​Journée mondiale de l’avortement sans risque : les ONG réclament la fin des lois restrictives en Afrique



Ce 28 septembre 2026, à l'occasion de la Journée internationale pour l'avortement sans risque, Equality Now et plusieurs organisations de la société civile ont publié une déclaration conjointe pour rappeler que « l'avortement sans risque est un soin de santé essentiel ».
 

La déclaration souligne le rôle pionnier du Protocole de Maputo, adopté en 2003 par l'Union africaine, qui constitue « le premier et le seul traité international contraignant relatif aux droits humains à garantir explicitement l’accès à l’avortement médicalisé et sécurisé dans des circonstances spécifiques ».
 

D'après les signataires, en Afrique, malgré son adoption par 46 des 55 États, neuf pays n'ont toujours pas ratifié l'accord, laissant plus de 150 millions de femmes et de filles en dehors de son cadre protecteur.
 

De plus, la déclaration  alerte sur le fait que l'Afrique représente « 70 % des décès maternels dans le monde », aggravés par des lacunes persistantes dans l'accès aux droits sexuels et reproductifs (SDSR). L'Institut Guttmacher estime par ailleurs que « les trois quarts des avortements dans la région sont pratiqués dans des conditions dangereuses ».
 

Face à cette situation, les signataires de la déclaration interpellent les gouvernements et affirment que « lorsque l'avortement est sûr, légal et accessible, la mortalité maternelle diminue », tandis que « lorsqu'il est restreint, stigmatisé ou criminalisé, la vie des femmes est mise en danger ».
 

Ils exigent notamment de lever les réserves maintenues à l'article 14 par certains pays comme Maurice, le Kenya, la République arabe sahraouie démocratique et l'Ouganda, concluant que « l'avortement sécurisé sauve des vies » et relève de « la santé publique, des droits humains et de la justice ».


Fodé Bakary Camara

Lundi 28 Septembre 2026 18:40


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