​Crise dans l'éducation : le G20 dénonce une «volonté de confrontation» du gouvernement



​Le bras de fer entre les syndicats d'enseignants et l'État du Sénégal franchit un nouveau palier. Le regroupement syndical G20 a exprimé son vif mécontentement suite aux récentes coupes budgétaires constatées sur les bulletins de paie des enseignants. Pour le syndicat, ces mesures ne sont pas de simples ajustements administratifs, mais traduisent une véritable volonté de confrontation de la part des autorités.
 
​Ibrahima Gaye, secrétaire général du SUDES et membre influent du G8, ne décolère pas. Il déplore un glissement autoritaire qui nuit gravement au calendrier scolaire. «Nous regrettons la situation de conflit qui aujourd'hui perturbe les enseignements-apprentissages. Et nous considérons que cela est dû à l'absence de discussion entre les enseignants et l'État du Sénégal », a-t-il déclaré.
 
​Selon lui, la réponse du gouvernement aux revendications ‘’légitimes’’ des travailleurs de l'éducation se résume désormais à une stratégie de pression : ponctions salariales et menaces à peine voilées. Face à ce qu'il considère comme un "mépris" de la part de sa tutelle, le syndicat a annoncé le dépôt imminent d'un préavis de grève. 
 
​Le G20 exhorte cependant l'État à changer de paradigme pour éviter une année blanche. Les membres du syndicat appellent à l'ouverture de concertations larges et un échange «serein et constructif» pour poser les bases de la refondation du système éducatif. Pour Ibrahima Gaye, la refondation de l'école sénégalaise, prônée par les autorités, ne pourra se faire sous la contrainte. « Chacun a des idées », rappelle-t-il, soulignant que seule la collaboration permettra de retrouver le calme et la sérénité nécessaires à la réussite des élèves.


Samedi 28 Février 2026 12:54


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