L’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), en partenariat avec la Fondation Institut Pasteur de Dakar, a organisé un atelier régional de cinq jours destiné aux personnels des laboratoires nationaux de référence des pays de la CEDEAO. Cette formation vise à renforcer les capacités régionales en matière de diagnostic moléculaire, de séquençage génomique, de biosécurité et d’interprétation des résultats concernant le virus Ebola Bundibugyo et le virus Andes, afin d’améliorer la préparation et la réponse aux agents pathogènes émergents à fort impact.
Les travaux ont reposé exclusivement sur des contrôles non infectieux, des matrices simulées et des échantillons inactivés, conformément aux normes nationales et internationales de biosécurité. L’objectif est de permettre aux laboratoires de référence de détecter rapidement ces agents pathogènes, d’assurer une surveillance efficace et de renforcer la coordination régionale face aux risques épidémiques.
À cette occasion, l’administrateur de l’Institut Pasteur de Dakar, Ibrahima Socé Fall, a rappelé que la recrudescence récente des cas d’Ebola Bundibugyo en République démocratique du Congo souligne l’urgence de renforcer les capacités des pays africains. « Les déplacements transfrontaliers, les mouvements de populations et les conflits favorisent la propagation de la maladie. Cette situation exige une réponse rapide afin de sauver des vies et de renforcer la préparation de tous les pays du continent africain, mais également au-delà », a-t-il déclaré.
Selon lui, des cas liés à cette flambée ont également été détectés chez des personnels humanitaires ayant quitté la RDC, illustrant le risque d'une propagation internationale.
Ibrahima Socé Fall a rappelé que l’Institut Pasteur de Dakar s’appuie depuis plusieurs années sur le système de surveillance électronique Sentinelle « 4S », désormais déployé dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Toutefois, a-t-il souligné, l’efficacité de cette surveillance dépend de laboratoires capables de réaliser rapidement des diagnostics fiables et de recourir au séquençage génomique pour identifier les nouveaux variants et les mutations.
L’administrateur de l’Institut Pasteur a également mis en avant les résultats du Programme ouest-africain des laboratoires (PROALAB), financé par la Banque allemande de développement (KfW) depuis 2018. Ce programme a permis de renforcer un réseau régional de 33 laboratoires couvrant les secteurs de la santé humaine, animale, environnementale et toxicologique. « Comme nous l’avions fait avant l’apparition des premiers cas de Covid-19 en Afrique de l’Ouest, ces formations permettent d’anticiper les crises sanitaires. Même si nous espérons qu’elles ne seront jamais nécessaires pour Ebola Bundibugyo, elles renforcent durablement les compétences indispensables à la surveillance et au diagnostic des épidémies », a-t-il indiqué.
Le nouveau représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Sénégal, Dr N’da Konan Michel Yao, a insisté sur la nécessité d’investir dans les capacités de laboratoire avant les crises sanitaires. « Les épidémies deviennent de plus en plus fréquentes et complexes. Notre meilleure stratégie consiste à bâtir les capacités avant les crises et non pendant les crises. Les laboratoires constituent un pilier essentiel de cette préparation », a-t-il affirmé.
Le responsable de l’OMS a rappelé que les laboratoires ne se limitent pas à confirmer les diagnostics. Ils permettent également de détecter précocement les menaces sanitaires, de suivre l’évolution des agents pathogènes grâce au séquençage génomique et d’orienter rapidement les décisions de santé publique. Il a également salué le rôle de l’Institut Pasteur de Dakar, qu’il a qualifié de « véritable centre d’excellence régional », ainsi que le partenariat avec l’OOAS, illustrant selon lui l’importance de la coopération entre les pays d’Afrique de l’Ouest pour construire une expertise durable en matière de sécurité sanitaire.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la multiplication des maladies infectieuses émergentes et réémergentes. Les responsables sanitaires estiment que le renforcement des laboratoires nationaux de référence constitue un pilier essentiel de l’alerte précoce, de l’investigation des cas, de la protection des personnels de santé et de la coordination transfrontalière.
Le virus Ebola Bundibugyo est responsable d'une forme sévère de la maladie à virus Ebola. Contrairement au virus Ebola Zaïre, il ne dispose actuellement ni d’un vaccin largement homologué ni d’un traitement spécifique validé. La prise en charge repose donc principalement sur le diagnostic précoce, l’isolement rapide des cas, la recherche des contacts, la biosécurité en laboratoire et une surveillance épidémiologique renforcée.
Les participants ont également été formés au virus Andes, un hantavirus responsable du syndrome cardiopulmonaire à hantavirus. Bien que son réservoir naturel soit limité à l’Amérique du Sud, le risque de cas importés justifie le renforcement des capacités diagnostiques des laboratoires ouest-africains face aux fièvres hémorragiques et aux syndromes respiratoires graves d’origine zoonotique.
