​Grève de 48 heures du SAMES : les usagers de la santé interpellent l’État



Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) observe une grève de 48 heures à compter de ce mercredi. Le syndicat réclame l’application des accords conclus avec le gouvernement. Face aux perturbations dans les structures sanitaires, des usagers dénoncent les conséquences de ces arrêts de travail et appellent les autorités à trouver une solution durable.
 
Dans les établissements de santé, l’absence de certains professionnels durant les journées de grève suscite l’inquiétude et l’incompréhension des patients. Pour plusieurs citoyens, la responsabilité incombe principalement à l’État, appelé à respecter ses engagements envers les professionnels de santé et à assurer la disponibilité des ressources nécessaires au fonctionnement du secteur.
 
Une citoyenne estime que la continuité des soins passe notamment par un financement régulier et une meilleure prise en charge des revendications des travailleurs de la santé.
 
« Tout cela relève de la responsabilité de l’État. Si l’État leur accorde la considération nécessaire, ils ne feront pas grève. La médecine n’est pas un domaine où l’on doit faire grève. La santé concerne tout le monde, les adultes comme les enfants peuvent tomber malades. Nous demandons à l’État de débloquer le budget de la santé et de leur accorder ce dont ils ont besoin, et ce, en temps voulu », déclare-t-elle.
 
Pour Alioune Tine, mécanicien, la stabilité financière des professionnels de santé est également essentielle au maintien d'un service continu. Il déplore les difficultés rencontrées par les patients lors des mouvements de grève et appelle le gouvernement à répondre aux revendications des médecins.
 
« Venir à l’hôpital et constater l’absence du médecin n’est pas une bonne chose. L’État doit soutenir les médecins, leur accorder ce qu’ils demandent et les payer à la fin de chaque mois pour qu’ils puissent travailler et soigner les citoyens. Quand un médecin est là, le malade peut être pris en charge normalement et rentrer chez lui en toute sérénité », souligne-t-il.
 
Au-delà des critiques adressées aux autorités, certains citoyens invitent également les professionnels de santé à privilégier l’apaisement. Ils demandent au gouvernement de respecter ses engagements, tout en appelant les médecins à maintenir autant que possible la prise en charge des patients.
 
« L’État doit honorer les promesses faites aux médecins pour leur permettre de travailler dans de bonnes conditions. La santé, c’est la vie. Nous demandons à l’État de les soutenir afin qu’ils puissent soigner les Sénégalais à temps. Mais nous demandons aussi aux médecins de faire preuve de compréhension, de continuer à travailler et d’aider la population », plaide un autre usager.
 
Alors que le mouvement de grève de 48 heures arrive à son terme, les préoccupations demeurent chez les usagers du système sanitaire. En l’absence d’un règlement durable du différend entre le gouvernement et le SAMES, la question de la continuité des soins reste au centre des inquiétudes.


Mercredi 16 Septembre 2026 17:57


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