendu : « On ne permettra pas à Kaïs Saïed de voler notre révolution. On ne le laissera pas voler notre État. Il n’aura pas notre dignité. On lui barrera la route. À bas le coup d’État, à bas le coup d’État ! »
Les opposants au président ont poursuivi par un sit-in sur l’avenue Bourguiba pour signifier leur opposition à celui qui détient désormais tous les pouvoirs.
La révolution tunisienne aurait été prise en otage pendant ces onze années et Kaïs Saïed se chargerait de rétablir cette injustice. C’est le discours traditionnel des partisans du président tunisien.
Sit-in des opposants
À l’autre bout de l’avenue, à bonne distance du premier groupe, une deuxième manifestation. Celle des détracteurs du président qui crient à la dictature et au coup d’État. À la tribune, Samira Chaouachi, la vice-présidente du parlement tunisien, désormais suspendu : « On ne permettra pas à Kaïs Saïed de voler notre révolution. On ne le laissera pas voler notre État. Il n’aura pas notre dignité. On lui barrera la route. À bas le coup d’État, à bas le coup d’État ! »
Les opposants au président ont poursuivi par un sit-in sur l’avenue Bourguiba pour signifier leur opposition à celui qui détient désormais tous les pouvoirs.