La pandémie de Covid-19 a bouleversé la vie de millions d'Africains... Difficile ou impossible parfois de sortir, d'aller travailler, de trouver à manger ; plus d'effusions, de serrages de mains, d'embrassades ; moins de contacts sociaux donc... Et des conséquences économiques qui impactent directement le portefeuille.
Exemple en RDC, où l'on assiste à une « flambée des prix sur les marchés de Kinshasa » ; c'est le grand titre du bi-hebdomadaire Le Nouvel Observateur. « Cette hausse des prix, surtout des produits de premières nécessités, est visible depuis fin mars, note le journal, lorsque le Gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a pris la décision de confiner toute la ville province pour éviter la propagation du virus. » Conséquence : la capitale s'est retrouvée isolée des provinces du Kongo central et du Bandundu qui la fournissent en denrées alimentaires. « À cela, poursuit Le Nouvel Observateur, il faut ajouter les tracasseries policières sur la nationale numéro un. »
Au chômage...
Autre impact de la pandémie : la quasi-mise à l'arrêt de certaines professions. Exemple : les coiffeurs et coiffeuses de Ouagadougou au Burkina Faso... « Habituellement, note L'Observateur Paalga, les salons de coiffure sont bondés (…). Désormais, le constat est tout autre. Zéro client par endroit, un à deux par-ci, par-là. Certains coiffeurs ont même choisi de fermer carrément boutique jugeant trop difficile de respecter les consignes du ministère de la Santé, au nombre desquelles figurent le port du masque et la distanciation d’un mètre. »
En effet, comment coiffer ou couper les cheveux en respectant la distance de sécurité ? Et du côté des clients, c'est l'appréhension qui domine, note encore L'Observateur Paalga, telle cette étudiante « qui avait pour habitude de se faire tresser au moins une fois dans le mois. Elle a décidé de changer cette habitude : 'Tant que la maladie existera au Burkina, je me contenterai de porter des perruques, affirme-t-elle ; car j’ai vraiment peur'. »
Scandale alimentaire au Sénégal ?
On revient au secteur alimentaire, avec des interrogations et même des scandales. C'est le cas au Sénégal, s'il faut en croire le quotidien Walf Quotidien qui fait état ce matin en Une de « forts soupçons de deals dans le business » d'achat et de distribution de vivres par les pouvoirs publics. « On risque d’assister à un Covidgate au Sénégal, s'exclame le journal. En effet, l’achat et la distribution par l'Etat de l’aide alimentaire sont truffés de bizarreries en amont et en aval », affirme-t-il. Avec par exemple « l'octroi à deux entreprises appartenant à une même personne de deux marchés de 18 milliards de FCFA. » Walf Quotidien n'hésite pas à parler de « népotisme, concussions, tours de passe-passe et autres passe-droits, avec de réels risques de détournement de deniers publics et de pillage des biens de la nation. »
« Aucun pays africain ne sera épargné par la crise »
Enfin, sur un plan global, le choc économique de la pandémie de Covid-19 sera rude pour l'Afrique... C'est ce qu'affirme le directeur Afrique du FMI, l'éthiopien Abebe Aemro Selassie dans un entretien au Monde Afrique. « L’année 2020 s’annonce terrible pour l’économie de la région, dit-il. Nous prévoyons une contraction d’environ 1,5 % du PIB des pays d’Afrique subsaharienne, même si de nombreuses incertitudes demeurent. Néanmoins, il y a deux éléments frappants dans la situation actuelle, pointe le directeur Afrique du FMI. Cette fois-ci, aucun pays africain ne sera épargné par la crise. Et c’est une différence majeure avec la crise financière de 2009, quand les pays de la région étaient moins intégrés à l’économie mondiale de marché. Ensuite, poursuit Abebe Aemro Selassie, les chocs économiques, internes et externes, sont multiples et plus graves. Les marchés financiers ne sont plus accessibles pour les pays africains et le cours des matières premières a chuté, ce qui va particulièrement frapper les pays exportateurs de pétrole. L’arrêt du tourisme va également durement affecter des îles comme les Seychelles, Maurice ou le Cap-Vert. Et les mesures de confinement prises par les gouvernements entraînent une rupture de la demande et de la production. »
C'est donc dans ce contexte que l'allègement de la dette dont on parle beaucoup depuis ces derniers jours prend toute son ampleur. « Notre principale inquiétude est de voir les pays de la région perdre leurs acquis de la dernière décennie en matière de développement, conclut le directeur Afrique du FMI. C’est pour cela que nous devons nous assurer que l’Afrique ne retourne pas en arrière. »
Exemple en RDC, où l'on assiste à une « flambée des prix sur les marchés de Kinshasa » ; c'est le grand titre du bi-hebdomadaire Le Nouvel Observateur. « Cette hausse des prix, surtout des produits de premières nécessités, est visible depuis fin mars, note le journal, lorsque le Gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a pris la décision de confiner toute la ville province pour éviter la propagation du virus. » Conséquence : la capitale s'est retrouvée isolée des provinces du Kongo central et du Bandundu qui la fournissent en denrées alimentaires. « À cela, poursuit Le Nouvel Observateur, il faut ajouter les tracasseries policières sur la nationale numéro un. »
Au chômage...
