C’est un coup de gueule qui en dit long sur les difficultés rencontrées par les usagers du transport aérien intérieur au Sénégal. Un passager, qui devait effectuer une mission officielle à Ziguinchor, a fustigé les conditions dans lesquelles s’est déroulé son voyage, aussi bien à l’aller qu’au retour.
Selon lui, le mercredi 12 août 2026, le vol Transair R2 21-13 était programmé à 15 heures à destination de Ziguinchor. Mais ce qui devait être un simple vol domestique s’est rapidement transformé en parcours du combattant.
« Nous n’avons pu décoller de Dakar qu’à minuit, pour atterrir non pas à Ziguinchor, mais au Cap Skirring à 00h30. Et vous imaginez la suite : rallier Cap Skirring à Ziguinchor, nous ne sommes arrivés à destination qu'à 4 heures du matin », raconte le passager.
Une situation d’autant plus dramatique que plusieurs passagers avaient des obligations urgentes. « Des tantes qui devaient assister au décès de leur neveu à Bignona n’ont rejoint Ziguinchor qu’à 4 heures du matin », témoigne-t-il, déplorant que des personnes en mission pour la République se soient retrouvées à cette heure tardive à l’intérieur de la région.
Mieux encore, dit-il, pendant toute la longue attente à l’aéroport international Blaise Diagne, aucune information n’a été communiquée aux passagers. « Aucune collation, même pas une bouteille d’eau alors que certains passagers étaient présents dès 7 ou 8 heures du matin, sachant qu'un vol à 15 heures impose d'arriver au moins à midi. », s’insurge le passager.
« Rien n’y fit. C’est un manque de respect flagrant à notre égard », martèle-t-il.
Retour : même scénario, même incertitude
Le vendredi 14 août, le passager devait quitter Ziguinchor à 16h15. Mais au moment de son témoignage, à 18h33, aucun avion n’avait encore quitté Dakar. « Le vol Transair Sénégal Air 221-14 est toujours cloué au sol. Quelles sont les raisons ? On ne sait pas. Aucune information ne nous est donnée », déplore-t-il.
Et de craindre un nouveau scénario catastrophe : « On vient de nous annoncer que nous risquons de revivre la même situation : un détour par Cap Skirring et un nouveau chemin de croix. Sans doute encore le même scénario, à minuit, ou peut-être même pas de vol du tout ».
Appel aux autorités
Au-delà de sa propre mésaventure, le passager interpelle l’ensemble des acteurs du secteur : Transair, l’AIBD, l’ANACIM, le ministère en charge des transports aériens.
« On ne peut pas émettre des billets d’avion, laisser des personnes se rendre dans des lieux publics comme nos aéroports, sans que les compagnies ne respectent aucune obligation. Ce n’est pas normal », tonne-t-il, rappelant que les passagers paient leurs billets « au prix de gros sacrifices ».
Le ton monte encore lorsque le passager évoque l’image renvoyée par le pays : « Vraiment, je suis très déçu de ce Sénégal, de cette face hideuse de notre pays que nous n’aurions jamais voulu partager avec le reste du monde ».
Il conclut avec un message adressé aux plus hautes autorités : « Chères autorités, réagissez face à cette situation ! Chacun, dans son domaine, prenez vos responsabilités. Faites respecter les choses avec la plus grande rigueur. Nous sommes très déçus ».
Selon lui, le mercredi 12 août 2026, le vol Transair R2 21-13 était programmé à 15 heures à destination de Ziguinchor. Mais ce qui devait être un simple vol domestique s’est rapidement transformé en parcours du combattant.
« Nous n’avons pu décoller de Dakar qu’à minuit, pour atterrir non pas à Ziguinchor, mais au Cap Skirring à 00h30. Et vous imaginez la suite : rallier Cap Skirring à Ziguinchor, nous ne sommes arrivés à destination qu'à 4 heures du matin », raconte le passager.
Une situation d’autant plus dramatique que plusieurs passagers avaient des obligations urgentes. « Des tantes qui devaient assister au décès de leur neveu à Bignona n’ont rejoint Ziguinchor qu’à 4 heures du matin », témoigne-t-il, déplorant que des personnes en mission pour la République se soient retrouvées à cette heure tardive à l’intérieur de la région.
Mieux encore, dit-il, pendant toute la longue attente à l’aéroport international Blaise Diagne, aucune information n’a été communiquée aux passagers. « Aucune collation, même pas une bouteille d’eau alors que certains passagers étaient présents dès 7 ou 8 heures du matin, sachant qu'un vol à 15 heures impose d'arriver au moins à midi. », s’insurge le passager.
« Rien n’y fit. C’est un manque de respect flagrant à notre égard », martèle-t-il.
Retour : même scénario, même incertitude
Le vendredi 14 août, le passager devait quitter Ziguinchor à 16h15. Mais au moment de son témoignage, à 18h33, aucun avion n’avait encore quitté Dakar. « Le vol Transair Sénégal Air 221-14 est toujours cloué au sol. Quelles sont les raisons ? On ne sait pas. Aucune information ne nous est donnée », déplore-t-il.
Et de craindre un nouveau scénario catastrophe : « On vient de nous annoncer que nous risquons de revivre la même situation : un détour par Cap Skirring et un nouveau chemin de croix. Sans doute encore le même scénario, à minuit, ou peut-être même pas de vol du tout ».
Appel aux autorités
Au-delà de sa propre mésaventure, le passager interpelle l’ensemble des acteurs du secteur : Transair, l’AIBD, l’ANACIM, le ministère en charge des transports aériens.
« On ne peut pas émettre des billets d’avion, laisser des personnes se rendre dans des lieux publics comme nos aéroports, sans que les compagnies ne respectent aucune obligation. Ce n’est pas normal », tonne-t-il, rappelant que les passagers paient leurs billets « au prix de gros sacrifices ».
Le ton monte encore lorsque le passager évoque l’image renvoyée par le pays : « Vraiment, je suis très déçu de ce Sénégal, de cette face hideuse de notre pays que nous n’aurions jamais voulu partager avec le reste du monde ».
Il conclut avec un message adressé aux plus hautes autorités : « Chères autorités, réagissez face à cette situation ! Chacun, dans son domaine, prenez vos responsabilités. Faites respecter les choses avec la plus grande rigueur. Nous sommes très déçus ».