​Suivez en DIRECT le 23e jour du procès de l'Imam Ndao et Cie15 heures 20 : Me Abdoul Daff avocat de l’accusé Pape Kibily Coulibaly (15 ans de prison requis contre lui par le procureur)

C'est toujours le long et interminable ballet des avocats de la défense à la Chambre criminelle de Dakar pour les besoins des plaidoiries dans le procès de l'Imam Alioune Badara Ndao et ses co-accusés poursuivis pour des faits liés au terrorisme....



16h 45 : L'audience est suspendue jusqu'à lundi 9 heures

​16 heures 23 : Me Moustapha Dia avocat de l’accusé Pape Kibily Coulibaly
Ce dossier pose problème parce que l’incrimination pose problème. Je ne vois pas d’élément matériel imputable à Pape Kibily Coulibaly pour vous permettre d’entrer en voie de condamnation. C’est un procès historique du Sénégal des citoyens sont emprisonnés pour des  actes de  terrorisme. On ne peut pas porter atteinte à la foi des gens. Il n’a jamais posé aucun acte positif. Il l’a répété devant vous M. le président.  ‘’ Je suis un homme pacifique. Je suis pour la non-violence. Mais j’adore ma religion.  Est-ce qu’on ne veut pas lui faire payer les actes commis par son frère Abdallah Coulibaly. On n’a pas rapporté scientifiquement et techniquement les preuves qu’il a changé le dispositif de portable trouvé chez lui. Et dans ce procès M. le président la justice est belle lorsqu’elle est rendue de façon équitable. Nous vous demandons M.  le président de bien vouloir l’acquitter et de procéder à la restitution de ses biens saisis lors des perquisitions.
​16 heures 04 : Me Amadou Sall avocat de l’accusé Pape Kibily Coulibaly
M. le président rappelez-vous du ‘’Traité institutif de L’Uemoa en son article 40 qui dit que les règlements  régulièrement ratifiés ont une portée générale et elle sont obligatoirement appliquées à tous les pays signataire. Et, l’article 5 vous dit que l’assistance de l’avocat dès l’interpellation est obligatoire.Ce qui n’a pas été le cas pour Pape Kibily Coulibaly. J’ai été profondément attristé par le réquisitoire définitif du parquet. M. le président vous ne verrez aucun élément qui puisse vous monter que ce garçon a fait des actes de terrorisme renvoyant au djihad. M. le président ce garçon est bien. Parmi tous les chefs d’accusation, il y a aucun qui a été prouvé ici. En tout état de cause nous vous demandons de l’acquitter purement et simplement.

15 heures 49 : Suite et fin de la plaidoirie de Me Abdoul Daff
M. le président Pape Kibily Coulibaly n’est pas un djihadiste sénégalais. Il a dit ici devant votre barre qu’il faisait du djihad ‘’Nasf’’. Au regard de la loi sur le plan de l’équité je vous demande de l’acquitter purement et simplement. Ce qui me lie M. le président à mon client n’est pas une relation entre client et son avocat. Mais parce que son père est mon frère.  Je vous remercie.

