​Indice de la Qualité de l'Air : Dakar, ville la plus polluée au monde ce jeudi, selon la plateforme IQAir



Ce jeudi 2 avril 2026, Dakar s'est hissée au sommet du classement mondial de la pollution atmosphérique, enregistrant un Indice de Qualité de l'Air (IQA) critique de 205, classé comme « très malsain ». Selon les données de la plateforme IQAir, la capitale sénégalaise a devancé des métropoles comme Chiang Mai et Delhi, avec des pics frôlant parfois le seuil « dangereux ». Cette dégradation brutale expose la population, particulièrement les enfants et les seniors, à de graves risques respiratoires et cardiovasculaires, dépassant de plus de quatre fois les recommandations annuelles de l'OMS.

Cette suffocation environnementale résulte de la conjonction des poussières désertiques transportées par l'harmattan et des émissions massives liées au transport routier et aux activités industrielles. Si la croissance urbaine rapide accentue la persistance des particules fines (PM2.5) dans l'atmosphère, une amélioration est toutefois attendue dès demain vendredi. Les prévisions annoncent un retour à des niveaux « modérés », offrant un répit temporaire aux Dakarois après cet épisode de pollution extrême provoqué par des facteurs naturels et humains.

Face à l'urgence sanitaire, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que la pollution de l'air est désormais l'un des « plus grands risques environnementaux pour la santé humaine », causant environ « sept millions de décès prématurés » chaque année dans le monde. En ciblant particulièrement les particules fines PM2.5, capables de s'infiltrer dans le système sanguin pour provoquer des AVC, des cancers et des pathologies respiratoires graves, l'agence onusienne préconise une « ligne directrice annuelle » de sécurité de 5 µg/m³.

Ce seuil de vigilance est largement dépassé dans de nombreuses métropoles comme Dakar, où les niveaux de pollution sont jugés « préoccupants ». Pour endiguer cette crise qui touche plus de « 90 % de la population mondiale », l'OMS exhorte les gouvernements à engager des réformes structurelles, allant de la « transition énergétique » à la promotion de « transports durables » et à l'interdiction du « brûlage des déchets à l'air libre ».

Fodé Bakary Camara

Jeudi 2 Avril 2026 17:57


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