Dans une démarche historique, Human Rights Watch a sollicité la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples pour clarifier les obligations des États face à la crise climatique, s'appuyant sur des recherches prouvant que « le changement climatique affecte déjà négativement les communautés en Afrique ». L'organisation souligne l'urgence de politiques nationales pour protéger les populations déplacées, rappelant que « les gouvernements nationaux portent la responsabilité première d'assurer la protection et l'assistance pendant le déplacement ». Cette intervention vise à établir que les omissions étatiques face aux risques climatiques connus « peuvent équivaloir à une violation des droits de la Charte » africaine.
Le rapport met en lumière le calvaire des pêcheurs de Saint-Louis, au Sénégal, relégués sur le site de Khar Yalla, une zone jugée « inappropriée pour l'habitation humaine permanente » par les autorités elles-mêmes. Près de dix ans après les inondations de 2016, ces familles vivent dans un « surpeuplement sévère » sans accès à l'électricité ni aux services de base, une situation où « les eaux septiques et les déchets pénètrent dans les maisons » à chaque saison des pluies. Human Rights Watch fustige l'inaction du gouvernement qui a « violé les droits économiques, sociaux et culturels des familles déplacées », les laissant dans une précarité telle que « les familles sont souvent incapables de mettre de la nourriture sur la table ».
Face à ce constat, l'organisation appelle la Cour à consacrer un « devoir de prévenir les dommages liés au climat » et d'assurer que toute réinstallation soit « nécessaire et proportionnée ». Elle insiste sur le fait que l'adaptation ne doit pas se faire « aux dépens de la protection des droits humains » et nécessite une « consultation et participation significatives des communautés touchées ». Enfin, Human Rights Watch rappelle que la justice climatique repose sur une responsabilité partagée, affirmant que « les États à fortes émissions ont la responsabilité de soutenir les États vulnérables » par le biais de financements et de transferts technologiques.
Le rapport met en lumière le calvaire des pêcheurs de Saint-Louis, au Sénégal, relégués sur le site de Khar Yalla, une zone jugée « inappropriée pour l'habitation humaine permanente » par les autorités elles-mêmes. Près de dix ans après les inondations de 2016, ces familles vivent dans un « surpeuplement sévère » sans accès à l'électricité ni aux services de base, une situation où « les eaux septiques et les déchets pénètrent dans les maisons » à chaque saison des pluies. Human Rights Watch fustige l'inaction du gouvernement qui a « violé les droits économiques, sociaux et culturels des familles déplacées », les laissant dans une précarité telle que « les familles sont souvent incapables de mettre de la nourriture sur la table ».
Face à ce constat, l'organisation appelle la Cour à consacrer un « devoir de prévenir les dommages liés au climat » et d'assurer que toute réinstallation soit « nécessaire et proportionnée ». Elle insiste sur le fait que l'adaptation ne doit pas se faire « aux dépens de la protection des droits humains » et nécessite une « consultation et participation significatives des communautés touchées ». Enfin, Human Rights Watch rappelle que la justice climatique repose sur une responsabilité partagée, affirmant que « les États à fortes émissions ont la responsabilité de soutenir les États vulnérables » par le biais de financements et de transferts technologiques.