Le paysage de la criminalité numérique en Afrique connaît une mutation profonde. Selon le quatrième rapport annuel de Sumsub sur l'état de l'industrie des cryptomonnaies, le continent a enregistré un tournant décisif. Après une explosion des tentatives de fraude grimpant à 3,6 % en 2024, le taux est retombé à 2,6 % en 2025, marquant une « baisse de 28 % sur un an ».
Cette amélioration globale cache pourtant des disparités alarmantes au sein de la zone ouest-africaine. Le Sénégal se distingue avec le taux de fraude le plus élevé de la région, culminant à 6,4 % de toutes les tentatives de vérification en 2025. D'autres marchés comme le Mali, le Tchad ou le Cameroun franchissent également la barre inquiétante des 5 %. Le Mali et la Côte d'Ivoire font partie des zones où les menaces automatisées par l'IA imposent de nouveaux défis aux plateformes.
L'étude, qui s'appuie sur les données internes de vérification de 2024-2025 et une enquête auprès de plus de 300 entreprises du secteur, révèle un changement radical de stratégie. L'ère de la « croissance à tout prix » semble révolue. Désormais, le secteur entre dans une phase de « maturité réglementée », où la conformité est intégrée dès la conception des produits. « 74 % des fournisseurs de cryptomonnaies affirment désormais privilégier la précision de la vérification à la rapidité d'inscription », souligne le rapport. Cette rigueur accrue explique en partie la baisse des taux de fraude sur les grands marchés comme le Nigeria (2,6 %) ou le Kenya (2,5 %), bien que le Ghana reste sous pression avec un taux de 4,6%.
Le rapport estime que l'Intelligence Artificielle s'impose comme le pivot de la sécurité moderne. Si elle permet aux plateformes de mieux se protéger, elle offre également aux cybercriminels des outils sophistiqués pour automatiser leurs attaques. Près de « 57 % des fournisseurs considèrent la détection des fraudes par l'IA comme leur priorité absolue en matière de sécurité ». Les attaquants exploitent massivement l'automatisation et les outils génératifs pour intensifier leurs tentatives de fraude. «L’écosystème africain entre dans une phase où la rigueur opérationnelle prime sur la dynamique», affirme Hannes Bezuidenhout, vice-président des ventes Afrique chez Sumsub.
Cette amélioration globale cache pourtant des disparités alarmantes au sein de la zone ouest-africaine. Le Sénégal se distingue avec le taux de fraude le plus élevé de la région, culminant à 6,4 % de toutes les tentatives de vérification en 2025. D'autres marchés comme le Mali, le Tchad ou le Cameroun franchissent également la barre inquiétante des 5 %. Le Mali et la Côte d'Ivoire font partie des zones où les menaces automatisées par l'IA imposent de nouveaux défis aux plateformes.
L'étude, qui s'appuie sur les données internes de vérification de 2024-2025 et une enquête auprès de plus de 300 entreprises du secteur, révèle un changement radical de stratégie. L'ère de la « croissance à tout prix » semble révolue. Désormais, le secteur entre dans une phase de « maturité réglementée », où la conformité est intégrée dès la conception des produits. « 74 % des fournisseurs de cryptomonnaies affirment désormais privilégier la précision de la vérification à la rapidité d'inscription », souligne le rapport. Cette rigueur accrue explique en partie la baisse des taux de fraude sur les grands marchés comme le Nigeria (2,6 %) ou le Kenya (2,5 %), bien que le Ghana reste sous pression avec un taux de 4,6%.
Le rapport estime que l'Intelligence Artificielle s'impose comme le pivot de la sécurité moderne. Si elle permet aux plateformes de mieux se protéger, elle offre également aux cybercriminels des outils sophistiqués pour automatiser leurs attaques. Près de « 57 % des fournisseurs considèrent la détection des fraudes par l'IA comme leur priorité absolue en matière de sécurité ». Les attaquants exploitent massivement l'automatisation et les outils génératifs pour intensifier leurs tentatives de fraude. «L’écosystème africain entre dans une phase où la rigueur opérationnelle prime sur la dynamique», affirme Hannes Bezuidenhout, vice-président des ventes Afrique chez Sumsub.