À travers cette formation, l’OOAS, l’Institut Pasteur de Dakar et leurs partenaires entendent doter les laboratoires de la région de compétences transversales portant sur l’évaluation des risques, l’extraction d’ARN viral, la RT-qPCR, le séquençage de nouvelle génération, l’assurance qualité, la biosécurité et la notification rapide des cas, autant d’éléments essentiels pour améliorer la sécurité sanitaire en Afrique de l’Ouest.
Les travaux ont reposé exclusivement sur des contrôles non infectieux, des matrices simulées et des échantillons inactivés, conformément aux normes nationales et internationales de biosécurité. L’objectif est de permettre aux laboratoires de référence de détecter rapidement ces agents pathogènes, d’assurer une surveillance efficace et de renforcer la coordination régionale face aux risques épidémiques.
À cette occasion, l’administrateur de l’Institut Pasteur de Dakar, Ibrahima Socé Fall, a rappelé que la recrudescence récente des cas d’Ebola Bundibugyo en République démocratique du Congo souligne l’urgence de renforcer les capacités des pays africains. « Les déplacements transfrontaliers, les mouvements de populations et les conflits favorisent la propagation de la maladie. Cette situation exige une réponse rapide afin de sauver des vies et de renforcer la préparation de tous les pays du continent africain, mais également au-delà », a-t-il déclaré.
Selon lui, des cas liés à cette flambée ont également été détectés chez des personnels humanitaires ayant quitté la RDC, illustrant le risque d'une propagation internationale.
Ibrahima Socé Fall a rappelé que l’Institut Pasteur de Dakar s’appuie depuis plusieurs années sur le système de surveillance électronique Sentinelle « 4S », désormais déployé dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Toutefois, a-t-il souligné, l’efficacité de cette surveillance dépend de laboratoires capables de réaliser rapidement des diagnostics fiables et de recourir au séquençage génomique pour identifier les nouveaux variants et les mutations.
L’administrateur de l’Institut Pasteur a également mis en avant les résultats du Programme ouest-africain des laboratoires (PROALAB), financé par la Banque allemande de développement (KfW) depuis 2018. Ce programme a permis de renforcer un réseau régional de 33 laboratoires couvrant les secteurs de la santé humaine, animale, environnementale et toxicologique. « Comme nous l’avions fait avant l’apparition des premiers cas de Covid-19 en Afrique de l’Ouest, ces formations permettent d’anticiper les crises sanitaires. Même si nous espérons qu’elles ne seront jamais nécessaires pour Ebola Bundibugyo, elles renforcent durablement les compétences indispensables à la surveillance et au diagnostic des épidémies », a-t-il indiqué.
Le nouveau représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Sénégal, Dr N’da Konan Michel Yao, a insisté sur la nécessité d’investir dans les capacités de laboratoire avant les crises sanitaires. « Les épidémies deviennent de plus en plus fréquentes et complexes. Notre meilleure stratégie consiste à bâtir les capacités avant les crises et non pendant les crises. Les laboratoires constituent un pilier essentiel de cette préparation », a-t-il affirmé.
Le responsable de l’OMS a rappelé que les laboratoires ne se limitent pas à confirmer les diagnostics. Ils permettent également de détecter précocement les menaces sanitaires, de suivre l’évolution des agents pathogènes grâce au séquençage génomique et d’orienter rapidement les décisions de santé publique. Il a également salué le rôle de l’Institut Pasteur de Dakar, qu’il a qualifié de « véritable centre d’excellence régional », ainsi que le partenariat avec l’OOAS, illustrant selon lui l’importance de la coopération entre les pays d’Afrique de l’Ouest pour construire une expertise durable en matière de sécurité sanitaire.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la multiplication des maladies infectieuses émergentes et réémergentes. Les responsables sanitaires estiment que le renforcement des laboratoires nationaux de référence constitue un pilier essentiel de l’alerte précoce, de l’investigation des cas, de la protection des personnels de santé et de la coordination transfrontalière.
Le virus Ebola Bundibugyo est responsable d'une forme sévère de la maladie à virus Ebola. Contrairement au virus Ebola Zaïre, il ne dispose actuellement ni d’un vaccin largement homologué ni d’un traitement spécifique validé. La prise en charge repose donc principalement sur le diagnostic précoce, l’isolement rapide des cas, la recherche des contacts, la biosécurité en laboratoire et une surveillance épidémiologique renforcée.
Les participants ont également été formés au virus Andes, un hantavirus responsable du syndrome cardiopulmonaire à hantavirus. Bien que son réservoir naturel soit limité à l’Amérique du Sud, le risque de cas importés justifie le renforcement des capacités diagnostiques des laboratoires ouest-africains face aux fièvres hémorragiques et aux syndromes respiratoires graves d’origine zoonotique.
À travers cette formation, l’OOAS, l’Institut Pasteur de Dakar et leurs partenaires entendent doter les laboratoires de la région de compétences transversales portant sur l’évaluation des risques, l’extraction d’ARN viral, la RT-qPCR, le séquençage de nouvelle génération, l’assurance qualité, la biosécurité et la notification rapide des cas, autant d’éléments essentiels pour améliorer la sécurité sanitaire en Afrique de l’Ouest.