Lors de la séance plénière portant sur l’examen de la proposition de révision constitutionnelle portée par le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes (parti majoritaire) entamée ce lundi, le député de l’APR, Abdou Mbow a demandé la suspension des délibérations sur la proposition de révision de la Constitution.
Prenant la parole, le président de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains, Me Abdoulaye Tall, a rejeté cette requête, tout en dénonçant ce qu'il considère comme « des contradictions dans la position de son collègue ».
Ainsi, il a rappelé qu'Abdou Mbow avait lui-même « déposé, en 2024, une proposition de loi visant à reporter l'élection présidentielle et à proroger le mandat du Président de la République ». « Nous n'avons aucune leçon à recevoir de lui (…) Donc, il avait fait une proposition de révision de la Constitution par voie parlementaire. C’est important de le préciser », a-t-il lancé.
Le président de la Commission des lois a également reproché à l'opposition d'avoir boycotté plusieurs cadres de concertation, notamment les Assises de la justice et le Dialogue national «sur le système politique organisés en 2024 ».
« Donc, il est mal barré aujourd'hui pour invoquer de larges concertations et il ne parviendra pas à ajourner nos travaux ou à demander à ce que l'Assemblée ne puisse délibérer », a-t-il dit à l’endroit du député Abdou Mbow.
Me Abdoulaye Tall a également rappelé l'histoire des révisions constitutionnelles au Sénégal. « Depuis l'adoption de la première Constitution en 1963 par référendum, le pays a connu 37 révisions constitutionnelles, dont seulement quatre ont été soumises au peuple par référendum. Les 33 autres ont été adoptées par l'Assemblée nationale », a-t-il souligné.
Selon lui, la voie parlementaire est une procédure parfaitement conforme à la tradition institutionnelle du Sénégal.
Il est par ailleurs revenu sur la réforme constitutionnelle de 2016, rappelant que les conclusions de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI), dirigée par feu Amadou Mahtar M'Bow, « avaient pris en compte toutes les aspirations, toutes les considérations qui peuvent cerner ce peuple, son avenir et son identité ».
Prenant la parole, le président de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains, Me Abdoulaye Tall, a rejeté cette requête, tout en dénonçant ce qu'il considère comme « des contradictions dans la position de son collègue ».
Ainsi, il a rappelé qu'Abdou Mbow avait lui-même « déposé, en 2024, une proposition de loi visant à reporter l'élection présidentielle et à proroger le mandat du Président de la République ». « Nous n'avons aucune leçon à recevoir de lui (…) Donc, il avait fait une proposition de révision de la Constitution par voie parlementaire. C’est important de le préciser », a-t-il lancé.
Le président de la Commission des lois a également reproché à l'opposition d'avoir boycotté plusieurs cadres de concertation, notamment les Assises de la justice et le Dialogue national «sur le système politique organisés en 2024 ».
« Donc, il est mal barré aujourd'hui pour invoquer de larges concertations et il ne parviendra pas à ajourner nos travaux ou à demander à ce que l'Assemblée ne puisse délibérer », a-t-il dit à l’endroit du député Abdou Mbow.
Me Abdoulaye Tall a également rappelé l'histoire des révisions constitutionnelles au Sénégal. « Depuis l'adoption de la première Constitution en 1963 par référendum, le pays a connu 37 révisions constitutionnelles, dont seulement quatre ont été soumises au peuple par référendum. Les 33 autres ont été adoptées par l'Assemblée nationale », a-t-il souligné.
Selon lui, la voie parlementaire est une procédure parfaitement conforme à la tradition institutionnelle du Sénégal.
Il est par ailleurs revenu sur la réforme constitutionnelle de 2016, rappelant que les conclusions de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI), dirigée par feu Amadou Mahtar M'Bow, « avaient pris en compte toutes les aspirations, toutes les considérations qui peuvent cerner ce peuple, son avenir et son identité ».