​FADP : Ibrahima Lissa Faye explique pourquoi les entreprises de presse peinent à déposer leurs dossiers d’aide



À deux semaines de la clôture des dépôts de demandes d’aide du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP), la mobilisation reste contrastée. Si les radios communautaires et associatives répondent largement à l’appel, les médias classiques, notamment les journaux, radios et télévisions, se font encore très discrets. Une situation que le président de l’APPEL, Ibrahima Lissa Faye, attribue principalement aux difficultés rencontrées par les entreprises de presse pour obtenir certains documents administratifs exigés, dont le quitus fiscal et le quitus social.
 
« Ce n'est pas encore le grand rush au niveau des dépôts pour le FADPRESS », a déclaré Ibrahima Lissa Faye au micro d’iRadio. Selon lui, de nombreuses entreprises de presse ne parviennent pas à obtenir les quitus nécessaires pour constituer leur dossier.
 
Le président de l’APPEL explique cette situation par les difficultés financières persistantes auxquelles le secteur est confronté depuis plusieurs années. « Depuis quelques années, elles sont dans des difficultés très compliquées. Et ces difficultés se sont exacerbées depuis deux ans », a-t-il souligné.
 
À ces contraintes administratives s’ajoute un contexte économique défavorable. Le ralentissement de l’activité économique aurait fortement affecté les recettes des médias, notamment à travers la baisse des revenus publicitaires et du sponsoring.
 
« Il y a plus de publicité, il y a plus de sponsoring. En fait, il y a carrément un ralentissement économique qui constitue un préjudice pour toute la presse », a déploré le patron de PressAfrik.
 
Malgré cette situation, les acteurs de la presse entendent poursuivre les démarches pour permettre aux entreprises du secteur de bénéficier du FADP. Le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS) travaille notamment avec les structures chargées de la délivrance des documents administratifs concernés ainsi qu’avec le ministère de la Communication.
 
L’objectif est de faciliter la constitution des dossiers et de permettre à un plus grand nombre d’entreprises de presse d’accéder au mécanisme d’aide.
 
Ibrahima Lissa Faye plaide notamment pour un retour au système appliqué en 2022 et 2023, marqué par une pondération des critères d’éligibilité. Une mesure qui, selon lui, permettrait aux entreprises de presse de bénéficier de l’aide même lorsqu’elles ne disposent pas de certains quitus.
 
À deux semaines de l’échéance, les acteurs du secteur espèrent ainsi un assouplissement des conditions afin d’éviter que les difficultés administratives et financières ne privent une partie importante de la presse classique du soutien public.


Jeudi 3 Septembre 2026 11:23


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