L'économiste-statisticien Babacar Gaye qualifie la polémique sur la « dette dite cachée » de « non-sens » et de « non-débat », dans un entretien accordé à L’Observateur.
Selon lui, cette question relève d'un problème de « sincérité comptable » plutôt que d'une réelle problématique économique, insistant sur le fait que le véritable enjeu réside dans l'« efficience de la dette » et son impact sur la croissance nationale.
Analysant la situation financière du Sénégal, l'expert estime que le pays n'est pas encore sorti du piège de l'endettement, malgré le rebond observé en 2025. Il alerte sur le fait que « le service de la dette absorbe l'essentiel de ce que nous prélevons » et compare la gestion actuelle à « un ménage qui paie son crédit avec sa carte bancaire », préconisant une stratégie de désendettement fondée sur l'efficience plutôt que sur une simple augmentation de la fiscalité.
Concernant les relations avec le FMI, Babacar Gaye juge la restructuration de la dette inévitable, soulignant qu'« à ce cours, les marchés ont déjà restructuré notre dette à notre place ».
Il encourage les autorités sénégalaises à adopter une posture proactive en présentant leur propre plan pour éviter le « diktat du FMI », affirmant que « la souveraineté ne se proclame pas dans les meetings ; elle se construit, ligne après ligne, dans nos recettes ».
Selon lui, cette question relève d'un problème de « sincérité comptable » plutôt que d'une réelle problématique économique, insistant sur le fait que le véritable enjeu réside dans l'« efficience de la dette » et son impact sur la croissance nationale.
Analysant la situation financière du Sénégal, l'expert estime que le pays n'est pas encore sorti du piège de l'endettement, malgré le rebond observé en 2025. Il alerte sur le fait que « le service de la dette absorbe l'essentiel de ce que nous prélevons » et compare la gestion actuelle à « un ménage qui paie son crédit avec sa carte bancaire », préconisant une stratégie de désendettement fondée sur l'efficience plutôt que sur une simple augmentation de la fiscalité.
Concernant les relations avec le FMI, Babacar Gaye juge la restructuration de la dette inévitable, soulignant qu'« à ce cours, les marchés ont déjà restructuré notre dette à notre place ».
Il encourage les autorités sénégalaises à adopter une posture proactive en présentant leur propre plan pour éviter le « diktat du FMI », affirmant que « la souveraineté ne se proclame pas dans les meetings ; elle se construit, ligne après ligne, dans nos recettes ».