Sandaga et Pétersen battent aux rythmes de Noël. Les commerçants y rivalisent d’offres pour attirer les clients. En cette veille de fête, l’heure est aux promotions, aux soldes et aux décors de fête. Le sapin (en plastique) visible partout, les jeux de lumières illuminent les tables bien remplis de jouets. Le tout sous la supervision du « Père du Noël » accroché presque partout.
Marchand ambulant sur l’Avenue Lamine Gueye, M. Cissé n’affiche pas encore le sourire. Il soutient qu’actuellement la vente de jouets ne marche pas très bien du fait de la rareté des clients. « Les clients viennent de moins en moins. Nous pouvons rester du matin au soir et ne vendre que deux (3) ou trois (3) jouets, parfois même rien. Nous rentrons chez nous bredouille. Ce qui montre que les temps sont durs. On avait l’habitude à pareille heure, d’épuiser toutes nos marchandises », déclare-t-il, non sans préciser qu’il espère que « la situation va changer d’ici le jour de la fête ».
Notant une baisse de son chiffre d’affaires par rapport aux années précédentes, M. Cissé indique qu’il « gagnait beaucoup plus avant l’ouverture de la Foire Internationale de Dakar (FIDAK) ». Selon ses propres termes, « tout devient difficile dans la mesure où certains préfèrent aller à la foire pour acheter des jouets que de venir au marché ».
La quarantaine révolue, le marchand ambulant, vêtu d’un pantalon de couleur noir assorti d’un Lacoste beige, déplore également « le comportement de certains boutiquiers qui gâchent leur marché en vendant en retour leurs produits en détail ». « Nous ne vendons presque plus rien car les boutiquiers sont en train de détourner le marché. Ils vendent aussi en détails alors qu’ils sont des grossistes. Et, les gens préfèrent aller directement vers eux pour se procurer des jouets. Ils vendent les jouets au même prix du coup la situation devient plus difficile pour nous », explique M. Cissé.
Serigne Cheikh abonde dans le même sens. Il faut dire que l’ouverture de la FIDAK n’arrange pas les affaires du marchand qui gagnait jusqu’à 5.000 F CFA par jour. « La vente est un peu bloquée à cause de l’ouverture de la foire internationale. Beaucoup de parents s’empressent d’aller à la foire pour acheter des jouets à leurs enfants », souligne-t-il. Avant d’ajouter : « En plus, les clients viennent acheter de moins en moins. Je vends plus les guirlandes sapin de noël, des jeux de lumières ainsi que des jouets. Les prix varient de 500 à 2000 francs CFA. Tout dépend de la qualité requise par les clients », affirme-t-il. Pis, « la rareté des clients se justifie par la cherté de la vie étant donné que les gens n’ont pas d’argent pour acheter des jouets, les temps sont difficiles», dit-il.
Serigne qui s’en remet à Dieu, garde l’espoir de voir des clients d’ici le 24 décembre.
Assise sur un tabouret, Fatou Nging explique que « si la vente ne donne pas de résultats, c’est parce que le marché des jouets est envahi. Et, tout le monde veut vendre la même chose ». La vendeuse est préoccupée.
En plein marchandage pour acheter des jouets « Poupées et robots » pour sa nièce et son neveu, Laurentine Mendy juge les coûts un peu chers. « Les vendeurs doivent revoir leurs prix pour que ceux qui ont des revenus moyens puissent eux aussi offrir des cadeaux à leur progéniture », formule-t-elle, sourire aux lèvres. Habillée en boubou traditionnelle, foulard noué sur la tête, elle informe qu’elle dépense jusqu’à 30 000 F Cfa pour l’achat de cadeaux de Noël.
Un Noel pour toutes les communautés religieuses
Fatouma BA, maman d’une fille de trois (3) ans, n’est pas en reste. Trouvée à Petersen en train de marchander une poupée Barbie, elle est en plein dans les préparatifs. «Il n’y a pas de fêtes réservées seulement aux musulmans ou aux chrétiens au Sénégal, parce qu’on est tous de la même famille», tient-elle à préciser. Ignorant le sens de la fête de la Nativité, elle informe qu’elle veut juste faire plaisir à son enfant. « Si j’achète un cadeau à ma fille, c’est parce que je ne veux pas qu’elle pleure en voyant les jouets des autres enfants. Même si c’est très difficile financièrement, on est obligé d’en acheter pour faire plaisir à nos enfants », avance-t-elle.
