Venezuela : Maduro fait de la violence un thème de campagne

Au Venezuela, la campagne pour l'élections présidentielle est lancée. Une bataille est engagée entre deux candidats. L’un, Nicolas Maduro, dauphin du président Hugo Chavez, se réclame de la révolution bolivarienne et entend poursuivre son chemin. L’autre, Henrique Capriles, qui avait remporté 45 % des voix contre Chavez en octobre dernier, dénonce les mensonges de son rival et dit vouloir rassembler les Vénézuéliens. Mais ce qui est au cœur des préoccupations de la population, au jour le jour, c’est le niveau de violence et de criminalité. Selon l’Observatoire de la violence, près de 22 000 personnes sont mortes à cause de la violence au Venezuela en 2012. Selon cet organisme il faudrait une véritable politique publique et une volonté politique.



Nicolas Maduro veut faire de la violence un thème de campagne.
A Petare, une vaste zone urbaine à flanc de collines, la violence est quotidienne, comme dans beaucoup de quartiers de Caracas.
« Près de chez moi il y a beaucoup d’insécurité, déplore une femme. C’est une des choses qu’on voudrait changer, que tout soit comme avant, qu’il n’y ait pas tant de délinquance, il y a aussi beaucoup de drogue, et les deux sont liées vous savez… »
Natalia vit dans l'un des 500 quartiers de Petare, où son mari avait une échoppe. Mais il y a un an et demi, en rentrant un soir, « on l’a tué pour le voler. » « Maintenant je suis seule avec mes filles, dit-elle. Et je ne me sens pas sécurité. Tous les jours ils tuent des parents, des mères perdent leurs enfants, il y a chaque jour plus de cas de jeunes qui sont tués, ou blessés. L’homme qui a tué mon mari court toujours, il n’y a pas de justice ».
Le père Renaud vit à Petare depuis 45 ans, il a vu les progrès de certaines mesures du gouvernement mais pas sur la lutte contre la violence. « Chavez n'a pas attaqué de front la violence, affirme-t-il. Il n’en a pas eu suffisamment conscience ».
Lorsqu’il a enregistré sa candidature au Conseil électoral, Nicolas Maduro a appelé les Vénézuéliens à l’aider à lutter contre la violence. Mais les discours contre la violence et la délinquance sont aussi utilisés comme des instruments politiques par l’un et l’autre camp.

Source : Rfi.fr

Dépéche

Mercredi 13 Mars 2013 10:10


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