​Chocs climatiques et flambée des prix : l'Afrique face au défi des marchés agricoles



L’Afrique subsaharienne fait face à une conjoncture complexe marquée par des pressions inflationnistes modérées et une vulnérabilité climatique accrue, selon le rapport du Groupe de la Banque mondiale intitulé Commodity Markets Outlook (octobre 2026).

Dans la région, l'inflation alimentaire médiane s'est établie à 3,9 % au troisième trimestre de 2026 », restant ainsi « en dessous de sa moyenne historique de la décennie 2010-2019. Par ailleurs, la demande de pétrole dans la zone devrait accuser un recul estimé à 2,5 % en 2026 » avant de connaître un renforcement de sa croissance pour l'année suivante.

Concernant l'Afrique de l'Ouest et plus particulièrement la région du Sahel, le rapport avertit que « certains pays de la région du Sahel pourraient subir des déficits pluviométriques ». Cette situation climatique critique « risquerait de restreindre l'approvisionnement en produits alimentaires et d'exacerber les risques d'instabilité préexistants » au sein des populations locales.

Sur les marchés agricoles internationaux, la Côte d'Ivoire et le Ghana, reconnus comme « les deux principaux producteurs mondiaux » de cacao, subissent de plein fouet les aléas climatiques d'un épisode d'El Niño particulièrement puissant.
 Bien que la production mondiale ait bénéficié d'une reprise de « 7 % lors de la saison 2025-2026 » ramenant le ratio stocks/broyage à « 43 %, soit au-dessus de sa moyenne à long terme », les incertitudes persistent.

Face à ces menaces persistantes sur les cultures ouest-africaines, la Banque mondiale indique que « les prévisions de prix du cacao ont été révisées nettement à la hausse (+29 % pour 2026 et 2027 par rapport aux projections d'avril) ».

Ces révisions traduisent directement la crainte que les conditions météorologiques extrêmes ne viennent « menacer les rendements et les comptes de cabosses en Afrique de l'Ouest ».

Fodé Bakary Camara

Mercredi 28 Octobre 2026 17:47


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