La fête de Noël est un moment de partage entre membres d’une famille et les amis. Elle marque la célébration de la naissance du Christ.
Marchand ambulant sur l’Avenue Lamine Gueye, M. Cissé n’affiche pas encore le sourire. Il soutient qu’actuellement la vente de jouets ne marche pas très bien du fait de la rareté des clients. « Les clients viennent de moins en moins. Nous pouvons rester du matin au soir et ne vendre que deux (3) ou trois (3) jouets, parfois même rien. Nous rentrons chez nous bredouille. Ce qui montre que les temps sont durs. On avait l’habitude à pareille heure, d’épuiser toutes nos marchandises », déclare-t-il, non sans préciser qu’il espère que « la situation va changer d’ici le jour de la fête ».
Notant une baisse de son chiffre d’affaires par rapport aux années précédentes, M. Cissé indique qu’il « gagnait beaucoup plus avant l’ouverture de la Foire Internationale de Dakar (FIDAK) ». Selon ses propres termes, « tout devient difficile dans la mesure où certains préfèrent aller à la foire pour acheter des jouets que de venir au marché ».
La quarantaine révolue, le marchand ambulant, vêtu d’un pantalon de couleur noir assorti d’un Lacoste beige, déplore également « le comportement de certains boutiquiers qui gâchent leur marché en vendant en retour leurs produits en détail ». « Nous ne vendons presque plus rien car les boutiquiers sont en train de détourner le marché. Ils vendent aussi en détails alors qu’ils sont des grossistes. Et, les gens préfèrent aller directement vers eux pour se procurer des jouets. Ils vendent les jouets au même prix du coup la situation devient plus difficile pour nous », explique M. Cissé.
Serigne Cheikh abonde dans le même sens. Il faut dire que l’ouverture de la FIDAK n’arrange pas les affaires du marchand qui gagnait jusqu’à 5.000 F CFA par jour. « La vente est un peu bloquée à cause de l’ouverture de la foire internationale. Beaucoup de parents s’empressent d’aller à la foire pour acheter des jouets à leurs enfants », souligne-t-il. Avant d’ajouter : « En plus, les clients viennent acheter de moins en moins. Je vends plus les guirlandes sapin de noël, des jeux de lumières ainsi que des jouets. Les prix varient de 500 à 2000 francs CFA. Tout dépend de la qualité requise par les clients », affirme-t-il. Pis, « la rareté des clients se justifie par la cherté de la vie étant donné que les gens n’ont pas d’argent pour acheter des jouets, les temps sont difficiles», dit-il.
Serigne qui s’en remet à Dieu, garde l’espoir de voir des clients d’ici le 24 décembre.
Assise sur un tabouret, Fatou Nging explique que « si la vente ne donne pas de résultats, c’est parce que le marché des jouets est envahi. Et, tout le monde veut vendre la même chose ». La vendeuse est préoccupée.
En plein marchandage pour acheter des jouets « Poupées et robots » pour sa nièce et son neveu, Laurentine Mendy juge les coûts un peu chers. « Les vendeurs doivent revoir leurs prix pour que ceux qui ont des revenus moyens puissent eux aussi offrir des cadeaux à leur progéniture », formule-t-elle, sourire aux lèvres. Habillée en boubou traditionnelle, foulard noué sur la tête, elle informe qu’elle dépense jusqu’à 30 000 F Cfa pour l’achat de cadeaux de Noël.
Un Noel pour toutes les communautés religieuses
Fatouma BA, maman d’une fille de trois (3) ans, n’est pas en reste. Trouvée à Petersen en train de marchander une poupée Barbie, elle est en plein dans les préparatifs. «Il n’y a pas de fêtes réservées seulement aux musulmans ou aux chrétiens au Sénégal, parce qu’on est tous de la même famille», tient-elle à préciser. Ignorant le sens de la fête de la Nativité, elle informe qu’elle veut juste faire plaisir à son enfant. « Si j’achète un cadeau à ma fille, c’est parce que je ne veux pas qu’elle pleure en voyant les jouets des autres enfants. Même si c’est très difficile financièrement, on est obligé d’en acheter pour faire plaisir à nos enfants », avance-t-elle.
La fête de Noël est un moment de partage entre membres d’une famille et les amis. Elle marque la célébration de la naissance du Christ.