un soleil de plomb, ils sillonnent les rues de Dakar, affrontant la chaleur, les embouteillages et parfois les remarques des passants. Enfants et adultes, les vendeurs ambulants poursuivent leur activité avec un seul objectif : gagner de quoi subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles.
Au rond-point Jet d’Eau, dans la commune de Grand-Dakar, Adama Tamba, 12 ans, originaire de la Casamance, vend des sachets d’eau fraîche. « Je vends le sachet à 50 FCFA », explique-t-elle. Chaque jour, elle travaille de 9 heures à 14 heures, avant de reprendre de 15 heures à 18 heures. D’après la fillette, elle gagne jusqu’à 2 000 francs de bénéfice par jour.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la fillette ne travaille pas pour son seul plaisir. Elle affirme que cette activité lui permet d’acheter ses fournitures scolaires et ses cahiers.
Cependant, exercer ce métier sous une forte chaleur n’est pas sans difficulté. « Ce n’est pas facile », confie-t-elle, soulignant qu’elle passe toute la journée au soleil pour vendre une marchandise qui, paradoxalement, doit rester fraîche.
À cela s’ajoute le danger de la circulation. Pour écouler ses sachets d’eau, Adama traverse régulièrement la route.Comme Adama, nombreux sont ceux qui tentent de gagner leur vie dans les rues de la capitale.
À Médina Gounass (en banlieue), Gorgui Dabo, un vendeur ambulant, parcourt les artères de Dakar avec des chaussettes à la main.
Pour lui, les revenus varient fortement d’un jour à l’autre. « Tu peux très bien t’en sortir aujourd’hui et demain gagner beaucoup moins. Mais Alhamdoulilah », se réjouit-il.
La chaleur constitue également une épreuve quotidienne : « Ce n’est pas facile, mais on a l’habitude de marcher. On n’a pas le choix, on a des charges et une famille à nourrir », poursuit Gorgui.
Le même constat est dressé par Mohamadou Ly, cireur ambulant à Dakar. Debout dès 6 heures du matin, il ne termine sa journée qu’entre 17 heures et 18 heures.
« Chaque paire de chaussures cirée est à 100 FCFA. Si ça marche bien, je peux gagner entre 4 000 et 5 000 FCFA. Au cas contraire, même rassembler 2 000 FCFA est compliqué », explique-t-il.
Ces revenus lui permettent de couvrir ses dépenses quotidiennes tout en venant en aide à sa famille au Fouta : « Avec ce que je gagne, je paie ma nourriture, mon logement, mais j’en envoie aussi à la famille. J’en dépends », affirme-t-il.
À l’approche de l’hivernage, ses inquiétudes grandissent. « La saison des pluies ne nous arrange pas. Quand il pleut, je suis obligé de m’arrêter et cela entrave mon travail », regrette-t-il.
Derrière chaque sachet d’eau vendu, chaque paire de chaussettes écoulée ou chaque chaussure cirée se cache une histoire de survie. Malgré les conditions éprouvantes, ces travailleurs de l’informel continuent d’arpenter les rues de Dakar, portés par l’espoir d’assurer un lendemain meilleur à leurs proches.
Au rond-point Jet d’Eau, dans la commune de Grand-Dakar, Adama Tamba, 12 ans, originaire de la Casamance, vend des sachets d’eau fraîche. « Je vends le sachet à 50 FCFA », explique-t-elle. Chaque jour, elle travaille de 9 heures à 14 heures, avant de reprendre de 15 heures à 18 heures. D’après la fillette, elle gagne jusqu’à 2 000 francs de bénéfice par jour.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la fillette ne travaille pas pour son seul plaisir. Elle affirme que cette activité lui permet d’acheter ses fournitures scolaires et ses cahiers.
Cependant, exercer ce métier sous une forte chaleur n’est pas sans difficulté. « Ce n’est pas facile », confie-t-elle, soulignant qu’elle passe toute la journée au soleil pour vendre une marchandise qui, paradoxalement, doit rester fraîche.
À cela s’ajoute le danger de la circulation. Pour écouler ses sachets d’eau, Adama traverse régulièrement la route.Comme Adama, nombreux sont ceux qui tentent de gagner leur vie dans les rues de la capitale.
À Médina Gounass (en banlieue), Gorgui Dabo, un vendeur ambulant, parcourt les artères de Dakar avec des chaussettes à la main.
Pour lui, les revenus varient fortement d’un jour à l’autre. « Tu peux très bien t’en sortir aujourd’hui et demain gagner beaucoup moins. Mais Alhamdoulilah », se réjouit-il.
La chaleur constitue également une épreuve quotidienne : « Ce n’est pas facile, mais on a l’habitude de marcher. On n’a pas le choix, on a des charges et une famille à nourrir », poursuit Gorgui.
Le même constat est dressé par Mohamadou Ly, cireur ambulant à Dakar. Debout dès 6 heures du matin, il ne termine sa journée qu’entre 17 heures et 18 heures.
« Chaque paire de chaussures cirée est à 100 FCFA. Si ça marche bien, je peux gagner entre 4 000 et 5 000 FCFA. Au cas contraire, même rassembler 2 000 FCFA est compliqué », explique-t-il.
Ces revenus lui permettent de couvrir ses dépenses quotidiennes tout en venant en aide à sa famille au Fouta : « Avec ce que je gagne, je paie ma nourriture, mon logement, mais j’en envoie aussi à la famille. J’en dépends », affirme-t-il.
À l’approche de l’hivernage, ses inquiétudes grandissent. « La saison des pluies ne nous arrange pas. Quand il pleut, je suis obligé de m’arrêter et cela entrave mon travail », regrette-t-il.
Derrière chaque sachet d’eau vendu, chaque paire de chaussettes écoulée ou chaque chaussure cirée se cache une histoire de survie. Malgré les conditions éprouvantes, ces travailleurs de l’informel continuent d’arpenter les rues de Dakar, portés par l’espoir d’assurer un lendemain meilleur à leurs proches.