Le linguiste et professeur Mbaké Diagne estime que l'analphabétisme constitue l'un des principaux freins au développement du Sénégal. Selon lui, le pays reste profondément divisé entre une minorité instruite qui dirige les politiques publiques et une majorité de citoyens qui participent à l'économie nationale à travers les langues nationales, sans maîtriser la lecture et l'écriture.
Intervenant sur iRadio, le professeur a souligné que cette fracture linguistique et éducative empêche une grande partie de la population de contribuer pleinement au développement du pays. « Notre pays est cloisonné en deux parties. Il y a une minorité qui sait lire et écrire, qui dirige le pays et mène les politiques publiques dans une langue que les populations ne comprennent pas. Les autres, majoritaires, tiennent l'économie du pays, mais dans d'autres langues », a-t-il déclaré.
Pour l'universitaire, cette situation entraîne une perte considérable de savoirs et de savoir-faire traditionnels. Il cite notamment la disparition progressive des connaissances liées à certaines plantes médicinales autrefois utilisées par les populations pour se soigner.
Face à ce constat, Mbaké Diagne appelle à accélérer la lutte contre l'analphabétisme. Il rappelle que cette question figure parmi les priorités affichées par les autorités, tout en regrettant la lenteur de sa mise en œuvre. « Tant que les 37,1 % de la population qui ne savent pas lire et écrire ne seront pas pris en charge, il sera extrêmement difficile de relever les défis du développement », a-t-il averti.
Le spécialiste souligne également que l'absence de compétences de base limite l'accès des populations aux nouvelles technologies, notamment à l'intelligence artificielle et aux outils numériques. Il révèle d'ailleurs que des applications intégrant des fonctionnalités audio sont en cours de développement afin de permettre aux personnes analphabètes de communiquer et d'utiliser certains services de manière autonome.
Pour Mbaké Diagne, l'acquisition des compétences fondamentales en lecture et en écriture demeure une condition indispensable pour favoriser l'inclusion numérique et le développement économique du Sénégal.
Intervenant sur iRadio, le professeur a souligné que cette fracture linguistique et éducative empêche une grande partie de la population de contribuer pleinement au développement du pays. « Notre pays est cloisonné en deux parties. Il y a une minorité qui sait lire et écrire, qui dirige le pays et mène les politiques publiques dans une langue que les populations ne comprennent pas. Les autres, majoritaires, tiennent l'économie du pays, mais dans d'autres langues », a-t-il déclaré.
Pour l'universitaire, cette situation entraîne une perte considérable de savoirs et de savoir-faire traditionnels. Il cite notamment la disparition progressive des connaissances liées à certaines plantes médicinales autrefois utilisées par les populations pour se soigner.
Face à ce constat, Mbaké Diagne appelle à accélérer la lutte contre l'analphabétisme. Il rappelle que cette question figure parmi les priorités affichées par les autorités, tout en regrettant la lenteur de sa mise en œuvre. « Tant que les 37,1 % de la population qui ne savent pas lire et écrire ne seront pas pris en charge, il sera extrêmement difficile de relever les défis du développement », a-t-il averti.
Le spécialiste souligne également que l'absence de compétences de base limite l'accès des populations aux nouvelles technologies, notamment à l'intelligence artificielle et aux outils numériques. Il révèle d'ailleurs que des applications intégrant des fonctionnalités audio sont en cours de développement afin de permettre aux personnes analphabètes de communiquer et d'utiliser certains services de manière autonome.
Pour Mbaké Diagne, l'acquisition des compétences fondamentales en lecture et en écriture demeure une condition indispensable pour favoriser l'inclusion numérique et le développement économique du Sénégal.