​Assainissement : Fatou Kiné Diakhaté veut « refaire des Parcelles cette cité assainie où il fait bon vivre »



L’amélioration durable du cadre de vie aux Parcelles Assainies passe par une mobilisation collective, une meilleure coordination des services compétents et surtout des résultats concrets. C’est le message porté samedi par Fatou Kiné Diakhaté, ministre et Directrice de Cabinet du président Bassirou Diomaye Faye, lors du pré-forum consacré à l’assainissement de la commune.
 
Pour la ministre, cette rencontre ne doit pas être réduite à un simple exercice de communication. Elle constitue plutôt une « prise de responsabilité collective » autour d’une ambition : « Vivre sainement dans un environnement sain. »
 
Au cœur des échanges, les participants ont été invités à établir un diagnostic sans complaisance des difficultés qui affectent le quotidien des habitants et à dégager des solutions assorties d’objectifs, de responsabilités et d’indicateurs permettant de mesurer les progrès réalisés.
 
Des Parcelles « assainies » qui ne le sont plus que de nom
Fatou Kiné Diakhaté a rappelé le paradoxe qui caractérise aujourd’hui la commune. Jadis considérées comme une référence en matière de cadre de vie, les Parcelles Assainies, dont le nom renvoyait à une réalité concrète, font désormais face à une accumulation de problèmes environnementaux.
 
« Aujourd’hui, les mêmes parcelles n’ont d’assainies que de nom », a-t-elle déploré, évoquant notamment les fuites d’eaux usées, les difficultés de drainage des eaux de pluie et la multiplication des dépôts sauvages d’ordures, malgré le passage régulier des services de ramassage.
 
La ministre a également alerté sur la progression du péril plastique, particulièrement visible sur le littoral. La plage des Parcelles, autrefois espace de détente et de loisirs, est aujourd’hui confrontée à une pollution importante. Sachets et bouteilles en plastique jonchent certains endroits, tandis que les eaux marines servent de réceptacle à diverses catégories de déchets.
 
Une situation d’autant plus préoccupante que cette plage est fréquentée quotidiennement par les enfants, les personnes âgées et les sportifs. Pour Fatou Kiné Diakhaté, « notre cadre de vie s’érode ».
 
Passer des constats aux résultats
Face à cette situation, le pré-forum entend poser les bases d’une démarche plus opérationnelle. Il s’agit, selon la ministre, de faire des constats « sans ambages », mais surtout de rechercher des solutions avec des objectifs partagés et des échéances précises.
 
L’approche revendiquée repose sur une concertation impliquant les populations, les services techniques de l’État ainsi que les partenaires institutionnels et financiers.
 
« Les promesses et les rapports ne doivent plus masquer l’écart entre les intentions et les réalisations », a-t-elle insisté, estimant que les problèmes liés à l’assainissement, au drainage et à l’évacuation des eaux pluviales demeurent « pénalisants et répétitifs d’année en année ».
 
La démarche devra ainsi permettre de définir clairement les responsabilités, les priorités et les mécanismes de suivi.
 
Une validation populaire annoncée

Le pré-forum constitue une étape préparatoire avant une seconde phase destinée à soumettre les conclusions des travaux aux populations. Cette validation populaire est annoncée dans les prochains jours, afin que les recommandations issues des discussions soient confrontées aux réalités vécues dans les différents quartiers.
 
Pour la ministre, cette implication directe des habitants est indispensable à la réussite de la démarche. Elle a salué la participation des représentants des populations venus prendre part aux travaux un samedi matin, ainsi que celle des services de l’État.
 
Elle a également rappelé la nécessité d’une approche participative, estimant que « tout ce qui se fait pour nous sans nous se fait contre nous ».
 
« Tenir nos promesses et rendre des comptes »
Au-delà du diagnostic, Fatou Kiné Diakhaté appelle à un engagement durable de l’ensemble des acteurs. Elle invite notamment les participants à faire preuve de rigueur dans l’évaluation des besoins et à privilégier l’unité d’action.
 
« Engageons-nous à tenir nos promesses, à rendre des comptes et à transformer durablement le cadre de vie des Parcelles Assainies », a-t-elle lancé.
 
L’objectif affiché est clair : faire en sorte que les Parcelles Assainies retrouvent leur vocation originelle et redeviennent cette cité où « il fait bon vivre » et « où il fait bien vivre ».
 
Le pré-forum apparaît ainsi comme le premier jalon d’une démarche qui entend passer du constat des dysfonctionnements à des réalisations visibles et durables dans l’assainissement et l’amélioration du cadre de vie.


Dimanche 13 Septembre 2026 15:37


Dans la même rubrique :