​Maison du Parti : Des affrontements à Colobane font avorter l’Assemblée générale du PS



Tentions à la maison du Parti Socialiste. L'Assemblée Générale consacrée à la relance du Parti Socialiste n'a pas eu finalement lieu. A peine ouverte, la salle a été le théâtre d'affrontement entre militants des différentes tendances. Les travaux ont été donc suspendus, annulés.
 
Alioune Ndoye, accompagné de l'ancien ministre Serigne Mbaye Thiam et de leurs militants, s'est présenté ce samedi à la maison du Parti Socialiste. L'électorat s'est empêché dans un premier temps d'accéder à la salle où se tenait une réunion consacrée à la relance du parti. Ils ont contesté cette décision. La tension est alors montée d'un cran, de l'allure à des jets de pierres, à l'utilisation de gaz lacrymogènes et à des vitres brisées, entraînant l'interruption de la rencontre.
 
Une détermination des militants saluée par Alioune Ndoye. « On ne peut pas vous remercier assez. Il y a des gens qu'on a payés, ils ont passé ici la nuit, mais lorsque vous êtes arrivés, on a pu avoir ce qu'on veut. Si on est là, c'est parce qu'on ne veut pas faire comme les autres. Aller chez toi, attendre qu'on te dise que tout est OK, pour pouvoir venir ». C'est justement cette interdiction d'accéder à la salle de réunion que dénonce Alioune Ndoye.
 
Il critique également le dispositif de sécurité mis en place à la maison du parti, estimant qu'il est inacceptable qu'on fasse le contrôle des accès à des personnes chargées de filtrer l'entrée des militants. Selon lui, tout militant socialiste doit pouvoir accéder librement à la maison du parti.
 
« Quand on prend la maison du parti et qu'on la confie à des gros bras qui ferment les portes pour filtrer l'entrée des militants, ça nous l'avons trouvé inacceptable. C'est tout ce qu'on a demandé. On a dit que le militant a la liberté d'entrer dans sa maison du parti, on n'en est même pas encore à la réunion elle-même. Celle-là, on allait savoir comment la gérer. Mais mettre des policiers qui filtrent l'entrée des militants accompagnés de gros bras, on a dit ça, on ne peut pas l'accepter ».
 
Cette nouvelle poussée de tensions illustre les profondes divergences que traverse actuellement le parti socialiste.


Samedi 13 Juin 2026 21:19


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