Chargées d’attirer et de faciliter le plus d’investissements étrangers et nationaux, les agences de promotion doivent parfois évoquer les situations socio-sécuritaires dégradées. Mais pour la secrétaire générale de l’OIF, Michaëlle Jean, « il faut que cesse l’amalgame risque sécuritaire » face aux investissements.
« Je transformerais le mot "sécurité" en "visibilité" », dit Esmel Emmanuel Essis, président du Riafpi, directeur général du Cepici, le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire, où la situation des cinq premiers mois de cette année peut inquiéter. « Il faut que nos économies aient une visibilité, qu’on puisse savoir que tel pays, dans 20 ans, dans 30 ans, voilà son plan d’action et qu’il y ait une bonne orchestration autour de cette planification stratégique. En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, c’est plus banal, parce que ça rentre dans le thème de la revendication. Ce n’est pas un problème sécuritaire, c’est un problème social. »
La perception extérieure d’un pays en crise
Du côté de l’Afrique centrale, la République démocratique du Congo connaît une situation politico-sécuritaire instable. « Le risque sécuritaire est un élément décisionnel d’investissement, mais parfois, la perception qui est faite à l’extérieur, il y a un écart important avec la réalité, explique Robert Moustafa, directeur général à l’intérim de l’Anapi, l’Agence nationale pour la promotion des investissements. Bien sûr il y a quelques poches de conflit dans certains endroits, qui sont du reste maîtrisées. Mais de plus en plus, nous attirons beaucoup d’investissements, nous sommes à une moyenne de 2 milliards de dollars par an. Bien sûr avec la crise, on n’est pas épargné : les investissements ont baissé pratiquement de 20 % à 30 %. »
La capacité des pays à maîtriser les situations de crise
Le risque sécuritaire n’est pas déterminant à lui seul pour les investisseurs, selon Stanislas Zézé, PDG de l’agence de notation panafricaine Bloomfield Investment. « Plusieurs paramètres vont inciter un investisseur à aller investir dans un pays. Evidemment la sécurité est un élément fondamental, mais il va le prendre dans son contexte. Il y a des pays où il y a eu des attentats, mais les gens investissent toujours. Donc c’est de voir, quel est l’impact de l’environnement sécuritaire sur mon investissement ? On ne fait pas d’amalgame, c’est clair, parce que l’investisseur va décider lui, quelle est l’importance de la sécurité, dans sa décision d’investissement. Le risque évolue, ce que l’investisseur veut savoir, ce n’est pas que le pays évite d’avoir des difficultés, mais c’est quelle est sa capacité à gérer ces difficultés-là. »
Il y a aussi la capacité à communiquer sur les situations sécuritaires dégradées. Avant de se décider, les investisseurs cherchent la bonne information, qui n’est pas nécessairement positive. Créé en 2014, le réseau des agences francophones de promotion des investissements comprend 18 pays membres, sur les 61 que compte l’OIF – sans compter les 23 pays membres observateurs.
« Je transformerais le mot "sécurité" en "visibilité" », dit Esmel Emmanuel Essis, président du Riafpi, directeur général du Cepici, le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire, où la situation des cinq premiers mois de cette année peut inquiéter. « Il faut que nos économies aient une visibilité, qu’on puisse savoir que tel pays, dans 20 ans, dans 30 ans, voilà son plan d’action et qu’il y ait une bonne orchestration autour de cette planification stratégique. En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, c’est plus banal, parce que ça rentre dans le thème de la revendication. Ce n’est pas un problème sécuritaire, c’est un problème social. »
La perception extérieure d’un pays en crise
Du côté de l’Afrique centrale, la République démocratique du Congo connaît une situation politico-sécuritaire instable. « Le risque sécuritaire est un élément décisionnel d’investissement, mais parfois, la perception qui est faite à l’extérieur, il y a un écart important avec la réalité, explique Robert Moustafa, directeur général à l’intérim de l’Anapi, l’Agence nationale pour la promotion des investissements. Bien sûr il y a quelques poches de conflit dans certains endroits, qui sont du reste maîtrisées. Mais de plus en plus, nous attirons beaucoup d’investissements, nous sommes à une moyenne de 2 milliards de dollars par an. Bien sûr avec la crise, on n’est pas épargné : les investissements ont baissé pratiquement de 20 % à 30 %. »
La capacité des pays à maîtriser les situations de crise
Le risque sécuritaire n’est pas déterminant à lui seul pour les investisseurs, selon Stanislas Zézé, PDG de l’agence de notation panafricaine Bloomfield Investment. « Plusieurs paramètres vont inciter un investisseur à aller investir dans un pays. Evidemment la sécurité est un élément fondamental, mais il va le prendre dans son contexte. Il y a des pays où il y a eu des attentats, mais les gens investissent toujours. Donc c’est de voir, quel est l’impact de l’environnement sécuritaire sur mon investissement ? On ne fait pas d’amalgame, c’est clair, parce que l’investisseur va décider lui, quelle est l’importance de la sécurité, dans sa décision d’investissement. Le risque évolue, ce que l’investisseur veut savoir, ce n’est pas que le pays évite d’avoir des difficultés, mais c’est quelle est sa capacité à gérer ces difficultés-là. »
Il y a aussi la capacité à communiquer sur les situations sécuritaires dégradées. Avant de se décider, les investisseurs cherchent la bonne information, qui n’est pas nécessairement positive. Créé en 2014, le réseau des agences francophones de promotion des investissements comprend 18 pays membres, sur les 61 que compte l’OIF – sans compter les 23 pays membres observateurs.