La société civile veut inscrire la redevabilité des élus dans la Constitution et appelle à une concertation plus large autour de la réforme constitutionnelle. Lors d’une conférence de presse consacrée à la réforme constitutionnelle, ce mercredi, Paul Correa, membre de la société civile, a estimé que l’élection ne confère pas aux responsables politiques une légitimité les dispensant de consulter les citoyens et de leur rendre compte.
« Le fait d’être élu ne dispense pas de l’obligation de consulter et de rendre compte », a-t-il déclaré, plaidant pour que le principe de redevabilité des élus envers les citoyens, leurs mandants, soit consacré dans la Constitution.
Selon Paul Dominique T Correa, « les citoyens qui ne participent pas aux élections ne perdent pas pour autant leurs droits. Il estime que la vigilance citoyenne et l’exigence de reddition des comptes doivent permettre d’éviter que les responsables politiques ne s’approprient les droits des citoyens ou ne prétendent parler durablement en leur nom.
Dans cette perspective, la société civile, à travers l’initiative de Sursaut Citoyen, dit avoir engagé une série de démarches auprès des principales autorités et composantes de l’Assemblée nationale.
Des courriers ont notamment été adressés au président de la République, au président de l’Assemblée nationale, aux présidents des groupes parlementaires ainsi qu’à plusieurs députés, dont Ayib Daffé, El Hadji Diouf, Thierno Alassane Sall, Pape Djibril Fall et Anta Babacar.
L’objectif, explique M. Correa, est d’obtenir des audiences et d’ouvrir un dialogue plus transversal sur la révision constitutionnelle. « Nous sommes tous d’accord pour la révision constitutionnelle, mais il faut des concertations plus larges, plus transversales pour que nous soyons vraiment sur des consensus forts », a-t-il indiqué.
Le Pacte de bonne gouvernance remis au centre du débat
Paul Correa également rappelé le contexte dans lequel s’inscrit cette démarche, notamment le Pacte de bonne gouvernance initié avant les dernières élections. Il souligne que le Président Bassirou Diomaye Faye figurait parmi les signataires de ce pacte, inspiré des conclusions des Assises nationales et de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI).
Parmi les recommandations mises en avant figurent notamment la question des fonds politiques, la lutte contre la corruption et les enjeux d’éthique publique. Le membre de la société civile évoque également la nécessité de lutter contre « l’hyperconcentration du pouvoir » entre les mains du président de la République. Après le rejet d'une révision, la société civile veut « repartir sur de nouvelles bases ». La démarche intervient également dans le sillage de la récente révision constitutionnelle initiée par l’Assemblée nationale et rejetée par le Conseil constitutionnel.
Selon Paul Coréa, cet épisode a mis en évidence l’absence de concertation suffisamment large et de dialogue entre les principales institutions du pays. La société civile avait alors dénoncé des logiques partisanes et les tensions entre la présidence de la République et l’Assemblée nationale. À la suite de ce rejet, les organisations réunies autour de Surso Citoyen ont décidé de relancer les consultations avec les autorités, avec l’ambition de « remettre les choses à plat et repartir sur de nouvelles bases ».
Les organisations de la société civile affirment avoir envoyé leurs courriers le 24 juillet. À la date de la conférence de presse, une seule réponse avait été reçue, selon Paul Correa, celle de Me El Hadji Diouf. « À ma connaissance, il n'y a toujours pas eu de réponse depuis son installation » concernant les précédents courriers adressés au président de la République, a-t-il regretté.
Malgré cette absence de réponses, Sursaut Citoyen assure vouloir poursuivre sa démarche d’ouverture. La société civile souhaite notamment associer la presse, les organisations consultées, les différentes catégories socioprofessionnelles et, plus largement, l’ensemble des citoyens au processus. L’objectif affiché est de parvenir à des réformes constitutionnelles « structurantes » et « consolidantes » pour la démocratie, davantage en phase avec les préoccupations des citoyens.
« Le fait d’être élu ne dispense pas de l’obligation de consulter et de rendre compte », a-t-il déclaré, plaidant pour que le principe de redevabilité des élus envers les citoyens, leurs mandants, soit consacré dans la Constitution.
Selon Paul Dominique T Correa, « les citoyens qui ne participent pas aux élections ne perdent pas pour autant leurs droits. Il estime que la vigilance citoyenne et l’exigence de reddition des comptes doivent permettre d’éviter que les responsables politiques ne s’approprient les droits des citoyens ou ne prétendent parler durablement en leur nom.
Dans cette perspective, la société civile, à travers l’initiative de Sursaut Citoyen, dit avoir engagé une série de démarches auprès des principales autorités et composantes de l’Assemblée nationale.
Des courriers ont notamment été adressés au président de la République, au président de l’Assemblée nationale, aux présidents des groupes parlementaires ainsi qu’à plusieurs députés, dont Ayib Daffé, El Hadji Diouf, Thierno Alassane Sall, Pape Djibril Fall et Anta Babacar.
L’objectif, explique M. Correa, est d’obtenir des audiences et d’ouvrir un dialogue plus transversal sur la révision constitutionnelle. « Nous sommes tous d’accord pour la révision constitutionnelle, mais il faut des concertations plus larges, plus transversales pour que nous soyons vraiment sur des consensus forts », a-t-il indiqué.
Le Pacte de bonne gouvernance remis au centre du débat
Paul Correa également rappelé le contexte dans lequel s’inscrit cette démarche, notamment le Pacte de bonne gouvernance initié avant les dernières élections. Il souligne que le Président Bassirou Diomaye Faye figurait parmi les signataires de ce pacte, inspiré des conclusions des Assises nationales et de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI).
Parmi les recommandations mises en avant figurent notamment la question des fonds politiques, la lutte contre la corruption et les enjeux d’éthique publique. Le membre de la société civile évoque également la nécessité de lutter contre « l’hyperconcentration du pouvoir » entre les mains du président de la République. Après le rejet d'une révision, la société civile veut « repartir sur de nouvelles bases ». La démarche intervient également dans le sillage de la récente révision constitutionnelle initiée par l’Assemblée nationale et rejetée par le Conseil constitutionnel.
Selon Paul Coréa, cet épisode a mis en évidence l’absence de concertation suffisamment large et de dialogue entre les principales institutions du pays. La société civile avait alors dénoncé des logiques partisanes et les tensions entre la présidence de la République et l’Assemblée nationale. À la suite de ce rejet, les organisations réunies autour de Surso Citoyen ont décidé de relancer les consultations avec les autorités, avec l’ambition de « remettre les choses à plat et repartir sur de nouvelles bases ».
Les organisations de la société civile affirment avoir envoyé leurs courriers le 24 juillet. À la date de la conférence de presse, une seule réponse avait été reçue, selon Paul Correa, celle de Me El Hadji Diouf. « À ma connaissance, il n'y a toujours pas eu de réponse depuis son installation » concernant les précédents courriers adressés au président de la République, a-t-il regretté.
Malgré cette absence de réponses, Sursaut Citoyen assure vouloir poursuivre sa démarche d’ouverture. La société civile souhaite notamment associer la presse, les organisations consultées, les différentes catégories socioprofessionnelles et, plus largement, l’ensemble des citoyens au processus. L’objectif affiché est de parvenir à des réformes constitutionnelles « structurantes » et « consolidantes » pour la démocratie, davantage en phase avec les préoccupations des citoyens.