Lors du symposium annuel du Gorée Institut, le Dr Cheikh Tidiane Gadio a lancé une mise en garde grave. Selon lui, le monde est déjà entré dans une « Troisième Guerre mondiale des ressources naturelles ». Une déclaration forte, prononcée dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes et de compétition accrue pour l’accès aux richesses stratégiques.
S’exprimant devant un public composé d’acteurs politiques, de jeunes leaders et de membres de la société civile, l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise a dénoncé une dynamique internationale qu’il juge dangereuse et inévitable si aucune réponse collective n’est apportée. « Cette guerre a commencé. Et maintenant, elle est passée à la phase active », a-t-il affirmé.
Selon lui, certaines puissances mondiales n’hésiteront plus à recourir à la force pour sécuriser l’accès aux ressources naturelles essentielles, quitte à contourner les principes démocratiques ou les mécanismes de négociation internationale.
Dans son analyse, les discours sur la démocratie seraient parfois instrumentalisés, tandis que les véritables motivations reposeraient sur des enjeux énergétiques, miniers ou stratégiques.
Le Dr Gadio a particulièrement insisté sur les risques pour le continent africain. Il craint que, dans un futur proche, des puissances étrangères tentent d’occuper ou de contrôler directement certains territoires riches en ressources, sous prétexte de leur sous-exploitation. « Des gens vont revenir en Afrique, occuper un territoire et dire qu’il leur appartient », a-t-il averti.
Cette projection, alarmante, renvoie à l’histoire coloniale du continent et souligne, selon lui, l’urgence pour les États africains de renforcer leur souveraineté et leur capacité à gérer leurs propres richesses.
Le Sahel et la jeunesse au cœur des enjeux
Le symposium, placé sous le thème « Jeunesse et gouvernance inclusive : catalyser la résilience démocratique au Sahel », visait à promouvoir une participation plus active des jeunes dans les processus décisionnels.
Pour le Dr Gadio, cette implication est essentielle pour bâtir des États plus solides, capables de résister aux pressions extérieures et de défendre leurs intérêts stratégiques. Il a ainsi appelé à un sursaut collectif, combinant gouvernance inclusive, unité régionale et vision stratégique à long terme.
L’exemple iranien et la question des civilisations
Interpellé sur les tensions internationales, notamment autour de Iran, l’ancien ministre a souligné la résilience historique de certaines nations. « L’Iran existe depuis plus de 5000 ans (…) ces peuples ont survécu à des moments beaucoup plus difficiles dans l’histoire », a-t-il rappelé.
Par contraste, il regrette l’affaiblissement du continent africain, autrefois structuré autour de grandes entités puissantes. Selon lui, la fragmentation héritée de la colonisation a réduit la capacité des États africains à faire face aux défis contemporains.
Dans son intervention, le Dr Gadio a insisté sur la nécessité de renforcer l’intégration régionale, notamment au sein de la CEDEAO. Il estime qu’une Afrique unie, cohérente et stratégiquement organisée serait en mesure de se faire entendre sur la scène internationale et de protéger efficacement ses ressources. « Le jour où on va remettre les choses à l’endroit, la CEDEAO va parler, et tout le monde va nous écouter », a-t-il conclu.
À travers cette déclaration, Cheikh Tidiane Gadio met en lumière une lecture géopolitique du monde où les ressources naturelles deviennent le principal moteur des conflits à venir. Une vision qui interpelle, à l’heure où les enjeux énergétiques, climatiques et économiques redessinent les rapports de force internationaux.
S’exprimant devant un public composé d’acteurs politiques, de jeunes leaders et de membres de la société civile, l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise a dénoncé une dynamique internationale qu’il juge dangereuse et inévitable si aucune réponse collective n’est apportée. « Cette guerre a commencé. Et maintenant, elle est passée à la phase active », a-t-il affirmé.
Selon lui, certaines puissances mondiales n’hésiteront plus à recourir à la force pour sécuriser l’accès aux ressources naturelles essentielles, quitte à contourner les principes démocratiques ou les mécanismes de négociation internationale.
Dans son analyse, les discours sur la démocratie seraient parfois instrumentalisés, tandis que les véritables motivations reposeraient sur des enjeux énergétiques, miniers ou stratégiques.
Le Dr Gadio a particulièrement insisté sur les risques pour le continent africain. Il craint que, dans un futur proche, des puissances étrangères tentent d’occuper ou de contrôler directement certains territoires riches en ressources, sous prétexte de leur sous-exploitation. « Des gens vont revenir en Afrique, occuper un territoire et dire qu’il leur appartient », a-t-il averti.
Cette projection, alarmante, renvoie à l’histoire coloniale du continent et souligne, selon lui, l’urgence pour les États africains de renforcer leur souveraineté et leur capacité à gérer leurs propres richesses.
Le Sahel et la jeunesse au cœur des enjeux
Le symposium, placé sous le thème « Jeunesse et gouvernance inclusive : catalyser la résilience démocratique au Sahel », visait à promouvoir une participation plus active des jeunes dans les processus décisionnels.
Pour le Dr Gadio, cette implication est essentielle pour bâtir des États plus solides, capables de résister aux pressions extérieures et de défendre leurs intérêts stratégiques. Il a ainsi appelé à un sursaut collectif, combinant gouvernance inclusive, unité régionale et vision stratégique à long terme.
L’exemple iranien et la question des civilisations
Interpellé sur les tensions internationales, notamment autour de Iran, l’ancien ministre a souligné la résilience historique de certaines nations. « L’Iran existe depuis plus de 5000 ans (…) ces peuples ont survécu à des moments beaucoup plus difficiles dans l’histoire », a-t-il rappelé.
Par contraste, il regrette l’affaiblissement du continent africain, autrefois structuré autour de grandes entités puissantes. Selon lui, la fragmentation héritée de la colonisation a réduit la capacité des États africains à faire face aux défis contemporains.
Dans son intervention, le Dr Gadio a insisté sur la nécessité de renforcer l’intégration régionale, notamment au sein de la CEDEAO. Il estime qu’une Afrique unie, cohérente et stratégiquement organisée serait en mesure de se faire entendre sur la scène internationale et de protéger efficacement ses ressources. « Le jour où on va remettre les choses à l’endroit, la CEDEAO va parler, et tout le monde va nous écouter », a-t-il conclu.
À travers cette déclaration, Cheikh Tidiane Gadio met en lumière une lecture géopolitique du monde où les ressources naturelles deviennent le principal moteur des conflits à venir. Une vision qui interpelle, à l’heure où les enjeux énergétiques, climatiques et économiques redessinent les rapports de force internationaux.