Les langues nationales pourraient contribuer à améliorer les apprentissages des élèves au Sénégal. Les résultats de l’évaluation PASEC 2024 montrent des performances en lecture chez les élèves évalués dans ces langues au début du primaire. Pour les responsables de l’éducation, cette approche pourrait être étendue à d’autres matières. La question a été évoquée lors de la présentation des résultats de l’évaluation, organisée à Dakar les 22 et 23 octobre 2026.
Selon Hilaire Hounkpódoté, coordonnateur du Programme d’analyse des systèmes éducatifs (PASEC) de la Conférence des ministres de l'Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN), les résultats montrent que les élèves de deuxième année du primaire évalués en langue nationale obtiennent de meilleures performances en lecture que ceux évalués en français.
« Les enfants de deuxième année qu’on a évalués en langue nationale, en termes de scolarité, sont beaucoup plus performants que les enfants évalués en français, en lecture », a-t-il expliqué.
Le coordonnateur souligne également que le Sénégal maintient globalement ses performances depuis 2014. Il précise toutefois que cette tendance doit être nuancée, notamment en ce qui concerne les mathématiques, où les résultats restent moins satisfaisants.
Vers l’introduction des langues nationales en mathématiques
Pour le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, l’introduction des langues nationales dès les premières années du primaire constitue un élément important dans le maintien des performances en lecture et en communication.
Le ministre souhaite désormais que cette approche soit également explorée dans l’enseignement des mathématiques. « L’enfant, s’il commence la première année, la deuxième, avec les langues nationales en mathématiques, on peut espérer avoir, donc, des niveaux beaucoup plus intéressants liés aux mathématiques », a-t-il déclaré.
Cette piste intervient dans un contexte où les difficultés en mathématiques restent un défi pour le Sénégal, comme pour plusieurs autres pays évalués. Le secrétaire général de la CONFEMEN, le professeur Abdel Rahamane Baba-Moussa, relève notamment que les résultats en mathématiques sont globalement moins bons.
Il estime que la question de la langue utilisée pour expliquer les notions et formuler les exercices mérite d’être approfondie. Selon lui, les enseignants sont souvent obligés d’expliquer en français les termes employés dans les questions, ce qui peut compliquer la compréhension des élèves.
Ne pas laisser les élèves en difficulté de côté
Au-delà de la langue d’enseignement, les responsables du PASEC insistent sur la nécessité de mieux accompagner les élèves qui rencontrent des difficultés.
Hilaire Hounkpódoté appelle à leur apporter un soutien adapté avant leur passage au collège, afin qu’ils puissent poursuivre leur scolarité dans de meilleures conditions.
L’évaluation PASEC 2024 invite ainsi à poursuivre la réflexion sur les méthodes d’enseignement, la formation des enseignants et la place des langues nationales dans le système éducatif.
Selon Hilaire Hounkpódoté, coordonnateur du Programme d’analyse des systèmes éducatifs (PASEC) de la Conférence des ministres de l'Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN), les résultats montrent que les élèves de deuxième année du primaire évalués en langue nationale obtiennent de meilleures performances en lecture que ceux évalués en français.
« Les enfants de deuxième année qu’on a évalués en langue nationale, en termes de scolarité, sont beaucoup plus performants que les enfants évalués en français, en lecture », a-t-il expliqué.
Le coordonnateur souligne également que le Sénégal maintient globalement ses performances depuis 2014. Il précise toutefois que cette tendance doit être nuancée, notamment en ce qui concerne les mathématiques, où les résultats restent moins satisfaisants.
Vers l’introduction des langues nationales en mathématiques
Pour le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, l’introduction des langues nationales dès les premières années du primaire constitue un élément important dans le maintien des performances en lecture et en communication.
Le ministre souhaite désormais que cette approche soit également explorée dans l’enseignement des mathématiques. « L’enfant, s’il commence la première année, la deuxième, avec les langues nationales en mathématiques, on peut espérer avoir, donc, des niveaux beaucoup plus intéressants liés aux mathématiques », a-t-il déclaré.
Cette piste intervient dans un contexte où les difficultés en mathématiques restent un défi pour le Sénégal, comme pour plusieurs autres pays évalués. Le secrétaire général de la CONFEMEN, le professeur Abdel Rahamane Baba-Moussa, relève notamment que les résultats en mathématiques sont globalement moins bons.
Il estime que la question de la langue utilisée pour expliquer les notions et formuler les exercices mérite d’être approfondie. Selon lui, les enseignants sont souvent obligés d’expliquer en français les termes employés dans les questions, ce qui peut compliquer la compréhension des élèves.
Ne pas laisser les élèves en difficulté de côté
Au-delà de la langue d’enseignement, les responsables du PASEC insistent sur la nécessité de mieux accompagner les élèves qui rencontrent des difficultés.
Hilaire Hounkpódoté appelle à leur apporter un soutien adapté avant leur passage au collège, afin qu’ils puissent poursuivre leur scolarité dans de meilleures conditions.
L’évaluation PASEC 2024 invite ainsi à poursuivre la réflexion sur les méthodes d’enseignement, la formation des enseignants et la place des langues nationales dans le système éducatif.