Les artistes sénégalais réclament la rémunération pour copie privée. D’après les informations de L’Observateur, après plusieurs actions menées sans obtenir gain de cause, ils ont mis en place un comité de veille, puis adressé une lettre au président de la République, Macky Sall.
Des voix de tout bord, ne cessent de s’élever pour demander l'effectivité de la rémunération pour copie privée. Cette dernière est une redevance qui est accordée aux ayants droit d'une œuvre (créateurs, artistes-interprètes et producteurs) afin de compenser les préjudices économiques induits par les copies de leurs œuvres. C'est dans ce sens que les membres du comité de veille ont interpellé le chef de l'Etat afin qu'un décret d'application soit signé dans les plus brefs délais.
Pour rappel, cette loi avait été votée depuis 2008, mais tarde à être mise en œuvre. Ce retard assez conséquent avait poussé l'association à s'impliquer activement dans le plaidoyer pour l’effectivité de rémunération pour copie privée, mettant en avant les avantages qu'elle apporte aux artistes en termes de rémunération équitable et de protection de leurs droits.
L'Ams, résolue à faire avancer cette question et à garantir aux artistes le respect de leurs droits dans un environnement numérique en constante évolution, n'exclut pas de recourir aux instances juridiques pour se faire entendre. La Sodav a aussi pris son relais en portant ce plaidoyer jusque dans les plus hautes instances. La Confédération nationale du droit d'auteur en Afrique n'a pas non plus été en reste. Celle-ci, lors d'un atelier, a abordé le sujet. Lors de cette rencontre, les participants ont profité de cette tribune pour relancer cette question sur la copie privée. Malgré toutes ces actions, cette préoccupation des artistes n’a connu aucun avancement.
C'est par la suite que les principales organisations professionnelles qui gravitent autour ont décidé de mettre en place ce fameux comité de veille. « C'est ce comité qui est à l'origine de cette lettre directement adressée au chef de l'Etat. Depuis quinze ans, nous observons avec inquiétude que le Sénégal est en retard dans l'application de cette disposition cruciale, par rapport aux autres pays de l'Afrique de l'Ouest. La non-mise en œuvre de cette législation impacte gravement notre secteur culturel et met en péril la survie de nombreux acteurs culturels », ont-ils chanté en chœur.
Les membres composés de poètes, de cinéastes, d'écrivains, de musiciens, de chanteurs, de danseurs, de chorégraphes, de comédiens, d'éditeurs, de producteurs, entre autres, ne comptent pas s'en arrêter-là. D'autres actions seront mises en exécution dans les jours à venir. « Nous comptons faire un face-à-face avec la presse pour davantage sensibiliser les acteurs clés et mobiliser le soutien du grand public », souligne le chef d'orchestre du groupe Oriazul.
(…) L'artiste comédienne Marème Niang d'ajouter qu'elle fait le théâtre depuis 1982 sans pouvoir sortir de la galère. Elle croit que seule l'effectivité de la copie privée peut les sauver. « Les artistes ne demandent pas beaucoup. Nous demandons juste l'effectivité de la rémunération de la copie privée. Depuis un certain moment, nous courrons derrière ce décret. Vous êtes le chef de l'Etat et nous n'avons besoin que de votre signature. Le vrai salaire d'un artiste, ce sont ses droits voisins, c'est la rémunération de la copie privée », lance-t-elle.
Pour l’artiste chanteur Philippe Monteiro, le Président Macky Sall a beaucoup fait pour les artistes, mais il lui reste la signature d'un décret pour la rémunération pour copie privée.
« Cette rémunération va sortir les artistes de la galère. Votre action peut sauver les artistes. Faites appliquer ce droit au bénéfice de la culture et du Sénégal», exhortent-ils tous d'une seule et même voix.
Des voix de tout bord, ne cessent de s’élever pour demander l'effectivité de la rémunération pour copie privée. Cette dernière est une redevance qui est accordée aux ayants droit d'une œuvre (créateurs, artistes-interprètes et producteurs) afin de compenser les préjudices économiques induits par les copies de leurs œuvres. C'est dans ce sens que les membres du comité de veille ont interpellé le chef de l'Etat afin qu'un décret d'application soit signé dans les plus brefs délais.
Pour rappel, cette loi avait été votée depuis 2008, mais tarde à être mise en œuvre. Ce retard assez conséquent avait poussé l'association à s'impliquer activement dans le plaidoyer pour l’effectivité de rémunération pour copie privée, mettant en avant les avantages qu'elle apporte aux artistes en termes de rémunération équitable et de protection de leurs droits.
L'Ams, résolue à faire avancer cette question et à garantir aux artistes le respect de leurs droits dans un environnement numérique en constante évolution, n'exclut pas de recourir aux instances juridiques pour se faire entendre. La Sodav a aussi pris son relais en portant ce plaidoyer jusque dans les plus hautes instances. La Confédération nationale du droit d'auteur en Afrique n'a pas non plus été en reste. Celle-ci, lors d'un atelier, a abordé le sujet. Lors de cette rencontre, les participants ont profité de cette tribune pour relancer cette question sur la copie privée. Malgré toutes ces actions, cette préoccupation des artistes n’a connu aucun avancement.
C'est par la suite que les principales organisations professionnelles qui gravitent autour ont décidé de mettre en place ce fameux comité de veille. « C'est ce comité qui est à l'origine de cette lettre directement adressée au chef de l'Etat. Depuis quinze ans, nous observons avec inquiétude que le Sénégal est en retard dans l'application de cette disposition cruciale, par rapport aux autres pays de l'Afrique de l'Ouest. La non-mise en œuvre de cette législation impacte gravement notre secteur culturel et met en péril la survie de nombreux acteurs culturels », ont-ils chanté en chœur.
Les membres composés de poètes, de cinéastes, d'écrivains, de musiciens, de chanteurs, de danseurs, de chorégraphes, de comédiens, d'éditeurs, de producteurs, entre autres, ne comptent pas s'en arrêter-là. D'autres actions seront mises en exécution dans les jours à venir. « Nous comptons faire un face-à-face avec la presse pour davantage sensibiliser les acteurs clés et mobiliser le soutien du grand public », souligne le chef d'orchestre du groupe Oriazul.
(…) L'artiste comédienne Marème Niang d'ajouter qu'elle fait le théâtre depuis 1982 sans pouvoir sortir de la galère. Elle croit que seule l'effectivité de la copie privée peut les sauver. « Les artistes ne demandent pas beaucoup. Nous demandons juste l'effectivité de la rémunération de la copie privée. Depuis un certain moment, nous courrons derrière ce décret. Vous êtes le chef de l'Etat et nous n'avons besoin que de votre signature. Le vrai salaire d'un artiste, ce sont ses droits voisins, c'est la rémunération de la copie privée », lance-t-elle.
Pour l’artiste chanteur Philippe Monteiro, le Président Macky Sall a beaucoup fait pour les artistes, mais il lui reste la signature d'un décret pour la rémunération pour copie privée.
« Cette rémunération va sortir les artistes de la galère. Votre action peut sauver les artistes. Faites appliquer ce droit au bénéfice de la culture et du Sénégal», exhortent-ils tous d'une seule et même voix.