Une dizaine d’associations et mouvements estudiantins listent leurs maux



Le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp) a tenu une conférence de presse ce jeudi dans son siège en présence d’une dizaine d'associations. Le front se fixe toujours comme objectif, rendre plus visible les souffrances des Sénégalais. Guy Marius Sagna et ses camarades se disent « déterminés à aider » ces associations qui ont listé une kyrielle de doléances.
 
« Ils sont tous victimes du système actuel », lance Guy Maris Sagna, un des dirigeants du mouvement. Les porte-paroles et représentants ont dénoncé l'injustice dont ils sont victimes. C'est l'exemple de l'association des étudiants de l'Uvs promo6 qui dénonce la privatisation des universités publiques et le  non-respect des critères de sélection.
 
« Nous les étudiants promo 6 de l'UVS, il nous a fallu 4 ans pour une licence qui devait se faire normalement en 3 ans. Vous vous rendez compte que cette année sur 3000 étudiants seuls, les 1000 ont été sélectionnés. Avec pour motifs ils n'ont pas assez de formateurs, pourtant ils ont assez de places pour les étudiants qui payent (étudiants en formation professionnel dans la même université) », déclare Serigne Touba Mbacké, porte-parole.
 
« Nous allons lancer une action en justice pour non-respect des lois de la LMD » dit-il. Les étudiants de l'UVS sont loin d'être seuls dans cette conférence. Il y avait ceux de l'université du sahel. Ces derniers envisagent aussi une mobilisation.
 
« Nous vivons une situation déplorable, l'université du sahel refuge de nous donner nos diplômes. Pour cause l'Etat n'a pas respecté ses engagements. Il doit à l’université 200 millions FCFA. On ne peut ni travailler, ni poursuivre nos études à l'étranger sans le diplôme », affirme Mariam Sarr, porte-parole de l'association.
 
Hormis le système éducatif, l’Associations des Professionnels de la Pêche Industrielle présente, sur les lieux, a lancé un appel direct au ministre de l'Industrie pour mettre un arrêt sur les difficiles conditions de travail.
 
« Nos salaires sont ratifiés en 2018, les navigateurs travail 20 heures par jour sans heures supplémentaires. En 25 ans de travail, il  n y a eu que 20.000 FCFA d’augmentation. Pour la  CTTP (les vendeurs de goudrons pour les routes), on déplore les 20 ans de dettes non payées par Frank de Vargas, directeur général de l’entreprise. Nous n’avons pas de indemnité de logements et on nous doit 500 millions d'arriérés avec des poursuites judiciaires sans suite », a déclaré Elimane Abdoul Kane.
 
Quant à l'association des handicapés diplômés du Sénégal, ils se disent être oubliés par l'Etat. «Les handicapées sont tous souffrants dans tous les secteurs. Le nombre de handicapées ayant des diplômes ne dépasse pas 15%. L'Etat nous a totalement oubliés dans tous ses projets. On est là diplômés jusqu'aux dents et tous en chômage », regrettent-ils.
 
L’association des Villages impactés par l'université du Sine Saloum est très en colère. « Nous ne sommes pas contre l'université. Mais contre cet acharnement sur les terres de sine Saloum. Les autorités avaient demandé 50 hectares pour une université qui devrait être à l'image de celle de Dakar avec toutes les facultés possibles. Figurez-vous que Sine-Saloum n'a qu’une seule faculté. Et ils l'ont construite sur 300hectares. La nourriture est assurée par l'agriculture dans le Saloum. Ils nous ont tués en prenant nos terres. On ne peut pas le concevoir. L'année dernière aucun de ces villages n'a récolté. Nous avons détruits les murs et ce n'est que le début de la lutte. Ils vont marcher sur nos cadavres pour transformer nos terres en immeuble dans l'avenir ».
 
L’Union des éleveurs de Porcs Malicounda n'a pas manqué la rencontre. Une des associations dénommée « Soukalicom de Malicounda » livre : « Depuis une décennie, le maire ne répond pas à nos revendications. Nous lui avons sollicité une réserve pour les porcs. On note un manque de considération pour la filière. Car, en  2018 Maguette Sène avait inauguré le foirail initial pour les chèvres et moutons pourquoi pas un autre pour les porcs. Une inégalité totale vis-à-vis des deux religions ».
 

Aissatou DIENE (stagiaire)

Vendredi 10 Février 2023 08:58


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