Réunis en Assemblée Générale samedi à Kaffrine, les représentants de la Convergence nationale pour la promotion des personnes handicapées ont dressé un diagnostic sévère de leur situation sociale. Entre préjugés persistants et absence de politiques publiques concrètes, l’organisation interpelle directement les autorités sénégalaises.
Le ton est à l'indignation. Samedi dernier, la ville de Kaffrine est devenue le point de ralliement des délégués départementaux et régionaux de la Convergence nationale pour la promotion des personnes handicapées. Cette instance, qui se veut le porte-voix de milliers de citoyens, a profité de son Assemblée Générale pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « vide politique » face aux enjeux du handicap au Sénégal.
Pour les membres de la Convergence, le principal obstacle à leur épanouissement réside dans la perception erronée qu'auraient les autorités et la population. Pape Diallo, chargé de communication et de l’information de l'organisation, n'a pas mâché ses mots : « L'État n'a pas de politique sociale envers les personnes handicapées. C'est une sorte de préjugé, on nous voit comme un consommateur qui ne reproduit jamais. C'est ça la perception des populations de manière générale ».
Selon lui, cette vision enferme systématiquement la personne handicapée dans le seul secteur de l'assistance sociale, oubliant que le handicap est une problématique transversale.
La Convergence rappelle que le handicap ne doit pas être géré uniquement par le prisme de la charité. Il touche des secteurs vitaux tels que la santé, l’éducation et l’accès à l’emploi. M. Diallo a notamment mis l'accent sur l'impact de la poliomyélite, qui frappe souvent les enfants à l'âge de la scolarisation, brisant ainsi leurs chances de réussite dès le plus jeune âge. Sans infrastructures adaptées et sans soutien spécifique, ces enfants se retrouvent exclus du système éducatif, puis, plus tard, du marché du travail.
Loin de demander l'aumône, la Convergence exige des réformes structurelles. L’organisation exhorte l'État à mettre en place des mécanismes concrets pour favoriser l'autonomie financière des personnes vivant avec un handicap. « L'État doit poser des mécanismes pour permettre à ces personnes-là de pouvoir vraiment être autonomes et exercer leur métier », a plaidé Pape Diallo au micro d’iRadio. Pour les participants, il est temps que les autorités passent des discours aux actes en intégrant pleinement cette frange de la population dans les plans de développement économique du pays.
Le ton est à l'indignation. Samedi dernier, la ville de Kaffrine est devenue le point de ralliement des délégués départementaux et régionaux de la Convergence nationale pour la promotion des personnes handicapées. Cette instance, qui se veut le porte-voix de milliers de citoyens, a profité de son Assemblée Générale pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « vide politique » face aux enjeux du handicap au Sénégal.
Pour les membres de la Convergence, le principal obstacle à leur épanouissement réside dans la perception erronée qu'auraient les autorités et la population. Pape Diallo, chargé de communication et de l’information de l'organisation, n'a pas mâché ses mots : « L'État n'a pas de politique sociale envers les personnes handicapées. C'est une sorte de préjugé, on nous voit comme un consommateur qui ne reproduit jamais. C'est ça la perception des populations de manière générale ».
Selon lui, cette vision enferme systématiquement la personne handicapée dans le seul secteur de l'assistance sociale, oubliant que le handicap est une problématique transversale.
La Convergence rappelle que le handicap ne doit pas être géré uniquement par le prisme de la charité. Il touche des secteurs vitaux tels que la santé, l’éducation et l’accès à l’emploi. M. Diallo a notamment mis l'accent sur l'impact de la poliomyélite, qui frappe souvent les enfants à l'âge de la scolarisation, brisant ainsi leurs chances de réussite dès le plus jeune âge. Sans infrastructures adaptées et sans soutien spécifique, ces enfants se retrouvent exclus du système éducatif, puis, plus tard, du marché du travail.
Loin de demander l'aumône, la Convergence exige des réformes structurelles. L’organisation exhorte l'État à mettre en place des mécanismes concrets pour favoriser l'autonomie financière des personnes vivant avec un handicap. « L'État doit poser des mécanismes pour permettre à ces personnes-là de pouvoir vraiment être autonomes et exercer leur métier », a plaidé Pape Diallo au micro d’iRadio. Pour les participants, il est temps que les autorités passent des discours aux actes en intégrant pleinement cette frange de la population dans les plans de développement économique du pays.