Les chiffes de la pandémie ne sont pas aussi effrayants en Afrique qu'aux États-Unis ou en Europe. Mais attention, le virus gagne du terrain un peu plus chaque jour.
Ainsi, pointe L'Indépendant à Bamako, « pour la première fois depuis le début de la pandémie, le Mali, qui a connu ses premiers cas le 25 mars, a enregistré hier son pire bilan journalier de contamination avec 58 cas confirmés en 24 heures. Ce qui porte le bilan total de la pandémie à 482 cas positifs, dont 25 décès et 129 personnes guéries. »
Le district de Bamako est le plus touché, mais, note L'Indépendant, des cas commencent à apparaître dans les régions, notamment à Koulikoro, Mopti, Kayes ou encore Gao.
Pas rassurant...
« Le Sénégal ne fait pas exception, relève pour sa part le quotidien 24 Heures à Dakar. En effet, malgré, les directives du ministère de la Santé et de l’Action sociale aux populations, les mesures d’urgence prises par le gouvernement pour sauver ses filles et fils, le nombre de tests positifs s’accroit de jour en jour. Ce qui n’est guère rassurant, soupire le quotidien sénégalais, quand on sait que le pays n’est pas tellement développé et qu'il ne dispose pas d’assez de moyens. Même si l’on reconnait la qualité du personnel de santé. Au total, pointe 24 Heures, 882 personnes étaient positives au coronavirus au Sénégal, hier mercredi, dont 315 guéries, 9 décès et 557 sous traitement. »
Et 24 Heures de s'interroger : « Aujourd’hui, la solution serait-elle de continuer à augmenter le nombre de tests ? N’est-il pas temps pour le gouvernement et les spécialistes de la santé de penser à d’autres alternatives pour éviter ce qui se passe en Europe, aux États-Unis, ou encore en Chine ? Dans ce combat, qui est une affaire de tous, les communautés très touchées aujourd’hui, ne pourraient-elles pas redoubler d’efforts également en essayant de changer de comportement ? »
Laisser-aller et laisser-faire
Car c'est là où le bât blesse : l'indiscipline de certains... Exemple au Mali, relève le quotidien en ligne Malikilé : « À Bamako, constate le journal, le mois de Ramadan ne s’accommode visiblement pas du couvre-feu instauré par les autorités dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. La mesure montre des signes d’essoufflement, avec des citoyens qui défient progressivement et impunément les restrictions qui leur sont imposées. Ni les horaires ni les proportions d’attroupement ne sont observées. Des mesures foulées au pied, au nez et à la barbe des forces de l’ordre débordées et impuissantes devant cette forme de désobéissance civile. Au demeurant, pointe encore Malikilé, les agents de la circulation routière, en certains endroits, ne se donnent plus la peine d’interpeller les contrevenants, tant la violation du couvre-feu tend à devenir la règle dans la capitale où le confinement nocturne pesait déjà si lourdement sur les habitants avant même le Ramadan. »
Et pourtant, il ne faut rien relâcher, relève Fraternité Matin en Côte d'Ivoire. Frat' Mat' qui se félicite ce jeudi du faible taux de mortalité du Covid-19 dans le pays, un peu plus de 1%, et du fort taux de guérison, un peu plus de 44%. Ce qui fait dire au quotidien abidjanais que « la maladie est sous contrôle », tout en reconnaissant que la pandémie a progressé à un rythme exponentiel en ce mois d'avril, +366%.
« Sans en déduire à tue-tête que la Côte d'Ivoire a dompté la crise sanitaire, on est cependant en droit d'espérer des lendemains meilleurs, affirme le quotidien abidjanais, sauf résurgence subite de la pandémie (...) ou relâchement du respect des mesures barrières par les populations. Comme le dit l'adage, conclut Fraternité Matin, mieux vaut prévenir que guérir. Alors mobilisons-nous contre le Covid-19 ! Appliquons les mesures barrières avec responsabilité et civisme et soumettons-nous aux tests de dépistage. »
« L'intelligence africaine à l'oeuvre »
Enfin, interrogé par Le Point Afrique, le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne, qui enseigne à l'Université de Columbia aux États-Unis, veut rester optimiste : « Pour l'instant, la bonne nouvelle est que le continent n'est pas encore trop touché par la pandémie, affirme-t-il, et je vois déjà des Africains fabriquer des masques ; les élèves de l'École polytechnique de Thiès au Sénégal se lancer dans la fabrication d'un modèle de respirateur qui ne coûtera pas les yeux de la tête, qui devra être ajusté sûrement, mais tout cela parle de pays qui comptent d'abord sur leurs propres forces, relève Souleymane Bachir Diagne, avec la volonté de mettre l'intelligence africaine à l'œuvre. Rien à voir avec une Afrique qui attend tout de l'aide extérieure. »
Ainsi, pointe L'Indépendant à Bamako, « pour la première fois depuis le début de la pandémie, le Mali, qui a connu ses premiers cas le 25 mars, a enregistré hier son pire bilan journalier de contamination avec 58 cas confirmés en 24 heures. Ce qui porte le bilan total de la pandémie à 482 cas positifs, dont 25 décès et 129 personnes guéries. »
Le district de Bamako est le plus touché, mais, note L'Indépendant, des cas commencent à apparaître dans les régions, notamment à Koulikoro, Mopti, Kayes ou encore Gao.
