Au cœur d'un climat politique tendu, le Premier ministre Al Ahminou Lo est monté au créneau lors d'une conférence de presse pour clarifier les relations entre le gouvernement et la représentation nationale.
Évoquant les tensions autour du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, le chef du gouvernement a tenu à rappeler la nécessité de concilier la conviction politique et le sens de l'État.
« Il arrive dans la vie d'un pays que les contraintes du présent mettent à l'épreuve les ambitions de l'avenir et que les divergences entre institutions exigent de chacune d'elles une conscience plus aiguë de ses responsabilités », a-t-il déclaré, appelant à dépasser les postures partisanes.
Tandis que la commission des finances de l'Assemblée nationale a rejeté le projet de texte, le Premier ministre dénonce une démarche visant à paralyser l'action gouvernementale plutôt qu'à l'amender. Citant les dispositions constitutionnelles sur les prérogatives parlementaires, il a fustigé une attitude de blocage systématique.
« L'article 82 de la Constitution donne aux députés la prérogative de l'amendement. Ce que nous voyons aujourd'hui, c'est de l'obstruction. Les généralités donnent de l'obstruction ; formuler un amendement vous met devant la responsabilité », a-t-il souligné, invitant les parlementaires à formuler des propositions concrètes et financées au lieu de rejeter le texte dans son ensemble.
Revenant sur les démarches entreprises en amont pour éviter l'impasse, Al Ahminou Lo a révélé avoir sollicité à plusieurs reprises la direction de l'Assemblée nationale dès le mois de septembre pour instaurer une concertation technique. « Dès que la déclaration de politique générale a été terminée, je me suis retrouvé avec le président de l’Assemblée nationale pour échanger. Je lui ai proposé d'appliquer un dialogue technique dès le 8 septembre. La seule réponse a été de m'appeler à un débat public », a-t-il déploré, estimant qu'un débat télévisé entre deux personnalités de l'État ne saurait se substituer aux procédures institutionnelles.
Malgré cette détérioration des échanges, le chef du gouvernement a renouvelé son offre de concertation à la veille de la séance plénière. « Nous ne sommes pas des ennemis, nous ne sommes pas des adversaires. L'exécutif et le législatif doivent dialoguer. Je tends ma main en tant que chef du gouvernement : dès demain matin, je peux me retrouver dans le bureau du président de l'Assemblée nationale pour tout clarifier », a-t-il affirmé, appelant l'opposition et la majorité parlementaire à faire preuve de sérénité pour débloquer la situation budgétaire.
Évoquant les tensions autour du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, le chef du gouvernement a tenu à rappeler la nécessité de concilier la conviction politique et le sens de l'État.
« Il arrive dans la vie d'un pays que les contraintes du présent mettent à l'épreuve les ambitions de l'avenir et que les divergences entre institutions exigent de chacune d'elles une conscience plus aiguë de ses responsabilités », a-t-il déclaré, appelant à dépasser les postures partisanes.
Tandis que la commission des finances de l'Assemblée nationale a rejeté le projet de texte, le Premier ministre dénonce une démarche visant à paralyser l'action gouvernementale plutôt qu'à l'amender. Citant les dispositions constitutionnelles sur les prérogatives parlementaires, il a fustigé une attitude de blocage systématique.
« L'article 82 de la Constitution donne aux députés la prérogative de l'amendement. Ce que nous voyons aujourd'hui, c'est de l'obstruction. Les généralités donnent de l'obstruction ; formuler un amendement vous met devant la responsabilité », a-t-il souligné, invitant les parlementaires à formuler des propositions concrètes et financées au lieu de rejeter le texte dans son ensemble.
Revenant sur les démarches entreprises en amont pour éviter l'impasse, Al Ahminou Lo a révélé avoir sollicité à plusieurs reprises la direction de l'Assemblée nationale dès le mois de septembre pour instaurer une concertation technique. « Dès que la déclaration de politique générale a été terminée, je me suis retrouvé avec le président de l’Assemblée nationale pour échanger. Je lui ai proposé d'appliquer un dialogue technique dès le 8 septembre. La seule réponse a été de m'appeler à un débat public », a-t-il déploré, estimant qu'un débat télévisé entre deux personnalités de l'État ne saurait se substituer aux procédures institutionnelles.
Malgré cette détérioration des échanges, le chef du gouvernement a renouvelé son offre de concertation à la veille de la séance plénière. « Nous ne sommes pas des ennemis, nous ne sommes pas des adversaires. L'exécutif et le législatif doivent dialoguer. Je tends ma main en tant que chef du gouvernement : dès demain matin, je peux me retrouver dans le bureau du président de l'Assemblée nationale pour tout clarifier », a-t-il affirmé, appelant l'opposition et la majorité parlementaire à faire preuve de sérénité pour débloquer la situation budgétaire.