15 heures 20 : Me Abdoul Daff avocat de l’accusé Pape Kibily Coulibaly (15 ans de prison requis contre lui par le procureur)
Après avoir côtoyé les accusés durant ce procès j’ai constaté qu’ils sont des jeunes qui ont la foi. Ils sont restés très sereins. S’agissant de mon client Pape Kibily Coulibaly né en 1993, il est un jeune excellemment bien éduqué par sa famille et qui a la foi. Il a fréquenté l’école occidentale jusqu’en classe de terminale série S2 tout en y alliant ses études coraniques. Parce qu’il est issu d’une famille ‘’Sarakholé’’. Il n’est pas un criminel. C’est sa religion qui l’a amené devant cette barre. En 2016 il a été arrêté pour association de terroriste. Pape Kibily Coulibaly est poursuivi pour association de malfaiteurs en relation avec des entreprises terroristes et blanchiment de capitaux dans le cadre d’activités terroristes en bande organisée contre 1er  à 32eme, d’acte de terrorisme par menace ou complot, d’apologie du terrorisme et le financement du terrorisme en bande organisé 1er à 4eme, 8eme à 11eme.  L’accusation dit qu’il était fréquent à la mosquée où il rencontrait certains imams. Et après les prières, il en profitait pour regarder des vidéos projecteurs avec des films djihadistes. Je suis désolé on ne peut prendre cette personne et le condamner à 15 ans de prison par le simple fait qu’il  est fréquent à la mosquée. L’accusation avait demandé si le Sms qu'il a reçu était dans la mémoire ou bien dans la puce. En quoi le Sms peut être considéré comme un acte de terroriste? En quoi visiter un site islamique constitue un acte de terroriste? Il a posé un seul acte qui est de consulter les sites djihadistes. C’est le seul acte qu’il a posé allant dans le sens de l’accusation. Et vous lui avez précisé que cela ne constitue pas un délit. Il n’a jamais été dans le cadre d’une quelconque entreprise terroriste. 
15 heures 17: Reprise de l'audience Me Abdoul Daff à la barre.​
13h 12 : 
L'audience est suspendue jusqu'à 15 heures
La plaidoirie de Me Khassimou Touré avocat de l'accusé Ibrahima Ndiaye
Me Khassimou Touré : M. le président mes confrères ont déjà tout dit. Mais je suis là pour la manifestation de la vérité dans cette procédure. J’étais absent à cause de mes autres obligations,  Mais mon confrère Me Mamadou Gueye a géré ce dossier en bon père de famille depuis le début du procès. M. le président j’ai remarqué que c'est l'occident qui est derrière ce dossier. Nous  ne l’accepterons pas. On essaie de vous faire jouer le bras armée, il faux refuser. Si on juge aujourd’hui, on sera jugé demain. Une seule plaidoirie pour tous les accusés. Parce qu'ils ont les mêmes problèmes. Il se pose le problème de la matérialité des faits et de l’imputabilité des faits. Ce procès est le procès de la honte et de la foi. Imam Ndao et autres ont de la foi. Aucun parmi  les accusés n'a été pris le main dans le sac. 
12 heures 48: Me Mamadou Gueye avocat de l'accusé Ibrahima Ndiaye ( 15 ans requis par le procureur)
M. le président Ibrahima Ndiaye a dit ici devant votre barre qu’il est resté pendant 6 mois à la prison de Nigéria. Il a été menotté et torturé, mais en aucun cas l'Etat du Sénégal n'a pas parlé de cela. Ces traitements inhumains ne nous sont pas favorables. Ibrahima Ndiaye a rencontré à 3 reprises l’accusé Mohamed Ndiaye.  M. le président, il vous a dit que je n’ai jamais eu l’intention d’aller combattre auprès de Boko-Haram. Pour association de malfaiteurs, M. le président Ibrahima Ndiaye vous a dit "je n’ai jamais eu de contact avec un quelconque groupe terroriste". J’ai attiré chez moi Mohamed Ndiaye pour lui soutirer des informations. c'est un homme très timide. Ses parents m’ont dit qu’il ne connait que deux  choses qui sont le travail et le Coran. C’est sur ces entrefaites, M. le président, je vous demande l’acquitter purement et simplement Ibrahima Ndiaye. 
12 heures 25 : Suite et fin de la plaidoirie de Me Babou Kane 
Je ne pense même pas qu’ils sont en relation avec Boko-Haram, qu'ils sont en relation avec une entreprise terroriste. Parce que l’entreprise terroriste ne se décrète pas. L’article 279 du code pénal dispose que l'aggravation des peines résultant de la récidive ne sera pas applicable aux infractions prévues par la présente section. Le code pénal n’est pas un code étranger. Et il ne peut pas viser des actes commis à l’international. Tout est parti par des allégations et y a jamais eu de preuves.
Pour le financement du terrorisme, Abou Diallo a quitté Rosso sur la demande de son maître coranique Aboubacry Gueye. Les 150 000 francs Cfa n’ont jamais été reçus par Abou Diallo. M. le président le procureur ignore le principe de l’application du ‘’subitive’’. Il n’a pas reçu un centime. Comment on peut le poursuivre d’association de terrorisme alors qu’il n'a reçu un seul franc ? Si on se dit la vérité dans le cas d’espèce, il n’y a pas d’élément de preuve. Aujourd’hui on ne vous rapporte aucun élément de preuve qui peut motiver une voie de condamnation. Il ne faut pas remuer le couteau dans la plaie. Il ne faut pas être le bras armé de l’occident. Je vous prie de prendre la hauteur. Ainsi, je vous demande son acquittement pure et simple.
12 heures 00 : La salle du palais de justice de Dakar se remplit petit-à-petit. 
La plaidoirie de Me Babou Kane  avocat de Abou Diallo alias  ‘’Abu Diender’’ (le maître des poursuites avait requis la perpétuité contre lui)

