À Thiès, des conducteurs de motos-taxis, communément appelés « Djakarta-men », montent au créneau pour dénoncer ce qu’ils qualifient de tracasseries policières répétées. Entre exigences de port de casque pour les passagers, amendes jugées excessives et frais jugés opaques, ces travailleurs disent vivre une situation devenue difficile, surtout en période de Ramadan.
« Nous, on nous arrête pour le casque. Deux casques ! Pourquoi nous demander de porter deux casques ? C'est une situation très difficile. Moi qui vous parle, je viens du Saloum. Je prends en charge la dépense quotidienne de ma famille. Les policiers m'ont demandé 6 000 francs CFA. Ils nous ont dit que le conducteur et les clients doivent porter des casques, à défaut on doit payer une amende. Ce n'est pas normal ! », a décrié un conducteur de moto « Jakarta ».
Abondant dans le même sens, un autre conducteur affirme avoir été confronté à des exigences financières qu’il juge injustifiées. « Les policiers m'ont interpellé et m'ont demandé des papiers. J'ai négocié, ils m'ont dit que tant que mes papiers ne sortent pas, je dois payer au moins 100 000 francs CFA. Ils m'ont d'ailleurs demandé 10 000 francs de djouty (frais de fourrière/taxe), alors que sur la facture, ils ont mis 2 000 F. Je me demande où vont les 8 000 francs CFA restants », déplore-t-il.
Les conducteurs dénoncent également l’irrégularité et le manque de clarté autour du paiement du djouty. Selon eux, ces frais peuvent être réclamés après plusieurs mois sans aucune explication préalable.
« Nous avons averti les autorités par rapport à cette situation, personne ne nous a entendus. Ce qui est regrettable, c'est que les policiers peuvent rester pendant huit mois sans venir encaisser le fameux djouty. Ils peuvent revenir du jour au lendemain pour en redemander. Depuis janvier, ils n'avaient pas demandé le djouty. Je n'ai jamais su qu'on pouvait payer le djouty sur une moto. Je gagne 4 000 francs dans la journée depuis le début du mois de Ramadan. Lorsque les policiers m'ont interpellé, je leur ai même proposé de garder les 4 000 francs CFA en guise de garantie », témoigne un autre Djakartaman sur iRadio.
Face à ces plaintes, les conducteurs appellent les autorités à clarifier les règles et à mettre fin aux pratiques qu’ils jugent abusives. Ils estiment que leur activité, qui constitue pour beaucoup leur unique source de revenus, est aujourd’hui menacée par ces contrôles et les coûts qui en découlent.
« Nous, on nous arrête pour le casque. Deux casques ! Pourquoi nous demander de porter deux casques ? C'est une situation très difficile. Moi qui vous parle, je viens du Saloum. Je prends en charge la dépense quotidienne de ma famille. Les policiers m'ont demandé 6 000 francs CFA. Ils nous ont dit que le conducteur et les clients doivent porter des casques, à défaut on doit payer une amende. Ce n'est pas normal ! », a décrié un conducteur de moto « Jakarta ».
Abondant dans le même sens, un autre conducteur affirme avoir été confronté à des exigences financières qu’il juge injustifiées. « Les policiers m'ont interpellé et m'ont demandé des papiers. J'ai négocié, ils m'ont dit que tant que mes papiers ne sortent pas, je dois payer au moins 100 000 francs CFA. Ils m'ont d'ailleurs demandé 10 000 francs de djouty (frais de fourrière/taxe), alors que sur la facture, ils ont mis 2 000 F. Je me demande où vont les 8 000 francs CFA restants », déplore-t-il.
Les conducteurs dénoncent également l’irrégularité et le manque de clarté autour du paiement du djouty. Selon eux, ces frais peuvent être réclamés après plusieurs mois sans aucune explication préalable.
« Nous avons averti les autorités par rapport à cette situation, personne ne nous a entendus. Ce qui est regrettable, c'est que les policiers peuvent rester pendant huit mois sans venir encaisser le fameux djouty. Ils peuvent revenir du jour au lendemain pour en redemander. Depuis janvier, ils n'avaient pas demandé le djouty. Je n'ai jamais su qu'on pouvait payer le djouty sur une moto. Je gagne 4 000 francs dans la journée depuis le début du mois de Ramadan. Lorsque les policiers m'ont interpellé, je leur ai même proposé de garder les 4 000 francs CFA en guise de garantie », témoigne un autre Djakartaman sur iRadio.
Face à ces plaintes, les conducteurs appellent les autorités à clarifier les règles et à mettre fin aux pratiques qu’ils jugent abusives. Ils estiment que leur activité, qui constitue pour beaucoup leur unique source de revenus, est aujourd’hui menacée par ces contrôles et les coûts qui en découlent.