Les cris de détresse des agriculteurs sénégalais face aux difficultés de commercialisation et au manque de liquidités pourraient n'être qu'un mauvais souvenir. Invité sur les ondes d'iRadio, Driss Junior Diallo, consultant international et spécialiste en gouvernance et finance, a affirmé que le Sénégal dispose déjà de tous les outils nécessaires pour résoudre cette crise, notamment le Système de récépissé d'entrepôt (SRE) et l'Agence de Régulation des Marchés (ARM).
Obtenir de l'argent frais sans brader les récoltes
Pour le spécialiste, la solution au manque de fonds des producteurs crucial pour gérer les urgences familiales et préparer les campagnes à venir est simple et déjà encadrée par la loi. « Il suffisait de faire des magasins agréés par le système de récépissé d'entrepôt. Les producteurs ou les transformateurs vont stocker dans ces magasins et ils vont avoir le récépissé d'entrepôt », explique Driss Junior Diallo.
Grâce à ce document officiel, les acteurs agricoles peuvent se rendre le jour même dans une banque partenaire pour lever le financement nécessaire. Le système ne vend pas directement le produit, mais il permet à l'agriculteur de ne pas vendre sa récolte à perte sous la pression de l'urgence financière.
Un marché local pourtant garanti par l'État
Cette crise de la mévente est d'autant plus paradoxale que les débouchés commerciaux existent bel et bien sur le plan national. L'État du Sénégal a en effet mis en place des mesures strictes pour encourager la consommation locale en imposant notamment aux commerçants d'acheter obligatoirement le riz local avant de pouvoir obtenir des autorisations d'importation.
Par ailleurs, l'action conjointe du ministère du Commerce et de l'ARM assure en principe une organisation structurée des flux de production et de transformation. Selon l'expert, le défi majeur ne réside donc pas dans l'absence de clients, mais plutôt dans l'activation efficace de ces mécanismes de stockage et de financement qui dorment encore dans les textes législatifs.
Obtenir de l'argent frais sans brader les récoltes
Pour le spécialiste, la solution au manque de fonds des producteurs crucial pour gérer les urgences familiales et préparer les campagnes à venir est simple et déjà encadrée par la loi. « Il suffisait de faire des magasins agréés par le système de récépissé d'entrepôt. Les producteurs ou les transformateurs vont stocker dans ces magasins et ils vont avoir le récépissé d'entrepôt », explique Driss Junior Diallo.
Grâce à ce document officiel, les acteurs agricoles peuvent se rendre le jour même dans une banque partenaire pour lever le financement nécessaire. Le système ne vend pas directement le produit, mais il permet à l'agriculteur de ne pas vendre sa récolte à perte sous la pression de l'urgence financière.
Un marché local pourtant garanti par l'État
Cette crise de la mévente est d'autant plus paradoxale que les débouchés commerciaux existent bel et bien sur le plan national. L'État du Sénégal a en effet mis en place des mesures strictes pour encourager la consommation locale en imposant notamment aux commerçants d'acheter obligatoirement le riz local avant de pouvoir obtenir des autorisations d'importation.
Par ailleurs, l'action conjointe du ministère du Commerce et de l'ARM assure en principe une organisation structurée des flux de production et de transformation. Selon l'expert, le défi majeur ne réside donc pas dans l'absence de clients, mais plutôt dans l'activation efficace de ces mécanismes de stockage et de financement qui dorment encore dans les textes législatifs.