Le tandem au pouvoir depuis mars 2024 a finalement explosé le vendredi 22 mai. Le président Bassirou Diomaye Faye a limogé son Premier ministre Ousmane Sonko, mettant ainsi fin à leur duo.
Désormais, Bassirou Diomaye Faye va devoir composer avec le PASTEF, majoritaire à l'Assemblée nationale. Le professeur Maurice Soudieck Dione, agrégé de science politique à l'université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB), a rappelé les mécanismes qui s'offrent au chef de l'État.
« Maintenant, il va falloir que chacun trouve des stratégies pertinentes pour pouvoir exister et évoluer dans l'espace politique. Parce qu'à la vérité, le président a beaucoup de ressources. L'essentiel des pouvoirs sont entre les mains du président de la République. Nous avons un régime très présidentialiste », a confié le Pr Dione sur les ondes de RFI.
« Et aujourd'hui, il y a naturellement aussi des mécanismes de régime parlementaire qui peuvent fonctionner à l'avantage de l'ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Et tout cela avec des échéances électorales qui arrivent bientôt : les élections locales en 2027 et ensuite la présidentielle de 2029 », a poursuivi l'agrégé de science politique.
« Donc le danger, c'est qu'on risque d'être dans des conflits politiques, dans une guerre au sommet, ou en tout cas une guerre des pouvoirs, une guerre des majorités présidentielle d'un côté et parlementaire de l'autre. Et tout cela peut avoir des conséquences préjudiciables à la bonne marche des affaires publiques », a conclu Maurice Soudieck Dione.
Désormais, Bassirou Diomaye Faye va devoir composer avec le PASTEF, majoritaire à l'Assemblée nationale. Le professeur Maurice Soudieck Dione, agrégé de science politique à l'université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB), a rappelé les mécanismes qui s'offrent au chef de l'État.
« Maintenant, il va falloir que chacun trouve des stratégies pertinentes pour pouvoir exister et évoluer dans l'espace politique. Parce qu'à la vérité, le président a beaucoup de ressources. L'essentiel des pouvoirs sont entre les mains du président de la République. Nous avons un régime très présidentialiste », a confié le Pr Dione sur les ondes de RFI.
« Et aujourd'hui, il y a naturellement aussi des mécanismes de régime parlementaire qui peuvent fonctionner à l'avantage de l'ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Et tout cela avec des échéances électorales qui arrivent bientôt : les élections locales en 2027 et ensuite la présidentielle de 2029 », a poursuivi l'agrégé de science politique.
« Donc le danger, c'est qu'on risque d'être dans des conflits politiques, dans une guerre au sommet, ou en tout cas une guerre des pouvoirs, une guerre des majorités présidentielle d'un côté et parlementaire de l'autre. Et tout cela peut avoir des conséquences préjudiciables à la bonne marche des affaires publiques », a conclu Maurice Soudieck Dione.