Autre impact de la pandémie : la quasi-mise à l'arrêt de certaines professions. Exemple : les coiffeurs et coiffeuses de Ouagadougou au Burkina Faso... « Habituellement, note L'Observateur Paalga, les salons de coiffure sont bondés (…). Désormais, le constat est tout autre. Zéro client par endroit, un à deux par-ci, par-là. Certains coiffeurs ont même choisi de fermer carrément boutique jugeant trop difficile de respecter les consignes du ministère de la Santé, au nombre desquelles figurent le port du masque et la distanciation d’un mètre. »
En effet, comment coiffer ou couper les cheveux en respectant la distance de sécurité ? Et du côté des clients, c'est l'appréhension qui domine, note encore L'Observateur Paalga, telle cette étudiante « qui avait pour habitude de se faire tresser au moins une fois dans le mois. Elle a décidé de changer cette habitude : 'Tant que la maladie existera au Burkina, je me contenterai de porter des perruques, affirme-t-elle ; car j’ai vraiment peur'. »
Scandale alimentaire au Sénégal ?
On revient au secteur alimentaire, avec des interrogations et même des scandales. C'est le cas au Sénégal, s'il faut en croire le quotidien Walf Quotidien qui fait état ce matin en Une de « forts soupçons de deals dans le business » d'achat et de distribution de vivres par les pouvoirs publics. « On risque d’assister à un Covidgate au Sénégal, s'exclame le journal. En effet, l’achat et la distribution par l'Etat de l’aide alimentaire sont truffés de bizarreries en amont et en aval », affirme-t-il. Avec par exemple « l'octroi à deux entreprises appartenant à une même personne de deux marchés de 18 milliards de FCFA. » Walf Quotidien n'hésite pas à parler de « népotisme, concussions, tours de passe-passe et autres passe-droits, avec de réels risques de détournement de deniers publics et de pillage des biens de la nation. »
« Aucun pays africain ne sera épargné par la crise »
Enfin, sur un plan global, le choc économique de la pandémie de Covid-19 sera rude pour l'Afrique... C'est ce qu'affirme le directeur Afrique du FMI, l'éthiopien Abebe Aemro Selassie dans un entretien au Monde Afrique. « L’année 2020 s’annonce terrible pour l’économie de la région, dit-il. Nous prévoyons une contraction d’environ 1,5 % du PIB des pays d’Afrique subsaharienne, même si de nombreuses incertitudes demeurent. Néanmoins, il y a deux éléments frappants dans la situation actuelle, pointe le directeur Afrique du FMI. Cette fois-ci, aucun pays africain ne sera épargné par la crise. Et c’est une différence majeure avec la crise financière de 2009, quand les pays de la région étaient moins intégrés à l’économie mondiale de marché. Ensuite, poursuit Abebe Aemro Selassie, les chocs économiques, internes et externes, sont multiples et plus graves. Les marchés financiers ne sont plus accessibles pour les pays africains et le cours des matières premières a chuté, ce qui va particulièrement frapper les pays exportateurs de pétrole. L’arrêt du tourisme va également durement affecter des îles comme les Seychelles, Maurice ou le Cap-Vert. Et les mesures de confinement prises par les gouvernements entraînent une rupture de la demande et de la production. »
C'est donc dans ce contexte que l'allègement de la dette dont on parle beaucoup depuis ces derniers jours prend toute son ampleur. « Notre principale inquiétude est de voir les pays de la région perdre leurs acquis de la dernière décennie en matière de développement, conclut le directeur Afrique du FMI. C’est pour cela que nous devons nous assurer que l’Afrique ne retourne pas en arrière. »