L’Alliance de Bioversity International et du CIAT a lancé en Afrique sa Stratégie 2026-2030, baptisée « Avenirs résilients », avec un objectif : rapprocher la science de l’action pour transformer durablement les systèmes alimentaires et fonciers du continent. Présentée à Kigali dans le cadre de l’Africa Food Systems Forum 2026, cette feuille de route s’appuie déjà sur cinq nouveaux partenariats avec One Acre Fund, Landscape Alliance, la World Farmers’ Organisation, SNV et Mati Carbon.
À travers ces alliances, l’organisation entend accélérer la diffusion des innovations scientifiques auprès des petits exploitants agricoles, renforcer la résilience des paysages et des communautés, développer des marchés alimentaires plus inclusifs et mobiliser davantage de financements publics et privés. « Nous ne pouvons plus traiter séparément la faim, la crise climatique, l’effondrement de la biodiversité et le manque d’investissement », a déclaré Juan Lucas Restrepo, directeur général de l’Alliance de Bioversity International et du CIAT. Selon lui, l’Afrique a besoin d’une science capable de relier ces défis, d’éclairer les décisions et de faire passer les solutions éprouvées à grande échelle.
Cinq priorités pour changer d’échelle
La nouvelle stratégie intervient alors que les systèmes alimentaires africains sont confrontés à des défis croissants : variabilité climatique, dégradation des terres, perte de biodiversité, vulnérabilité des moyens de subsistance et accès encore insuffisant à une alimentation saine.
L’Alliance veut éviter les réponses isolées et organiser son action autour de cinq résultats interdépendants : exploiter le potentiel de l’agrobiodiversité au service de l’alimentation, du climat et de la nature, renforcer la capacité des exploitations agricoles et des paysages à faire face aux défis futurs, développer des économies alimentaires inclusives, génératrices de revenus et d’opportunités, améliorer l’accès à une alimentation saine, sûre et durable, y compris en période de crise, mobiliser les investissements publics et privés nécessaires au changement d’échelle des innovations.
Cette approche s’inscrit dans le nouvel agenda du Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA/CAADP), qui vise à traduire les ambitions du continent en résultats mesurables et durables. Depuis le rapprochement de Bioversity International et du CIAT en 2020, les innovations scientifiques de l’Alliance ont atteint 10 millions de personnes, contribué à améliorer six millions d’hectares, éclairé 1 900 politiques et influencé 280 millions de dollars d’investissements, selon les données communiquées par l’organisation.
Des partenariats conçus pour produire des résultats
Les cinq accords annoncés à Kigali doivent permettre de rapprocher la recherche des réalités de terrain. Avec One Acre Fund, l’objectif est notamment de faciliter l’accès des petits exploitants aux semences adaptées, aux outils numériques, aux pratiques favorables à la santé des sols, au financement et aux marchés. Le modèle de l’organisation partenaire accompagne déjà un million de petits exploitants en Afrique subsaharienne.
Le partenariat avec Landscape Alliance porte sur la restauration des paysages. Il combine des expertises dans les domaines des forêts, de l’agroforesterie, de la gouvernance foncière et des solutions fondées sur la nature afin de renforcer à la fois les écosystèmes et les moyens de subsistance des communautés.
Avec la World Farmers’ Organisation (WFO), l’Alliance veut donner une place plus importante aux agriculteurs dans la définition des priorités de recherche et des politiques agricoles. La co-conception de la recherche, le dialogue politique et la diffusion des innovations doivent notamment renforcer le rôle des organisations paysannes, des femmes et des jeunes.
L’accord avec SNV vise, de son côté, à transformer les résultats de la recherche en capacités durables. Il doit soutenir le renforcement des institutions locales, le développement de chaînes de valeur inclusives, l’entrepreneuriat rural et le déploiement de pratiques agricoles régénératrices et climato-intelligentes.
Enfin, le partenariat avec Mati Carbon explore le potentiel de l’altération accélérée des roches pour retirer durablement du carbone de l’atmosphère tout en améliorant la santé des sols. L’Alliance entend notamment évaluer scientifiquement l’efficacité, les risques et les bénéfices de cette approche pour les petits exploitants.
Mettre les agriculteurs au cœur de la transformation
Pour Wanjiru Kamau-Rutenberg, directrice régionale pour l’Afrique de l’Alliance, le continent dispose déjà d’un important réservoir de solutions. « L’Afrique n’attend pas qu’on lui apporte des solutions. Elle les construit déjà », a-t-elle affirmé, appelant à renforcer les innovations développées par les agriculteurs, les chercheurs, les entrepreneurs et les communautés.