Pas rassurant...
« Le Sénégal ne fait pas exception, relève pour sa part le quotidien 24 Heures à Dakar. En effet, malgré, les directives du ministère de la Santé et de l’Action sociale aux populations, les mesures d’urgence prises par le gouvernement pour sauver ses filles et fils, le nombre de tests positifs s’accroit de jour en jour. Ce qui n’est guère rassurant, soupire le quotidien sénégalais, quand on sait que le pays n’est pas tellement développé et qu'il ne dispose pas d’assez de moyens. Même si l’on reconnait la qualité du personnel de santé. Au total, pointe 24 Heures, 882 personnes étaient positives au coronavirus au Sénégal, hier mercredi, dont 315 guéries, 9 décès et 557 sous traitement. »
Et 24 Heures de s'interroger : « Aujourd’hui, la solution serait-elle de continuer à augmenter le nombre de tests ? N’est-il pas temps pour le gouvernement et les spécialistes de la santé de penser à d’autres alternatives pour éviter ce qui se passe en Europe, aux États-Unis, ou encore en Chine ? Dans ce combat, qui est une affaire de tous, les communautés très touchées aujourd’hui, ne pourraient-elles pas redoubler d’efforts également en essayant de changer de comportement ? »
Laisser-aller et laisser-faire
Car c'est là où le bât blesse : l'indiscipline de certains... Exemple au Mali, relève le quotidien en ligne Malikilé : « À Bamako, constate le journal, le mois de Ramadan ne s’accommode visiblement pas du couvre-feu instauré par les autorités dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. La mesure montre des signes d’essoufflement, avec des citoyens qui défient progressivement et impunément les restrictions qui leur sont imposées. Ni les horaires ni les proportions d’attroupement ne sont observées. Des mesures foulées au pied, au nez et à la barbe des forces de l’ordre débordées et impuissantes devant cette forme de désobéissance civile. Au demeurant, pointe encore Malikilé, les agents de la circulation routière, en certains endroits, ne se donnent plus la peine d’interpeller les contrevenants, tant la violation du couvre-feu tend à devenir la règle dans la capitale où le confinement nocturne pesait déjà si lourdement sur les habitants avant même le Ramadan. »
Et pourtant, il ne faut rien relâcher, relève Fraternité Matin en Côte d'Ivoire. Frat' Mat' qui se félicite ce jeudi du faible taux de mortalité du Covid-19 dans le pays, un peu plus de 1%, et du fort taux de guérison, un peu plus de 44%. Ce qui fait dire au quotidien abidjanais que « la maladie est sous contrôle », tout en reconnaissant que la pandémie a progressé à un rythme exponentiel en ce mois d'avril, +366%.
« Sans en déduire à tue-tête que la Côte d'Ivoire a dompté la crise sanitaire, on est cependant en droit d'espérer des lendemains meilleurs, affirme le quotidien abidjanais, sauf résurgence subite de la pandémie (...) ou relâchement du respect des mesures barrières par les populations. Comme le dit l'adage, conclut Fraternité Matin, mieux vaut prévenir que guérir. Alors mobilisons-nous contre le Covid-19 ! Appliquons les mesures barrières avec responsabilité et civisme et soumettons-nous aux tests de dépistage. »
« L'intelligence africaine à l'oeuvre »
Enfin, interrogé par Le Point Afrique, le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne, qui enseigne à l'Université de Columbia aux États-Unis, veut rester optimiste : « Pour l'instant, la bonne nouvelle est que le continent n'est pas encore trop touché par la pandémie, affirme-t-il, et je vois déjà des Africains fabriquer des masques ; les élèves de l'École polytechnique de Thiès au Sénégal se lancer dans la fabrication d'un modèle de respirateur qui ne coûtera pas les yeux de la tête, qui devra être ajusté sûrement, mais tout cela parle de pays qui comptent d'abord sur leurs propres forces, relève Souleymane Bachir Diagne, avec la volonté de mettre l'intelligence africaine à l'œuvre. Rien à voir avec une Afrique qui attend tout de l'aide extérieure. »