​Délestages : Badou Ndao dénonce un défaut de continuité dans la gestion du secteur



Le retour des délestages au Sénégal était prévisible, selon Badou Ndao. L’analyste a estimé que le gouvernement actuel aurait dû privilégier la continuité dans la gestion du secteur de l’électricité, notamment en s’appuyant sur l’expertise des acteurs déjà en place.
 
Badou Ndao a rappelé que le précédent régime avait, selon lui, permis d’améliorer l’accès à l’électricité et de réduire les délestages. Il a regretté que cette continuité n’ait pas été suffisamment assurée. « Ce qui est en train d’arriver là, c’était prévisible », a-t-il déclaré. Il a notamment critiqué la démarche adoptée dans le cadre de la reddition des comptes. « Quand ils sont venus, Macky Sall avait quand même réussi à installer l’électricité au cœur de tous les foyers au Sénégal. On n’entendait plus parler de délestages », a-t-il soutenu.
 
Pour lui, l’État aurait plutôt dû identifier les mécanismes qui permettaient au système de fonctionner et consulter les spécialistes du secteur. « Il fallait appeler les acteurs et échanger avec eux, mettre en place un organe où vous avez tous les experts qui vont vous dire : ça, c’est normal, ça, ce n’est pas normal, ça, ça doit être fait », a-t-il expliqué.
 
Badou Ndao a également dénoncé les poursuites visant plusieurs responsables du secteur énergétique. « La seule chose qu’ils font, dans leur air un peu populiste, c’est de mettre en prison tous les acteurs de ce secteur-là », a-t-il affirmé, citant notamment Khadim Ba, Samuel Sarr et Ibrahim Sarr. Selon lui, ces mesures auraient contribué à fragiliser davantage le secteur. « La Senelec, depuis des années, n’a pas un rond. Elle attendait sagement qu’on lui amène son fioul, son gazole ou autre. La SAR, pareil », a-t-il ajouté sur iradio. 


Mercredi 23 Septembre 2026 16:52


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