​Élections locales : le silence sur la convocation du corps électoral inquiète la société civile

À cinq mois des élections locales, l’absence de décret convoquant le corps électoral alimente les interrogations sur la tenue effective du scrutin. La société civile, par la voix d’Antigone Diouf de l’Appel à l’ordre, appelle les autorités à clarifier rapidement leur position et à prendre les dispositions nécessaires conformément à la loi.



Pour Antigone Diouf, le silence qui entoure la convocation du corps électoral est d’autant plus préoccupant que des voix évoquent désormais un éventuel report des élections. Elle estime que le président Bassirou Diomaye Faye et une partie de l’opposition pourraient s’inscrire dans une dynamique allant dans ce sens.

« Aujourd’hui, tout porte à croire que le président Diomaye Faye, avec une partie de l’opposition, s’inscrit dans une dynamique de report du scrutin. Ce qui interpelle davantage, c’est le silence assez troublant et éloquent de cette frange de l’opposition », déclare-t-elle.
 
La responsable de la société civile rappelle que la convocation du corps électoral constitue une étape essentielle du processus électoral et ne peut être réduite à une simple formalité administrative. Selon elle, cette convocation doit intervenir dans les délais prévus par la loi afin d’éviter que le scrutin ne soit plongé dans l’incertitude.

« La convocation du corps électoral n’est pas une faveur accordée aux citoyens. C’est une exigence démocratique et une étape essentielle du processus électif », insiste Antigone Diouf, qui demande aux autorités de « clarifier rapidement leur position » et de prendre les actes nécessaires.
 
Sur la question d’un éventuel report, la société civile se veut tout aussi ferme. Le respect du calendrier républicain constitue, selon elle, une exigence démocratique fondamentale. Un éventuel décalage du scrutin ne pourrait donc être justifié que par des circonstances exceptionnelles, dans le strict respect du cadre légal. 

« Le respect du calendrier républicain est une exigence démocratique fondamentale. Ce n’est pas une option. Un report ne peut être ni banalisé ni considéré comme acceptable sans des raisons exceptionnelles, strictement encadrées par la loi et pleinement justifiées », souligne-t-elle.
 
À l’approche des échéances locales, l’Appel à l’ordre invite ainsi les autorités à lever rapidement les incertitudes qui entourent le calendrier électoral. Pour la société civile, la clarification de la situation est nécessaire pour préserver la confiance des citoyens et garantir la crédibilité du processus démocratique, livre iRadio. 


Mardi 11 Aout 2026 12:11


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