La montée des tensions au Moyen-Orient continue de susciter de vives inquiétudes parmi les analystes. Invité de l’émission Jury du Dimanche, le Colonel Babacar Diouf, consultant et expert des questions militaires, a livré une analyse alarmante de la situation, marquée selon lui par une recomposition des alliances et un risque accru d’instabilité durable dans la région.
Selon l’expert, la récente réaction de l’Arabie Saoudite qui a bombardé un appui logistique en provenance des Émirats Arabes Unis, constitue un tournant majeur dans le conflit. « Il y a clairement un ultimatum : retirez-vous de cette affaire », explique-t-il, soulignant que cette intervention assumée révèle une rupture profonde entre anciens alliés.
D’après lui, cette évolution a permis à Riyad de reconstruire une alliance régionale en excluant désormais Abou Dhabi. « Les Émirats n'ont jamais été aussi seuls », affirme-t-il, évoquant un isolement stratégique croissant, malgré un soutien résiduel, notamment du côté israélien.
Au-delà des enjeux militaires immédiats, Babacar Diouf insiste sur les conséquences économiques de cette crise. « La guerre vient de remettre en question des investissements de plus de 20 ans », rappelle-t-il. Selon lui, la stabilité vendue pendant des décennies aux investisseurs internationaux s’effrite rapidement, entraînant un retrait progressif des capitaux. « Quand vous perdez la paix et la stabilité, les investisseurs retirent leurs billes. Et si vous n’avez pas d’autres ressources, l’effondrement n’est pas loin », avertit-il.
Mais l’inquiétude du spécialiste ne s’arrête pas là. Il évoque également un risque de troubles internes dans plusieurs pays du Golfe. « Nous ne devons pas exclure des révolutions », prévient-il, citant notamment le Bahreïn, où la majorité de la population est chiite, ainsi que certaines régions de l’Arabie Saoudite.
Pour le Colonel Diouf, ces régimes monarchiques pourraient vaciller si les tensions confessionnelles et sociales venaient à s’intensifier. « Ce sont des barils de dynamite », résume-t-il, mettant en garde contre toute tentative de manipulation ou d’ingérence extérieure.
Enfin, il souligne que certaines puissances pourraient tirer profit de cette instabilité sans intervention directe. « D’autres acteurs géopolitiques peuvent faire d’une pierre deux coups sans lever la main », conclut-il, décrivant une situation où les rivalités indirectes pourraient amplifier encore davantage le chaos.
Face à cette configuration explosive, l’expert appelle à une vigilance accrue, estimant que la région entre dans une phase critique dont les répercussions pourraient dépasser largement ses frontières.
Selon l’expert, la récente réaction de l’Arabie Saoudite qui a bombardé un appui logistique en provenance des Émirats Arabes Unis, constitue un tournant majeur dans le conflit. « Il y a clairement un ultimatum : retirez-vous de cette affaire », explique-t-il, soulignant que cette intervention assumée révèle une rupture profonde entre anciens alliés.
D’après lui, cette évolution a permis à Riyad de reconstruire une alliance régionale en excluant désormais Abou Dhabi. « Les Émirats n'ont jamais été aussi seuls », affirme-t-il, évoquant un isolement stratégique croissant, malgré un soutien résiduel, notamment du côté israélien.
Au-delà des enjeux militaires immédiats, Babacar Diouf insiste sur les conséquences économiques de cette crise. « La guerre vient de remettre en question des investissements de plus de 20 ans », rappelle-t-il. Selon lui, la stabilité vendue pendant des décennies aux investisseurs internationaux s’effrite rapidement, entraînant un retrait progressif des capitaux. « Quand vous perdez la paix et la stabilité, les investisseurs retirent leurs billes. Et si vous n’avez pas d’autres ressources, l’effondrement n’est pas loin », avertit-il.
Mais l’inquiétude du spécialiste ne s’arrête pas là. Il évoque également un risque de troubles internes dans plusieurs pays du Golfe. « Nous ne devons pas exclure des révolutions », prévient-il, citant notamment le Bahreïn, où la majorité de la population est chiite, ainsi que certaines régions de l’Arabie Saoudite.
Pour le Colonel Diouf, ces régimes monarchiques pourraient vaciller si les tensions confessionnelles et sociales venaient à s’intensifier. « Ce sont des barils de dynamite », résume-t-il, mettant en garde contre toute tentative de manipulation ou d’ingérence extérieure.
Enfin, il souligne que certaines puissances pourraient tirer profit de cette instabilité sans intervention directe. « D’autres acteurs géopolitiques peuvent faire d’une pierre deux coups sans lever la main », conclut-il, décrivant une situation où les rivalités indirectes pourraient amplifier encore davantage le chaos.
Face à cette configuration explosive, l’expert appelle à une vigilance accrue, estimant que la région entre dans une phase critique dont les répercussions pourraient dépasser largement ses frontières.