​Alerte sur la santé publique et concurrence déloyale : L’ACIS brise le silence sur « l’affaire Softcare »



​Réunie en point de presse ce mardi, l’Association des Commerçants et Industriels du Sénégal (ACIS) a tapé du poing sur la table. Entre dénonciations de pratiques industrielles douteuses et révélations sur des risques sanitaires majeurs, l'organisation pointe du doigt la responsabilité de certains opérateurs étrangers, avec en ligne de mire le dossier « Softcare ».

​L’ACIS accuse plusieurs opérateurs étrangers de s’implanter sous le prétexte de la création d’emplois pour, en réalité, « fouler aux pieds les règlements en vigueur ». Selon M. Seck, ces acteurs bénéficieraient d’une impunité malgré des manquements graves : licenciements massifs, non-respect des cahiers des charges et importation frauduleuse de produits finis sous couvert d'activités industrielles. « Ces méthodes visent à affaiblir, et parfois mène à la faillite, les commerçants et industriels sénégalais », a martelé le Secrétaire Général.

​L'un des points les plus alarmants soulevés lors de ce point de presse concerne les procédés de fabrication. L’ACIS révèle que certaines usines utiliseraient des déchets plastiques collectés à la décharge de Mbeubeuss pour fabriquer des emballages alimentaires, des conduites d'eau ou des réservoirs de stockage d'eau potable destinés aux ménages. Cette situation, selon l’association, aurait un impact direct sur l’augmentation des maladies chroniques au Sénégal, notamment le cancer. L’ACIS établit une corrélation directe entre le manque de contrôle de ces industries et la dégradation de l’état de santé des populations.

​L'affaire Softcare a été citée comme l'exemple de ces failles structurelles. Pour l'ACIS, ce dossier soulève des questions de fond sur, le respect des normes de sécurité sanitaire, la rigueur des contrôles lors de l'octroi des autorisations, la responsabilité des institutions de régulation. « Lorsque des produits liés à la santé échappent à des contrôles rigoureux, ce sont les citoyens qui en paient le prix, parfois au péril de leur vie », prévient Mohamed Seck.
 
​Face à ce qu’elle considère comme une urgence nationale, l’ACIS ne se contente pas de dénoncer et formule quatre recommandations majeures à l’endroit de l’État : « ​Nous lançons une alerte solennelle et formulons les recommandations suivantes: le renforcement immédiat des contrôles sur les produits et services de santé importés, l'application stricte des lois contre la concurrence déloyale, la transparence totale sur l'affaire Softcare, avec des enquêtes indépendantes et des sanctions exemplaires et la promotion des acteurs nationaux qui respectent les normes ».

En conclusion, l’ACIS appelle à une mobilisation générale des autorités, de la société civile et des médias. « La santé publique ne doit jamais être sacrifiée au profit d’intérêts économiques », a conclu M. Seck, tout en invitant les commerçants locaux à une vigilance accrue sur la qualité des produits mis en vente.


Mardi 13 Janvier 2026 15:56


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