Ce procès, on ne peut le détacher de la religion. Il croit en Dieu et nous croyons simplement en Dieu. Ce procès, c’est comme associer la religion musulmane au terrorisme. Je vous invite à ne pas être victime d’un contexte M. le président. Les occidentaux sont victimes d’une hystérie sécuritaire. Il faut savoir raison garder distinguer le vrai du faux. Et ne pas chercher un agneau du sacrifice. Nous n’avons pas la même situation que la France. Si on a cette protection, c’est parce que nous ne sommes pas comme les autres. Nous sommes un pays raisonnable. Ces gens sont la devant vous parce qu’ils sont poursuivis pour acte de terrorisme. M. le président je n’ai pas vu une intention réelle dans les déclarations des accusés d’une quelconque installation d’une cellule djihadiste dans le pays. M. le président, il faut éviter d’être victime du contexte. M. le président, j’ai vu le PV et dans le jargon des enquêteurs c’est un PV piège. Il était élève à Richard Toll dans une école coranique dirigée par le nommé Aboubacry Gueye. Quand il est venu au Sénégal, il était atteint de Tuberculose. C’est dans son lit d’hôpital que les éléments de la Section de recherches l’ont cueilli pour répondre à leurs questions. A la barre, il avait du mal à se défendre. Il est parti au Nigéria en compagnie des élèves de Aboubacry Gueye. Et, ils se sont retrouvés dans le fief de Boko-Haram. 
Et le parquet lui avait posé la question de savoir que si ce sont les hommes de Boko-Haram qui les nourrissaient. Et l’accusé avait répondu par l’affirmation. En réalité, ils se sont retrouvés à Boko-Haram mais pas entre les mains les rangs de Boko-Haram. Ce n’est pas parce les groupes de Boko-Haram contrôlent les zones que tous ceux qui étaient dans ces zones sont des terroristes. Un délit et un crime on le commet, mais on le dit pas. Et ce n’est parce qu' il a participé à la réunion des jeunes sunnites qu’il fait partie de leur mouvement. 
La réunion l'a trouvé dans l’école de son maître coranique. C’est pourquoi, il a participé à leur réunion. Il faut distinguer, aller combattre dans  le fief de Boko-Haram et aller dans le fief de Boko-Haram. C’est important. On a le droit de s’exiler pour chercher de meilleures conditions pour vivre sa religion. C’est par la suite qu’ils sont allés au Nigéria. Mais, ils se sont retrouvés malheureusement dans le fief de Boko-Haram. Je suis d’accord avec Makhtar Diokhané, quand il disait que le Sénégal devrait  l’honorer au lieu de l’emprisonner.  Pour l’association de malfaiteurs, quelqu’un qui n’a pas participé aux combats, qui n’a subi aucune formation militaire comment il peut être associés à une association de malfaiteur. ça ne colle pas. 
10 heures 49 : Plaidoirie de Me Amadou Aly Kane avocat de l'accusé Lamine Coulibaly (lors de son réquisitoire le procureur avait requis la perpétuité contre l'accusé Lamine Coulibaly)
