Après sept années de mise en œuvre, le projet AVENIR (Adaptation et valorisation de l’entrepreneuriat en agriculture irriguée) a officiellement pris fin, laissant derrière lui des acquis jugés significatifs pour le développement agricole et la résilience des producteurs au Sénégal. Ce mardi 31 mars, à l’occasion de la cérémonie de clôture, Issa Ouedraogo, chercheur senior à l’Alliance of Bioversity International et CIAT et coordonnateur du projet côté Alliance, est revenu sur les principaux résultats obtenus.
Selon lui, le projet a permis de « booster le système de production » et de renforcer la capacité d’adaptation des producteurs face aux effets du changement climatique. Parmi les avancées majeures, la production et l’utilisation de l’information climatique occupent une place centrale. En collaboration avec l’ANACIM, les équipes ont formé les producteurs à mieux comprendre et exploiter ces données dans leurs prises de décision. Résultat : un taux d’adoption estimé à près de 70 %, signe d’une appropriation importante sur le terrain. Mieux encore, des études montrent qu’environ un tiers des bénéficiaires est prêt à payer pour continuer à accéder à ces informations, preuve de leur utilité perçue.
Le projet s’est également illustré dans la gestion intégrée des ressources en eau, un enjeu crucial pour l’agriculture irriguée. Des outils numériques et applications ont été développés afin d’aider les producteurs à optimiser l’utilisation de l’eau et garantir sa durabilité. Dans la même dynamique, une application issue de l’initiative Ham-Ham Souf permet de promouvoir des pratiques efficaces de gestion hydrique.
Autre axe d’intervention : la fertilité des sols. Face à la dégradation des terres, AVENIR a introduit des solutions adaptées à travers des applications capables de recommander des techniques agricoles intelligentes en fonction des caractéristiques des exploitations. L’objectif : améliorer durablement la productivité tout en préservant les ressources naturelles.
Le volet agri-nutrition n’a pas été en reste. À travers des sessions de formation, des démonstrations et des compétitions culinaires, le projet a contribué à faire évoluer les comportements alimentaires. Ces actions ont permis d’enregistrer une amélioration notable de la résilience des populations bénéficiaires.
Malgré ces résultats encourageants, Issa Ouedraogo souligne que les défis restent nombreux. « Le changement de comportement est un processus de longue haleine », rappelle-t-il, mettant en garde contre un risque de recul si les efforts ne sont pas poursuivis. Pour y remédier, plusieurs mécanismes de durabilité ont été mis en place, notamment un modèle économique avec la plateforme Djokalante pour l’accès aux informations climatiques, ainsi que la formation d’ambassadeurs locaux chargés de poursuivre l’accompagnement des producteurs.
Le projet, initialement concentré dans les régions de Tambacounda et Sédhiou, ambitionne désormais un passage à l’échelle nationale, voire sous-régionale. Des initiatives en cours au sein du portefeuille de l’Alliance devraient permettre de capitaliser sur les acquis et d’étendre les innovations à d’autres zones.
Le coordonnateur a enfin lancé un appel aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux autorités publiques : la pérennisation et l’extension des résultats du projet AVENIR dépendront fortement de leur engagement. « Les outils existent, les approches sont éprouvées. Il s’agit maintenant de les déployer à grande échelle », a-t-il insisté.
Selon lui, le projet a permis de « booster le système de production » et de renforcer la capacité d’adaptation des producteurs face aux effets du changement climatique. Parmi les avancées majeures, la production et l’utilisation de l’information climatique occupent une place centrale. En collaboration avec l’ANACIM, les équipes ont formé les producteurs à mieux comprendre et exploiter ces données dans leurs prises de décision. Résultat : un taux d’adoption estimé à près de 70 %, signe d’une appropriation importante sur le terrain. Mieux encore, des études montrent qu’environ un tiers des bénéficiaires est prêt à payer pour continuer à accéder à ces informations, preuve de leur utilité perçue.
Le projet s’est également illustré dans la gestion intégrée des ressources en eau, un enjeu crucial pour l’agriculture irriguée. Des outils numériques et applications ont été développés afin d’aider les producteurs à optimiser l’utilisation de l’eau et garantir sa durabilité. Dans la même dynamique, une application issue de l’initiative Ham-Ham Souf permet de promouvoir des pratiques efficaces de gestion hydrique.
Autre axe d’intervention : la fertilité des sols. Face à la dégradation des terres, AVENIR a introduit des solutions adaptées à travers des applications capables de recommander des techniques agricoles intelligentes en fonction des caractéristiques des exploitations. L’objectif : améliorer durablement la productivité tout en préservant les ressources naturelles.
Le volet agri-nutrition n’a pas été en reste. À travers des sessions de formation, des démonstrations et des compétitions culinaires, le projet a contribué à faire évoluer les comportements alimentaires. Ces actions ont permis d’enregistrer une amélioration notable de la résilience des populations bénéficiaires.
Malgré ces résultats encourageants, Issa Ouedraogo souligne que les défis restent nombreux. « Le changement de comportement est un processus de longue haleine », rappelle-t-il, mettant en garde contre un risque de recul si les efforts ne sont pas poursuivis. Pour y remédier, plusieurs mécanismes de durabilité ont été mis en place, notamment un modèle économique avec la plateforme Djokalante pour l’accès aux informations climatiques, ainsi que la formation d’ambassadeurs locaux chargés de poursuivre l’accompagnement des producteurs.
Le projet, initialement concentré dans les régions de Tambacounda et Sédhiou, ambitionne désormais un passage à l’échelle nationale, voire sous-régionale. Des initiatives en cours au sein du portefeuille de l’Alliance devraient permettre de capitaliser sur les acquis et d’étendre les innovations à d’autres zones.
Le coordonnateur a enfin lancé un appel aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux autorités publiques : la pérennisation et l’extension des résultats du projet AVENIR dépendront fortement de leur engagement. « Les outils existent, les approches sont éprouvées. Il s’agit maintenant de les déployer à grande échelle », a-t-il insisté.