Depuis le début des plaidoiries les avocats de la défense sont en train de démonter tous le réquisitoire du procureur Aly Ciré Ndiaye, les amenant à demander l'acquittement en faveur de leurs clients. Les conseils de l'Imam et Cie soutiennent que les procès verbaux et les ordonnances de renvoi peuvent permettre d'entrer en voie de condamnation, mais, relèvent-ils, les propos des accusés peuvent faire lever toutes charges contre eux.
Me Mbaye Sall, avocat de Latyr Niang a défendu cette thèse devant le tribunal: «M. le président, l’accusation ne s'est fondée que sur les déclarations de l’enquête préliminaire. Nous avons remarqué dans la procédure des copies-coller. Ce qu’on attend du procureur c'est de démontrer que Latyr Niang a posé tels actes. Mais seulement il se base sur le simple fait que Latyr Niang a été au Nigéria. »
Et de poursuivre : "mon client a dit devant votre barre «Je ne fais pas partie du groupe de Sénégalais qui était à Andak, Sambissa, Goza et Fathou-Moubite. Il a dit que quand, j’ai été au Nigéria je me suis rendu compte que nous n’avions pas les mêmes idéologies de l'islam. Il a été emprisonné pendant 12 jours parce qu’il était contre leur manière d’appliquer l'Islam. Sur ce, à quelle guerre il a participé auprès de Boko-Haram? Il n’a pas été initié aux armes ». Comment, s’interroge-t-il, il peut commettre des actes de terrorisme ? "Donc, M. le président je demande de bien vouloir l’acquitter pour acte de terrorisme. Mais également pour l’association de malfaiteurs car cette accusation ne tient pas la route", a-t-il soutenu.
L’absence de preuve est également constatée par l’avocat de l’accusé Abdou Aziz Dia, Me Ndoumbé Wone. Selon elle le procureur a requis la perpétuité pour Abdou Aziz Dia par rapport au projet de Makhtar Diokhané. C’est lui-même qui dit que Abdou Aziz Dia a fait tel acte de terrorisme. Il est poursuivi également pour violence par voie de fait, de séquestration. Le procureur doit articuler et il va articuler. Le procureur a dit que le 6 août 2014, il y’a des attentats à Goza et il dit que c’est Abdou Aziz alors qu'à cette époque mon client était à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Un avis que partage les conseils de Marième Sow qui disent que la justice ne doit pas être aveugle. "Marième Sow ne pouvait pas distinguer un euro ou le francs Cfa. Parce qu’elle est analphabète. Si on trouve une victime dans cette affaire, c’est bien la dame Marième Sow. Dans ce dossier il y a une privation de liberté arbitraire à son égard. L’intention ne se présume pas elle doit être établie. Elle n’avait pas compris le contenu de cette inculpation. Le juge d’instruction devrait rire en regardant l’affaire de ma cliente".
Me Mbaye Sall, avocat de Latyr Niang a défendu cette thèse devant le tribunal: «M. le président, l’accusation ne s'est fondée que sur les déclarations de l’enquête préliminaire. Nous avons remarqué dans la procédure des copies-coller. Ce qu’on attend du procureur c'est de démontrer que Latyr Niang a posé tels actes. Mais seulement il se base sur le simple fait que Latyr Niang a été au Nigéria. »
Et de poursuivre : "mon client a dit devant votre barre «Je ne fais pas partie du groupe de Sénégalais qui était à Andak, Sambissa, Goza et Fathou-Moubite. Il a dit que quand, j’ai été au Nigéria je me suis rendu compte que nous n’avions pas les mêmes idéologies de l'islam. Il a été emprisonné pendant 12 jours parce qu’il était contre leur manière d’appliquer l'Islam. Sur ce, à quelle guerre il a participé auprès de Boko-Haram? Il n’a pas été initié aux armes ». Comment, s’interroge-t-il, il peut commettre des actes de terrorisme ? "Donc, M. le président je demande de bien vouloir l’acquitter pour acte de terrorisme. Mais également pour l’association de malfaiteurs car cette accusation ne tient pas la route", a-t-il soutenu.
L’absence de preuve est également constatée par l’avocat de l’accusé Abdou Aziz Dia, Me Ndoumbé Wone. Selon elle le procureur a requis la perpétuité pour Abdou Aziz Dia par rapport au projet de Makhtar Diokhané. C’est lui-même qui dit que Abdou Aziz Dia a fait tel acte de terrorisme. Il est poursuivi également pour violence par voie de fait, de séquestration. Le procureur doit articuler et il va articuler. Le procureur a dit que le 6 août 2014, il y’a des attentats à Goza et il dit que c’est Abdou Aziz alors qu'à cette époque mon client était à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Un avis que partage les conseils de Marième Sow qui disent que la justice ne doit pas être aveugle. "Marième Sow ne pouvait pas distinguer un euro ou le francs Cfa. Parce qu’elle est analphabète. Si on trouve une victime dans cette affaire, c’est bien la dame Marième Sow. Dans ce dossier il y a une privation de liberté arbitraire à son égard. L’intention ne se présume pas elle doit être établie. Elle n’avait pas compris le contenu de cette inculpation. Le juge d’instruction devrait rire en regardant l’affaire de ma cliente".