Cette volonté de partir des solutions existantes constitue l’un des axes majeurs de la nouvelle stratégie. L’Alliance estime que les agriculteurs ne doivent plus être uniquement considérés comme des bénéficiaires des politiques et de la recherche, mais comme des acteurs de leur conception et de leur mise en œuvre.
La science au service de l’investissement
L’Alliance veut également rapprocher recherche scientifique et financement. Pour l’organisation, les données et les preuves scientifiques doivent permettre de réduire les risques, d’orienter les ressources vers les interventions les plus efficaces et de donner davantage de visibilité aux investisseurs.
Cette exigence est particulièrement forte dans le domaine des solutions climatiques. Pour Marcela Quintero, directrice générale adjointe chargée de la stratégie de recherche et de l’innovation, une innovation climatique doit démontrer ses bénéfices pour les populations comme pour l’environnement. « Notre rôle est d’apporter la rigueur scientifique qui permettra de comprendre où cette approche fonctionne, pour qui, à quelles conditions et avec quel impact réel », a-t-elle souligné.
Kigali comme point de départ
À Kigali, l’Alliance défend ainsi une approche intégrée de la transformation des systèmes alimentaires : produire davantage sans épuiser les sols, améliorer la nutrition tout en développant des marchés inclusifs, renforcer la résilience climatique tout en créant des revenus et attirer les investissements vers des solutions dont les résultats peuvent être démontrés.
L’organisation appelle désormais gouvernements, bailleurs, entreprises, investisseurs, organisations paysannes, universités et communautés à coordonner leurs moyens et à prendre les risques nécessaires pour accélérer le passage à l’échelle.
Les cinq partenariats conclus à Kigali constituent, selon l’Alliance, une première étape. Leur véritable réussite devra toutefois se mesurer à leurs effets sur le terrain : amélioration des conditions de vie, restauration des paysages, renforcement des économies rurales et capacité accrue des systèmes alimentaires africains à résister aux prochaines crises.
L’Alliance de Bioversity International et du CIAT, membre du CGIAR, mène des recherches à l’intersection de l’agriculture, de l’environnement, de la nutrition et des marchés. Son objectif est de mobiliser la biodiversité agricole et la recherche pour contribuer à la transformation durable des systèmes alimentaires et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
À travers ces alliances, l’organisation entend accélérer la diffusion des innovations scientifiques auprès des petits exploitants agricoles, renforcer la résilience des paysages et des communautés, développer des marchés alimentaires plus inclusifs et mobiliser davantage de financements publics et privés. « Nous ne pouvons plus traiter séparément la faim, la crise climatique, l’effondrement de la biodiversité et le manque d’investissement », a déclaré Juan Lucas Restrepo, directeur général de l’Alliance de Bioversity International et du CIAT. Selon lui, l’Afrique a besoin d’une science capable de relier ces défis, d’éclairer les décisions et de faire passer les solutions éprouvées à grande échelle.
Cinq priorités pour changer d’échelle
La nouvelle stratégie intervient alors que les systèmes alimentaires africains sont confrontés à des défis croissants : variabilité climatique, dégradation des terres, perte de biodiversité, vulnérabilité des moyens de subsistance et accès encore insuffisant à une alimentation saine.
L’Alliance veut éviter les réponses isolées et organiser son action autour de cinq résultats interdépendants : exploiter le potentiel de l’agrobiodiversité au service de l’alimentation, du climat et de la nature, renforcer la capacité des exploitations agricoles et des paysages à faire face aux défis futurs, développer des économies alimentaires inclusives, génératrices de revenus et d’opportunités, améliorer l’accès à une alimentation saine, sûre et durable, y compris en période de crise, mobiliser les investissements publics et privés nécessaires au changement d’échelle des innovations.
Cette approche s’inscrit dans le nouvel agenda du Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA/CAADP), qui vise à traduire les ambitions du continent en résultats mesurables et durables. Depuis le rapprochement de Bioversity International et du CIAT en 2020, les innovations scientifiques de l’Alliance ont atteint 10 millions de personnes, contribué à améliorer six millions d’hectares, éclairé 1 900 politiques et influencé 280 millions de dollars d’investissements, selon les données communiquées par l’organisation.