M. le président l'affaire de Laurent Gbagbo est à la Cpi depuis 2011, mais jusqu'à présent, il n'a pas été jugé. Mais les avocats sont informés régulièrement de l'évolution du dossier. Dans l’affaire Alex Inno qui avait commencé en 1997, le procureur avait requis 14 peines de perpétuité. Dans ce dossier nous n’avons pas la même chose. Parce qu’ici il n’y a pas l’élément constitutif de l’infraction, qui est l’élément matériel et l’élément moral. Dans ce dossier, il y a l’extinction de l’action publique. Au terme de l’article 6 du code de procédure pénale qui dispose que . L’article 175 du code de procédure pénal en son alinéa 4,  dans cette affaire il n’y a pas eu de qualification légale des faits. Et la punition c’est la nullité de l’ordonnance de renvoie. 
L’article 414 et 416 du code de procédure pénal sur les enquêtes. Il y a aussi l’article 14F du pacte international qui dispose que les conventions régulièrement ratifiées ont une valeur supra nationale. C’est-à-dire supérieur à la Constitution. Il y a des règles qu’on peut écarter et il y a des règles qui ne le peuvent pas derrogées. L’article 146 du code de procédure pénal. Lamine Coulibaly n’est pas allé au Nigéria pour combattre mais, pour apprendre. Il n’avait aucunement l’intention d’aller faire la guerre. Il n y a pas d'élément matériel parce que l’accusation s’est basée sur le fait qu’ils sont allés au Nigéria. Et, le parquet dit qu’ils y étaient pour prêter mains fortes au Nigéria. Nous sommes en train de subir de la manipulation des puissants. Si vous avez le gaz, il faut faire très attention. Dans, toutes les guerres du monde, il y a la mainmise des puissances occidentales. Notre pays l’a échappé bel.  Voilà un dossier qui est vide du point de vue judicaire. Il n’y a aucun élément matériel qui est avéré. Parce que les conditions d’un procès équitable n’ont pas été données. Lamine Coulibaly n’a jamais fait acte de terrorisme. Nous suivons des gourous. Devant votre barre, ils vous a dit qu'il n'a jamais rencontré Sheikau. Il n'a jamais recu de l'argent. M. le président, je vais conclure en vous disant souvenez-vous que le procureur dans son réquisitoire a dit qu'il n'y a pas d'acte de terrorisme au Sénégal en disant on l'a échappé bel. 
M. le président, nous vous demandons d’acquitter purement et simplement ces jeunes. Mais également de les déclarer comme des martyrs. M. le président permettez à ces jeunes de rentrer régulièrement chez eux. Même si vous n’avez pas l’humilité de les juger comme vous-même que vous serez jugé devant Dieu. Jugez-les avec certitude, parce que vous allez rendre compte à Dieu. Que Dieu vous bénisse.
10 heures 48: la parole est à Me Amadou Aly Kane avocat de Lamine Coulibaly 
10 heures 44 : Me Issa Diop "Je m’excuse je n’avais vu l’heure passer" 
Pour terminer, je vais abréger parce que j’avais beaucoup de chose à dire. Mais je vous demande d’acquitter purement et simplement mon client Oumar Yaffa. Et d’écarter tous les chefs d’accusation et de le faire bénéficier de l’application de la bienveillance de la loi pénale.

