​ 49 000 morts au Sahel : le JNIM responsable de 76 % des décès selon le Centre africain d'études stratégiques



« Avec 9 928 décès recensés au cours de l'année écoulée, le Sahel s'impose comme la région la plus meurtrière d'Afrique », souligne le Centre africain d'études stratégiques.

Cette situation, qui s'inscrit dans une tendance alarmante observée depuis 2022, totalise « près de 49 000 morts imputables à l'extrémisme violent » dans la zone sahélienne ces dernières années.

Au cœur de cette instabilité, « la coalition JNIM, qui regroupe des groupes islamistes militants, est la plus meurtrière de la région, responsable de 76 % de tous les décès ». La sophistication croissante de ses opérations, capables de « perturber des infrastructures clés au Mali et au Burkina Faso », illustre une résilience marquée depuis la formation officielle du groupe en 2017.

L'État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) demeure également une menace majeure, responsable de 19 % des décès régionaux, tout en affichant « le deuxième taux de mortalité civile le plus élevé parmi les groupes islamistes armés du continent ».

Parallèlement, le rapport note que « les forces armées du Mali et du Burkina Faso ainsi que leurs homologues russes continuent d'être liées à un nombre de victimes civiles supérieur » à celui des groupes jihadistes, un facteur qui « contribue au recrutement de militants islamistes ».

Si des efforts de stabilisation ont permis une « baisse de 78 % du nombre de décès au Bénin et au Togo » sur l'année écoulée, la menace reste diffuse.

Le rapport souligne que le suivi de cette crise est toutefois entravé par « les restrictions croissantes imposées  par les juntes militaires au pouvoir » dans les différents pays sahéliens, rendant l'évaluation précise de la situation sécuritaire complexe.

Fodé Bakary Camara

Jeudi 13 Aout 2026 13:34


Dans la même rubrique :