Des partenariats conçus pour produire des résultats
Les cinq accords annoncés à Kigali doivent permettre de rapprocher la recherche des réalités de terrain. Avec One Acre Fund, l’objectif est notamment de faciliter l’accès des petits exploitants aux semences adaptées, aux outils numériques, aux pratiques favorables à la santé des sols, au financement et aux marchés. Le modèle de l’organisation partenaire accompagne déjà un million de petits exploitants en Afrique subsaharienne.
Le partenariat avec Landscape Alliance porte sur la restauration des paysages. Il combine des expertises dans les domaines des forêts, de l’agroforesterie, de la gouvernance foncière et des solutions fondées sur la nature afin de renforcer à la fois les écosystèmes et les moyens de subsistance des communautés.
Avec la World Farmers’ Organisation (WFO), l’Alliance veut donner une place plus importante aux agriculteurs dans la définition des priorités de recherche et des politiques agricoles. La co-conception de la recherche, le dialogue politique et la diffusion des innovations doivent notamment renforcer le rôle des organisations paysannes, des femmes et des jeunes.
L’accord avec SNV vise, de son côté, à transformer les résultats de la recherche en capacités durables. Il doit soutenir le renforcement des institutions locales, le développement de chaînes de valeur inclusives, l’entrepreneuriat rural et le déploiement de pratiques agricoles régénératrices et climato-intelligentes.
Enfin, le partenariat avec Mati Carbon explore le potentiel de l’altération accélérée des roches pour retirer durablement du carbone de l’atmosphère tout en améliorant la santé des sols. L’Alliance entend notamment évaluer scientifiquement l’efficacité, les risques et les bénéfices de cette approche pour les petits exploitants.
Mettre les agriculteurs au cœur de la transformation
Pour Wanjiru Kamau-Rutenberg, directrice régionale pour l’Afrique de l’Alliance, le continent dispose déjà d’un important réservoir de solutions. « L’Afrique n’attend pas qu’on lui apporte des solutions. Elle les construit déjà », a-t-elle affirmé, appelant à renforcer les innovations développées par les agriculteurs, les chercheurs, les entrepreneurs et les communautés.
Cette volonté de partir des solutions existantes constitue l’un des axes majeurs de la nouvelle stratégie. L’Alliance estime que les agriculteurs ne doivent plus être uniquement considérés comme des bénéficiaires des politiques et de la recherche, mais comme des acteurs de leur conception et de leur mise en œuvre.
La science au service de l’investissement
L’Alliance veut également rapprocher recherche scientifique et financement. Pour l’organisation, les données et les preuves scientifiques doivent permettre de réduire les risques, d’orienter les ressources vers les interventions les plus efficaces et de donner davantage de visibilité aux investisseurs.
Cette exigence est particulièrement forte dans le domaine des solutions climatiques. Pour Marcela Quintero, directrice générale adjointe chargée de la stratégie de recherche et de l’innovation, une innovation climatique doit démontrer ses bénéfices pour les populations comme pour l’environnement. « Notre rôle est d’apporter la rigueur scientifique qui permettra de comprendre où cette approche fonctionne, pour qui, à quelles conditions et avec quel impact réel », a-t-elle souligné.
Kigali comme point de départ
À Kigali, l’Alliance défend ainsi une approche intégrée de la transformation des systèmes alimentaires : produire davantage sans épuiser les sols, améliorer la nutrition tout en développant des marchés inclusifs, renforcer la résilience climatique tout en créant des revenus et attirer les investissements vers des solutions dont les résultats peuvent être démontrés.
L’organisation appelle désormais gouvernements, bailleurs, entreprises, investisseurs, organisations paysannes, universités et communautés à coordonner leurs moyens et à prendre les risques nécessaires pour accélérer le passage à l’échelle.
Les cinq partenariats conclus à Kigali constituent, selon l’Alliance, une première étape. Leur véritable réussite devra toutefois se mesurer à leurs effets sur le terrain : amélioration des conditions de vie, restauration des paysages, renforcement des économies rurales et capacité accrue des systèmes alimentaires africains à résister aux prochaines crises.
L’Alliance de Bioversity International et du CIAT, membre du CGIAR, mène des recherches à l’intersection de l’agriculture, de l’environnement, de la nutrition et des marchés. Son objectif est de mobiliser la biodiversité agricole et la recherche pour contribuer à la transformation durable des systèmes alimentaires et à l’amélioration des conditions de vie des populations.