Reçu ce dimanche sur le plateau du « Jury du Dimanche », le juriste Ibrahima Kane a livré une analyse sans concession sur les rumeurs envoyant l’ancien président sénégalais, Macky Sall, au Secrétariat général des Nations Unies. Entre brio diplomatique et passif politique encombrant, l'expert dessine les contours d'une candidature semée d'embûches.
Pour Ibrahima Kane, le constat est indéniable. Sur la scène internationale, Macky Sall a du « bagage ». Son passage à la tête de l’Union Africaine (UA) a marqué les esprits par un activisme débordant. Qu’il s’agisse de sa médiation lors de la crise ukrainienne ou de sa fermeté face à l’Union Européenne pour défendre l’agenda africain, l'ancien chef d'État a prouvé sa capacité de mobilisation. « C'est quelqu'un qui connaît bien les relations internationales et qui peut jouer un rôle important », admet le juriste, rappelant que l'Afrique attend un successeur à Boutros Boutros-Ghali et Kofi Annan depuis trop longtemps.
Cependant, la diplomatie ne fait pas tout. Pour que l’UA porte une candidature devant l’ONU, elle doit d’abord passer par le filtre du Comité des candidatures et obtenir l’aval des chefs d’État. Or, une règle non écrite veut qu’un candidat soit d’abord soutenu par son propre pays. C’est ici que le bât blesse.
Ibrahima Kane souligne le paradoxe politique actuel au Sénégal : Le nouveau régime à Dakar a été la cible principale de la politique de Macky Sall. Ni l’intéressé, ni l’État sénégalais ne se sont prononcés. « Je vois difficilement ces mêmes personnes défendre la candidature de Macky Sall », souligne M. Kane. Selon lui, sauf événement extraordinaire, le Sénégal ne soutiendra pas son ancien président par souci de cohérence politique interne.
Au-delà des calculs politiciens, c'est l'image même de l'homme d'État qui est interrogée. Le poste de Secrétaire général de l'ONU exige une moralité et un respect des principes démocratiques « irréprochables ». Sur ce point, le juriste est cinglant. Il rappelle les dérives observées sous la présidence Sall : emprisonnements d’opposants, dissolution de partis politiques et entorses aux règles élémentaires de droit. Pour l’expert, ces « postures » sont de nature à disqualifier une candidature à un poste censé incarner la conscience morale du monde.
Enfin, Ibrahima Kane rappelle que le débat international semblait avoir déjà pris une autre direction. Depuis trois ans, un consensus mondial émergeait pour que, pour la première fois de l'histoire, une femme accède à la tête de l'ONU. Des noms comme Michelle Bachelet ou l'actuelle Vice-Secrétaire générale, l'Africaine Amina Mohammed, circulaient avec insistance. « Subitement, on vient à Macky Sall et les choses semblent changer », s'étonne le juriste.
Pour Ibrahima Kane, le constat est indéniable. Sur la scène internationale, Macky Sall a du « bagage ». Son passage à la tête de l’Union Africaine (UA) a marqué les esprits par un activisme débordant. Qu’il s’agisse de sa médiation lors de la crise ukrainienne ou de sa fermeté face à l’Union Européenne pour défendre l’agenda africain, l'ancien chef d'État a prouvé sa capacité de mobilisation. « C'est quelqu'un qui connaît bien les relations internationales et qui peut jouer un rôle important », admet le juriste, rappelant que l'Afrique attend un successeur à Boutros Boutros-Ghali et Kofi Annan depuis trop longtemps.
Cependant, la diplomatie ne fait pas tout. Pour que l’UA porte une candidature devant l’ONU, elle doit d’abord passer par le filtre du Comité des candidatures et obtenir l’aval des chefs d’État. Or, une règle non écrite veut qu’un candidat soit d’abord soutenu par son propre pays. C’est ici que le bât blesse.
Ibrahima Kane souligne le paradoxe politique actuel au Sénégal : Le nouveau régime à Dakar a été la cible principale de la politique de Macky Sall. Ni l’intéressé, ni l’État sénégalais ne se sont prononcés. « Je vois difficilement ces mêmes personnes défendre la candidature de Macky Sall », souligne M. Kane. Selon lui, sauf événement extraordinaire, le Sénégal ne soutiendra pas son ancien président par souci de cohérence politique interne.
Au-delà des calculs politiciens, c'est l'image même de l'homme d'État qui est interrogée. Le poste de Secrétaire général de l'ONU exige une moralité et un respect des principes démocratiques « irréprochables ». Sur ce point, le juriste est cinglant. Il rappelle les dérives observées sous la présidence Sall : emprisonnements d’opposants, dissolution de partis politiques et entorses aux règles élémentaires de droit. Pour l’expert, ces « postures » sont de nature à disqualifier une candidature à un poste censé incarner la conscience morale du monde.
Enfin, Ibrahima Kane rappelle que le débat international semblait avoir déjà pris une autre direction. Depuis trois ans, un consensus mondial émergeait pour que, pour la première fois de l'histoire, une femme accède à la tête de l'ONU. Des noms comme Michelle Bachelet ou l'actuelle Vice-Secrétaire générale, l'Africaine Amina Mohammed, circulaient avec insistance. « Subitement, on vient à Macky Sall et les choses semblent changer », s'étonne le juriste.