Le Sénégal s’apprête à devenir le carrefour mondial des réflexions sur la protection sociale. À la suite de l’édition de Niamey en 2022, Dakar a été choisie pour abriter la prochaine grande conférence internationale sur cette thématique cruciale. Pour baliser le chemin, un atelier de deux jours s'est ouvert pour stabiliser la note conceptuelle, installer les comités scientifiques et définir la feuille de route organisationnelle.
Un partenariat sénégalo-belge dynamique
Youssouph Djité, Directeur de cabinet du ministre de la Famille, de l’Action sociale et de la Solidarité, a tenu d'emblée à saluer la qualité de la coopération avec le royaume de Belgique. À travers l’agence Enabel, Bruxelles apporte un appui technique et financier, particulièrement dans le processus de préparation de ce sommet.
Le Directeur Pays d'Enabel, Abou El Mahassine Fassi-Fihri, a réitéré la fierté de la Belgique d'accompagner le gouvernement sénégalais : « La protection sociale n'est pas un fardeau ou un coût, mais un investissement dans l'humain et dans la nation », a-t-il affirmé, soulignant que ce modèle est essentiel pour faire face aux chocs économiques et climatiques actuels.
La protection sociale au cœur de l'Agenda « Sénégal 2050 »
Le Sénégal n'arrive pas à ce rendez-vous les mains vides. Depuis 2013, le pays a densifié son architecture sociale avec la création de la Délégation Générale à la Protection Sociale (DGPSSN) et de l'Agence de la Couverture Maladie Universelle (ACMU).
M. Djité a rappelé que dans le nouveau référentiel des politiques publiques, l’« Agenda National de Transformation Sénégal 2050 », la protection sociale demeure une priorité absolue. L’objectif est clair : renforcer la couverture des filets sociaux, assurer un financement durable, harmoniser les interventions entre les différentes structures (FSN, CEZARD, DGAS, etc.).
Interrogé sur les préoccupations concernant les bourses de sécurité familiale, le Directeur de cabinet a tenu à rassurer. Suite à une réévaluation demandée par le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, le Registre national unique (RNU) est passé de 541 000 à 1 000 000 ménages.
Concernant les personnes vivant avec un handicap, Youssouph Djité a été catégorique : « Il n’y a ni omission, ni discrimination. » Bien que la population des handicapés dépasse le million, un quota spécifique leur est réservé sur la base de critères liés à la carte d’égalité de chances. Les paiements ont d'ailleurs débuté en ce mois de mars après une phase de recertification technique.
Un défi organisationnel et scientifique
La conférence de novembre 2026 attend une vingtaine de pays. Au-delà du partage de l'expertise sénégalaise, il s'agira pour le pays de la Teranga de s'inspirer des meilleures pratiques mondiales.
Pour réussir ce pari, un large front de partenaires s'est mobilisé aux côtés du Sénégal : l'OMS, l'UNICEF, le BIT, la Banque Mondiale, la JICA et l'AFD. L’enjeu des prochains mois sera de transformer cet atelier préparatoire en une réussite logistique et intellectuelle, afin de faire de la protection sociale un véritable levier de réduction des inégalités dans la sous-région.
Un partenariat sénégalo-belge dynamique
Youssouph Djité, Directeur de cabinet du ministre de la Famille, de l’Action sociale et de la Solidarité, a tenu d'emblée à saluer la qualité de la coopération avec le royaume de Belgique. À travers l’agence Enabel, Bruxelles apporte un appui technique et financier, particulièrement dans le processus de préparation de ce sommet.
Le Directeur Pays d'Enabel, Abou El Mahassine Fassi-Fihri, a réitéré la fierté de la Belgique d'accompagner le gouvernement sénégalais : « La protection sociale n'est pas un fardeau ou un coût, mais un investissement dans l'humain et dans la nation », a-t-il affirmé, soulignant que ce modèle est essentiel pour faire face aux chocs économiques et climatiques actuels.
La protection sociale au cœur de l'Agenda « Sénégal 2050 »
Le Sénégal n'arrive pas à ce rendez-vous les mains vides. Depuis 2013, le pays a densifié son architecture sociale avec la création de la Délégation Générale à la Protection Sociale (DGPSSN) et de l'Agence de la Couverture Maladie Universelle (ACMU).
M. Djité a rappelé que dans le nouveau référentiel des politiques publiques, l’« Agenda National de Transformation Sénégal 2050 », la protection sociale demeure une priorité absolue. L’objectif est clair : renforcer la couverture des filets sociaux, assurer un financement durable, harmoniser les interventions entre les différentes structures (FSN, CEZARD, DGAS, etc.).
Interrogé sur les préoccupations concernant les bourses de sécurité familiale, le Directeur de cabinet a tenu à rassurer. Suite à une réévaluation demandée par le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, le Registre national unique (RNU) est passé de 541 000 à 1 000 000 ménages.
Concernant les personnes vivant avec un handicap, Youssouph Djité a été catégorique : « Il n’y a ni omission, ni discrimination. » Bien que la population des handicapés dépasse le million, un quota spécifique leur est réservé sur la base de critères liés à la carte d’égalité de chances. Les paiements ont d'ailleurs débuté en ce mois de mars après une phase de recertification technique.
Un défi organisationnel et scientifique
La conférence de novembre 2026 attend une vingtaine de pays. Au-delà du partage de l'expertise sénégalaise, il s'agira pour le pays de la Teranga de s'inspirer des meilleures pratiques mondiales.
Pour réussir ce pari, un large front de partenaires s'est mobilisé aux côtés du Sénégal : l'OMS, l'UNICEF, le BIT, la Banque Mondiale, la JICA et l'AFD. L’enjeu des prochains mois sera de transformer cet atelier préparatoire en une réussite logistique et intellectuelle, afin de faire de la protection sociale un véritable levier de réduction des inégalités dans la sous-région.