Le ministre auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé du Budget, Bassirou Sarr, est revenu sur la stratégie du gouvernement visant l'apurement progressif d'une dette accumulée de près de 1 900 milliards de francs CFA.
Sur le journal télévisé de la RTS, il a souligné que l'objectif affiché est d'assainir les finances publiques à travers une méthodologie rigoureuse, articulée autour de la transparence budgétaire et d'un traitement catégorisé des créanciers de l'État.
Abordant la première catégorie d'arriérés liés aux impôts et taxes sur les marchés publics, notamment dans le secteur du BTP, le ministre a rappelé que ces montants « se sont cristallisés pour atteindre des centaines de milliards » au fil des ans.
Face à cette situation, il a affirmé la volonté des autorités d'instaurer une gestion plus claire : « Ce qu'on a décidé de faire cette année-ci, c'est d'avoir une budgétisation transparente, c'est-à-dire l'État s'est engagé à payer ce montant. Donc c'est un processus qui est en cours et nous espérons d'ici la fin de l'année prochaine d'apurer intégralement le montant de 200 milliards qui était inscrit dans la loi de finances ».
Concernant la seconde catégorie de créances accumulées sur une décennie, Bassirou Sarr s'est appuyé sur les conclusions d'un audit de l'IGF. Reconnaissant que « la situation actuelle ne permet pas en fait de rembourser 1 900 milliards »
le ministre a annoncé un ciblage prioritaire en faveur du tissu économique local : « Nous nous sommes rendu compte qu'il y a un très grand volume de PME qu'on pourrait payer pour des montants qui nous paraissent très raisonnables. Avec moins de 10 milliards, il y a un volume très important de PME à qui on doit 5 millions, 10 millions, 15 millions. Et ça, nous avons pris l'engagement d'ici la fin de l'année de payer ces PME ».