10 heures 43 : Le juge rappelle à la robe noire qu’il est à fait une heure de débat.
Suite plaidoirie Me Issa Diop

Lorsqu’ils ont voulu rentrer au Sénégal, Sheikau refusait de leur donner l’autorisation de sortie et c’est par l’aide de Makhtar Diokhané que Abu Bacry Sheikau a fini par accepter afin de leur donner de l’argent. Mais Matar Diokhané  a voulu agir par simple gentillesse. Mais en court de route, ils ont été interpellés  parce qu’ils avaient des faux billets. Mais ce n’est pas Makhtar Diokhané qui les a donnés les faux billets. Et, c’est en prison de Moussa Aw est décédé. Quand Moussa Aw est décédé en prison, il a été enterré seulement en présence de Ibrahima Mballo. Mais le Sénégal n'a jamais demandé un seul papier pour son décès. Mais si c’était un Américain, cela n’allait pas se passer ainsi.
L’association de malfaiteurs n’a pas été démontrée. Apologie du terrorisme. Pour faire l’apologie, il faut en parler et en faisant des éloges. Mais le droit ne change pas. Il faut savoir disséquer et ne pas dire que tous ce qu’ils ont faits est de troubler l’armée sénégalaise, ou bien paralyser les institutions de la  République. On dit que Deash va s’implanter au Sénégal. Qu'est-ce qu'’il va faire au Sénégal. C’est de la narration. On ne peut pas condamner des gens sur la base de la Dissertation. Oumar Yaffa n’a jamais dit qu’il était prêt pour aller dans la forêt de Kédougou et de la Casamance pour installer l’Etat Islamique au Sénégal.

9 heures 45 : Reprise du procès d’Imam Alioune Badara Ndao avec la plaidoirie de Me Issa Diop avocat de l’accusé Oumar Yaffa à la barre. (Lors de son réquisitoire, le maître des poursuites avait requis la perpétuité contre lui)

M. le président; je ne dirais pas comme le parquet lors de son réquisitoire que je touche du bois parce qu’il n’y a pas encore d’attentat terroriste au Sénégal. Moi, je dirais je vais manger du bois parce qu'il n'y a pas d'attentat terroriste dans notre pays. Nous savons les conditions de ce procès. M. le président avec ce procès, nous nous exposons dans le mauvais sens. Parce que le Sénégal fait preuve de zèle. On ne comprend pas pourquoi ses personnes sont poursuivies et après on demande leur acquittement comme si rien ne s’est passé.
Le juge aurait pu dire un non-lieu, parce que ces gens ont subi un préjudice. Je me dis pour des personnes soumises à une visite médicale. Ils ont été considérés comme des témoins. Et ils sont restés pendant des jours à la gendarmerie pour être entendus. Ce sont des éléments qui ont terni le dossier et c’est Omar Yaffa. Pour Oumar Yaffa sa situation est simple. Il a été élève à Vélingara. En un moment donné, il avait un frère dénommé Chérif Yaffa qui vivait en Espagne. C’est ce dernier qui l’aidait financièrement. Mais un bon jour ce dernier ne l’aidait plus sous l’influence de sa femme. C’est sur ces entrefaites qu’il est allé à Thiès pour faire des manœuvres en maçonnerie. En rendant compte de sa situation, sa famille avait décidé de l’envoyer en Mauritanie pour qu’il puisse approfondir ses connaissances en l’Islam. Après, il a rencontré un certain Abdou Aziz qui lui avait parlé d’une possibilité d’aller au Nigéria. "Les gens de Boko-Haram n’avaient pas totale confiance en nous. Parce qu’il nous considéraient comme des espions". J’ai regardé dans ce dossier, je peux voir si le juge d’instruction lui avait demandé s’il connaissait Saliou Ndiaye et autre. Il vous dit ''j’ai été au Nigéria, mais je n’ai reçu ni une formation militaire, ni subi des entrainements militaires. 

Aida Ndiaye Stagiaire

Jeudi 24 Mai 2018 12:19


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