​MSGBC : de l'exportation à l'industrialisation, le nouveau visage du gaz ouest-africain



L'Afrique de l'Ouest entame un tournant énergétique majeur. Le bassin atlantique « déplace son attention de la découverte de ressources et des exportations de GNL vers les infrastructures nécessaires pour acheminer le gaz vers les marchés intérieurs, la production d'électricité et l'industrie régionale ».

Dans le cadre des projets de la zone MSGBC ( Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau, Guinée-Conakry ), plusieurs pays de la région concrétisent cette transition à travers des projets structurants. Au Sénégal, l'approbation du gazoduc de Gandon et la refonte du gisement de Yakaar-Teranga illustrent la volonté de « positionner le gaz comme un intrant dans des chaînes de valeur industrielles et agricoles plus larges plutôt que comme un simple produit d'exportation ».

De son côté, la Mauritanie développe des initiatives axées sur la production d'électricité, tandis que l'expansion des activités d'exploration et d'infrastructures se poursuit activement en Guinée-Conakry, en Gambie et en Guinée-Bissau.

La monétisation des ressources s'appuie également sur l'interconnexion des réseaux électriques transfrontaliers et des projets continentaux d'envergure. À l'échelle macroéconomique, le gazoduc africain atlantique reliant le Nigeria au Maroc et traversant les États MSGBC devrait franchir une étape décisive avec « la signature d'un accord intergouvernemental prévue au quatrième trimestre 2026 », consolidant ainsi l'intégration des marchés énergétiques régionaux.

C'est dans cette dynamique que se tiendra la conférence « MSGBC Oil, Gas & Power 2026 », du 1er au 3 décembre prochains au CICAD de Dakar, au Sénégal.

Fodé Bakary Camara

Jeudi 17 Septembre 2026 15:08


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