Invité de l'émission « Jury Du Dimanche » (JDD) ce 4 janvier 2026, l'ancien inspecteur du Trésor et fonctionnaire international, Mamadou Wouri Diallo, a posé un diagnostic sans sur le fonctionnement de nos institutions. Selon lui, l’Assemblée nationale est aujourd’hui « vidée de sa substance » en ce qui concerne le contrôle de l'exécutif, particulièrement sur la question cruciale de l'endettement public.
Pour M. Diallo, l’urgence est avant tout institutionnelle. Il estime que le Parlement sénégalais ne dispose pas des leviers nécessaires pour assumer sa mission constitutionnelle de surveillance de l’action gouvernementale. « Le rôle de l’Assemblée nationale doit être revu. Ce rôle de contrôle est vidé de son sens car l’institution ne contrôle pas grand-chose », a-t-il martelé.
L’expert pointe du doigt une faille majeure dans la loi de finances : si les députés votent une autorisation globale d'emprunt au profit du Président de la République, ils se retrouvent ensuite totalement écartés du processus de suivi. Faute de moyens pratiques, l'Assemblée est incapable de surveiller périodiquement l'évolution de la dette.
M. Diallo est revenu sur la procédure d’emprunt. Contrairement à de nombreuses démocraties où chaque emprunt d’État doit être ratifié par le pouvoir législatif, le système sénégalais offre, selon lui, un chèque en blanc à l’exécutif. Il a également souligné l'absence de vérification. A l'en croire, l'exécutif peut contracter des prêts sans que personne ne puisse vérifier en temps réel le respect des plafonds autorisés.
Parlant des conditions d'emprunt, il a souligné que le Parlement n'a aucun regard sur le caractère « acceptable » ou non des conditions financières négociées par l'État. « L'Assemblée est en amont (vote du budget), mais elle devrait être en aval aussi », suggère-t-il, préconisant un mécanisme de ratification systématique pour garantir la transparence.
Tout en reconnaissant l'existence de rapports trimestriels d'exécution budgétaire et de bulletins sur la dette publique, Mamadou Wouri Diallo estime que ces outils doivent servir de socle à un véritable contrôle citoyen et institutionnel.
Actuellement, il déplore que le seul contrôle réel soit de nature juridictionnelle, effectué par la Cour des comptes, mais uniquement après l'exécution du budget.
Pour l'ancien inspecteur du Trésor, il est impératif que les institutions se soumettent à une surveillance continue afin de rendre compte au public, destinataire final de la dette nationale.
Pour M. Diallo, l’urgence est avant tout institutionnelle. Il estime que le Parlement sénégalais ne dispose pas des leviers nécessaires pour assumer sa mission constitutionnelle de surveillance de l’action gouvernementale. « Le rôle de l’Assemblée nationale doit être revu. Ce rôle de contrôle est vidé de son sens car l’institution ne contrôle pas grand-chose », a-t-il martelé.
L’expert pointe du doigt une faille majeure dans la loi de finances : si les députés votent une autorisation globale d'emprunt au profit du Président de la République, ils se retrouvent ensuite totalement écartés du processus de suivi. Faute de moyens pratiques, l'Assemblée est incapable de surveiller périodiquement l'évolution de la dette.
M. Diallo est revenu sur la procédure d’emprunt. Contrairement à de nombreuses démocraties où chaque emprunt d’État doit être ratifié par le pouvoir législatif, le système sénégalais offre, selon lui, un chèque en blanc à l’exécutif. Il a également souligné l'absence de vérification. A l'en croire, l'exécutif peut contracter des prêts sans que personne ne puisse vérifier en temps réel le respect des plafonds autorisés.
Parlant des conditions d'emprunt, il a souligné que le Parlement n'a aucun regard sur le caractère « acceptable » ou non des conditions financières négociées par l'État. « L'Assemblée est en amont (vote du budget), mais elle devrait être en aval aussi », suggère-t-il, préconisant un mécanisme de ratification systématique pour garantir la transparence.
Tout en reconnaissant l'existence de rapports trimestriels d'exécution budgétaire et de bulletins sur la dette publique, Mamadou Wouri Diallo estime que ces outils doivent servir de socle à un véritable contrôle citoyen et institutionnel.
Actuellement, il déplore que le seul contrôle réel soit de nature juridictionnelle, effectué par la Cour des comptes, mais uniquement après l'exécution du budget.
Pour l'ancien inspecteur du Trésor, il est impératif que les institutions se soumettent à une surveillance continue afin de rendre compte au public, destinataire final de la dette nationale.