Les anciens directeurs généraux du Fonds d’entretien routier autonome (Fera), Mamadou Faye et Pape Ibrahima Faye, ont été auditionnés par le Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF) dans le cadre de l’enquête sur le prêt relais de 95 milliards FCFA lié au Programme spécial de désenclavement (PSD), lancé sous Macky Sall. L’enquête porte notamment sur le circuit de décaissement des fonds et leur destination finale. Selon les investigations, l’argent aurait transité par des sociétés intermédiaires avant d’être versé aux entreprises chargées des travaux.
Selon L’Observateur, l’ancien directeur général du Fera, Pape Ibrahima Faye, aurait contesté les accusations de détournement. Sa défense aurait affirmé que toutes les entreprises ont été payées et que les transactions sont traçables grâce aux ordres de virement. Elle aurait précisé que les paiements étaient initiés par l’Ageroute via une entreprise britannique, avant de passer par le Fera et la banque.
De son côté, Mamadou Faye est notamment concerné par les intérêts générés par des fonds placés sur un compte séquestre sous forme de dépôt à terme. Sa défense aurait soutenu qu’il a présenté les justificatifs des opérations aux juges. Il aurait versé une caution de plus de 200 millions FCFA pour obtenir sa remise en liberté.
Créé en 2007, le Fonds d’entretien routier autonome (Fera) a été réorganisé en 2020 pour diversifier ses ressources et renforcer le financement de l’entretien routier. Il a ensuite été associé au Programme spécial de désenclavement (PSD), lancé en 2022, qui prévoyait la construction de plus de 2 700 kilomètres de routes à travers le Sénégal, pour un coût estimé à 453 milliards FCFA selon les rapports de l’Ageroute.
Pour accélérer les travaux en attendant la mobilisation complète des financements internationaux, un crédit relais aurait été sollicité en 2023. Un montant de 95 milliards FCFA est aujourd’hui au cœur de l’enquête judiciaire. Le financement britannique aurait également imposé la participation d’une entreprise britannique, les sociétés sénégalaises devant intervenir comme sous-traitantes dans le cadre du montage retenu.
Selon L’Observateur, l’ancien directeur général du Fera, Pape Ibrahima Faye, aurait contesté les accusations de détournement. Sa défense aurait affirmé que toutes les entreprises ont été payées et que les transactions sont traçables grâce aux ordres de virement. Elle aurait précisé que les paiements étaient initiés par l’Ageroute via une entreprise britannique, avant de passer par le Fera et la banque.
De son côté, Mamadou Faye est notamment concerné par les intérêts générés par des fonds placés sur un compte séquestre sous forme de dépôt à terme. Sa défense aurait soutenu qu’il a présenté les justificatifs des opérations aux juges. Il aurait versé une caution de plus de 200 millions FCFA pour obtenir sa remise en liberté.
Créé en 2007, le Fonds d’entretien routier autonome (Fera) a été réorganisé en 2020 pour diversifier ses ressources et renforcer le financement de l’entretien routier. Il a ensuite été associé au Programme spécial de désenclavement (PSD), lancé en 2022, qui prévoyait la construction de plus de 2 700 kilomètres de routes à travers le Sénégal, pour un coût estimé à 453 milliards FCFA selon les rapports de l’Ageroute.
Pour accélérer les travaux en attendant la mobilisation complète des financements internationaux, un crédit relais aurait été sollicité en 2023. Un montant de 95 milliards FCFA est aujourd’hui au cœur de l’enquête judiciaire. Le financement britannique aurait également imposé la participation d’une entreprise britannique, les sociétés sénégalaises devant intervenir comme sous-traitantes dans le cadre du montage retenu.