​Baccalauréat 2026 : entre stress, soulagement et espoir, les premiers candidats se confient (REPORTAGE)



Les premières épreuves du baccalauréat ont démarré ce mardi 30 juin dans les différents centres d'examen du pays. Au lycée Amadou Hampâté Bâ comme au lycée Blaise Diagne, les candidats ont quitté les salles avec des sentiments partagés. Si le stress était bien présent avant le début des compositions, beaucoup affirment avoir été rassurés par des sujets qu'ils jugent globalement abordables et une organisation satisfaisante.

Au centre d'examen de l’école Amadou Hampâté Bâ, les candidats des séries littéraires venaient de terminer l'épreuve de philosophie. Pour Ya Ramatoulaye Sidibé, élève en Terminale L à l'Institut Notre-Dame, le plus difficile était surtout la pression. « Je ne pourrais pas dire que c'était facile, mais j'ai réussi à écrire, à finir tôt et ça s'est bien passé par rapport à ce que je pensais », confie-t-elle avec un sourire de soulagement.

La jeune candidate reconnaît que cette première épreuve représentait un véritable défi, la philosophie étant une matière à fort coefficient. « Un poids est parti, parce que la philosophie est un coefficient élevé chez nous. Quand on finit, on ressent vraiment un soulagement », a-t- ajoute-elle, tout en croisant ses doigts.

Les sujets, selon elle, correspondaient aux révisions effectuées durant l'année. « C'était conforme à mes attentes parce que j'avais bien appris cette partie-là », affirme Ya Ramatoulaye Sidibé.

Au-delà des épreuves, Ya Ramatoulaye apprécie le déroulement de l'examen. « On nous a distribué les feuilles assez tôt. On a commencé à 8h04. Il y avait une bonne surveillance. C'était très bien organisé », magnifie-t-elle, en adressant un message aux correcteurs : « Il faut avoir pitié des élèves, ne soyez pas trop difficiles avec nous ».

« Les sujets étaient conformes à ce qu'on avait appris pendant l'année »

 A l’entrée du Lycée se regroupaient quelques candidats des séries scientifiques qui discutaient de l'épreuve de physique-chimie. Serigne Fallou Niang, élève en Terminale S2 au lycée Maurice Delafosse, estime que le sujet était dans l'ensemble accessible. « C'était abordable, même s'il y avait un exercice un peu difficile. Mais c'est normal », a-t-il déclaré avec un petit sourire.

Dans le cadre de la modernisation de l'organisation du baccalauréat de cette année, l'Office du bac a mis en place une nouvelle procédure : la digitalisation des convocations. Les candidats ont désormais la possibilité de retirer leur convocation et de consulter leurs résultats en ligne grâce à la plateforme PortailBAC. Le candidat se réjouit de cette innovation.

« Ça évite la fatigue. J'ai imprimé ma convocation, je suis venu directement, je me suis installé et j'ai commencé les épreuves sans stress », soutient-t-il.

Au lycée Blaise Diagne, les réactions vont dans le même sens. Pour Kiné Gondou Maïmouna Diouf, élève en Terminale L au collège Saint-Pierre, les sujets de philosophie ne lui ont pas réservé de mauvaise surprise.

« Les épreuves étaient abordables. J'avais révisé l'art, mais on nous a proposé l'État, le langage et la science. Les sujets étaient conformes à nos attentes », déclare-t-elle.

Elle reconnaît toutefois que le sujet consacré au langage lui a donné plus de fil à retordre. « Le deuxième sujet n'était pas du tout abordable pour moi, mais on rend grâce à Dieu », indique-t-elle.

Selon elle, toute cette sérénité qu’elle fait est due à la préparation reçue dans son établissement. « On avait terminé tout le programme. Les révisions ont commencé dès le début du mois de mai. Ça nous a permis d'arriver prêts aux examens », se réjouit-elle.

Elle se montre cependant plus réservée concernant la digitalisation des convocations. « Avant, l'école imprimait les convocations. Aujourd'hui, certains élèves restent chez eux et ne viennent plus faire les dernières révisions. Je pense que les établissements devraient continuer à gérer cette partie », déplore-t-elle.

 « Alhamdoulilah, ça s'est bien passé. Les sujets étaient conformes à ce qu'on avait appris pendant l'année », a avancé Mohamed Macky Sall Sow, candidat en Terminale L2.
Après plusieurs mois de préparation, ce élève du Lycée Maurice de la Fosse garde confiance pour la suite. « On a travaillé pendant neuf mois. Il y a eu des nuits blanches. On espère que tout cela va payer », se confie-t-il.

Il salue également l'organisation du centre. « Les salles sont bien organisées. Les surveillants sont gentils. Tout se passe bien », affirme-t-il, en lançant un message aux autres candidats.
 « Il faut rester concentré. Ce ne sont que quatre jours », soutient-il.


Chez les scientifiques, certains candidats reconnaissent n’avoir pas rencontré de difficultés avec l’épreuve scientifique. Dalberto Ramos, élève en TS2, avoue avoir été agréablement surpris. « L'épreuve n'était pas aussi difficile que je le pensais. Quand j'ai vu le sujet, j'étais soulagé », déclare-t-il.

Il reconnaît toutefois ne pas avoir terminé entièrement sa copie. « Je n'ai malheureusement pas pu finir dans le temps imparti. L'exercice 4 était le plus difficile», dit-il.

Malgré un léger retard au démarrage, il félicite les organisateurs. « L'organisation était vraiment excellente. Je les remercie pour cela », magnifie-t-il.

Même son de cloche chez Zeinab Mint Obed, également en Terminale S2.
« Notre première épreuve était un peu abordable. Ce n'est jamais facile en S2, mais c'était à nos attentes », dit-elle avec un petit sourire de soulagement.

Elle souligne la qualité de l'encadrement. « Les surveillants sont compréhensifs. L'organisation était bonne, même s'il y a eu environ trente minutes de retard», soutient-elle, tout en donnant des conseils empreints de confiance aux autres candidats.

 « Évitez la pression. Croyez en vous. On ne peut pas faire tout un cursus scolaire jusqu'en Terminale pour tout gâcher au dernier moment », souligne-t-elle.


Le stress reste néanmoins une réalité pour plusieurs candidats. Une élève de Notre-Dame, qui préfère garder l'anonymat, raconte avoir longtemps redouté cette première journée. « J'ai beaucoup stressé avant l'examen. Mais une fois devant ma copie, je me suis dit que c'était comme un devoir à l'école », soutient-elle.

Elle estime finalement que les sujets étaient plus accessibles qu'elle ne l'avait imaginé. « Je m'attendais à pire. Franchement, ça allait. J'ai même terminé avant les quatre heures », déclare-t-elle.
 Si quelques exercices ont donné du fil à retordre et que de légers retards ont été enregistrés dans certains centres, la majorité s'accorde à dire que les sujets étaient abordables et que l'organisation a été satisfaisante.


Fatime Gueye

Mardi 30 Juin 2026 19:35


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