Un ambitieux projet de restauration des mangroves lancé au Sénégal en 2008 est aujourd’hui sous le feu des critiques pour avoir vendu du « carbone fantôme ».
Selon une étude publiée par The Conversation, ce programme, qui visait à séquestrer le dioxyde de carbone via la plantation de millions de jeunes pousses, a souffert d'une « conception défectueuse dès le départ ».
En plantant des arbres dans des vasières salées inadaptées, trop éloignées des zones de marée, le projet a enregistré un taux d'échec massif : « seulement 18,3 % à 20,5 % des mangroves plantées ont survécu ».
Cette méconnaissance des réalités écologiques a mené à une surestimation massive des bénéfices climatiques. L'organisme de certification Verra a validé des crédits carbones en supposant une croissance uniforme sur 10 000 hectares, alors que le taux de mortalité était réel.
Les chercheurs estiment l’écart de stockage à « 168 000 tonnes de CO₂ », soit une valeur marchande potentielle « entre 2 et 7 millions de dollars américains ». En conséquence, les entreprises ayant acheté ces titres compensent des émissions qui, en réalité, « restent dans l'atmosphère ».
Le volet social du projet est également pointé du doigt, les auteurs révélant que « seulement 5 % des 4,4 millions de dollars » destinés à rémunérer les communautés locales ont été versés, tandis que des terres étaient accaparées.
Face à ces dérives, les experts appellent à une réforme radicale de la certification : « pour que les projets de carbone bleu jouent un rôle crédible dans l'action climatique, les données relatives aux émissions de carbone doivent être honnêtes, vérifiées de manière indépendante et fondées sur des données scientifiques solides ».
Selon une étude publiée par The Conversation, ce programme, qui visait à séquestrer le dioxyde de carbone via la plantation de millions de jeunes pousses, a souffert d'une « conception défectueuse dès le départ ».
En plantant des arbres dans des vasières salées inadaptées, trop éloignées des zones de marée, le projet a enregistré un taux d'échec massif : « seulement 18,3 % à 20,5 % des mangroves plantées ont survécu ».
Cette méconnaissance des réalités écologiques a mené à une surestimation massive des bénéfices climatiques. L'organisme de certification Verra a validé des crédits carbones en supposant une croissance uniforme sur 10 000 hectares, alors que le taux de mortalité était réel.
Les chercheurs estiment l’écart de stockage à « 168 000 tonnes de CO₂ », soit une valeur marchande potentielle « entre 2 et 7 millions de dollars américains ». En conséquence, les entreprises ayant acheté ces titres compensent des émissions qui, en réalité, « restent dans l'atmosphère ».
Le volet social du projet est également pointé du doigt, les auteurs révélant que « seulement 5 % des 4,4 millions de dollars » destinés à rémunérer les communautés locales ont été versés, tandis que des terres étaient accaparées.
Face à ces dérives, les experts appellent à une réforme radicale de la certification : « pour que les projets de carbone bleu jouent un rôle crédible dans l'action climatique, les données relatives aux émissions de carbone doivent être honnêtes, vérifiées de manière indépendante et fondées sur des données scientifiques solides ».